OnzeMondial
·31 janvier 2026
Comme Bergkamp, un joueur de Nantes avoue avoir peur de l'avion

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·31 janvier 2026

Un joueur du FC Nantes n'a pas caché avoir peur de l'avion et se force bien évidemment à le prendre pour les déplacements. Mais plus il peut l'éviter, mieux c'est.
On se souvenait de l'aérodromphobie (peur de l'avion) de Dennis Bergkamp, ce qui n'est bien évidemment pas l'idéal pour un football professionnel, eu égard aux nombreux déplacements à effectuer. Le Néerlandais n'est pas le seul footballeur à être dans ce cas. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Fabien Centonze a révélé être atteint du même mal.
"Si je peux éviter, j'évite" a-t-il commencé avant de donner plus de détails : "Je l'ai découvert lors d'un match à Ajaccio, j'avais 19 ans. Je ne me souviens plus exactement du voyage, mais il a suffi que ça bouge un peu. Et ce n'est jamais parti. Je ne le prends que pour les matches. Mais je me prépare. Je regarde la météo en début de semaine. Le matin, je suis obligé de regarder s'il y a des nuages, du vent, s'il pleut."
Il a poursuivi : "Au début, à l'extérieur, si en plein milieu du match il y avait du vent ou de la pluie, je pensais à l'avion du retour. Aujourd'hui, ça a switché. Mais, demain, je préfère faire 7 heures de car qu'une heure d'avion. La saison dernière, on a joué à Auxerre. Antoine Kombouaré savait que je n'aimais pas l'avion. Il m'a dit : "Une camionnette part avec le matos, tu veux partir avec ?" Oui, avec plaisir."
Malgré tout, le Nantais assure défier cette peur : "Mais, il n'y a pas de camionnettes qui vont à Marseille, par exemple. Donc, je me fais violence. Et il y a des vols qui se passent très bien" a-t-il avoué avant de révéler la raison du problème : "Dès que ça bouge un peu. J'essaye de me rassurer en regardant les autres. Ils jouent au poker, regardent leurs séries. À la fin, je dis, putain, l'avion, il a bougé ? Ils me disent : "Mais non, qu'est-ce que tu racontes ?" Moi, les micro-secousses, je sens tout."
L'ancien Lensois et Messin en a profité pour délivrer une vraie anecdote : "Je ne pars même pas en vacances. Je fais tout en voiture, à proximité. Je n'ai jamais fait de long voyage. Peut-être que si je dois faire 8 heures de vol, je prends un truc qui me shoote, je dors tout le trajet, oui, je le ferai. Mais, là, avec le foot, je ne peux pas prendre des médicaments. Il y a des vols où j'ai flippé, où j'avais les jambes qui tremblaient au point d'avoir des pointes dans les mollets."
Enfin, il a conclu : "Des fois, j'avais mal, parce que je me contractais fort. Quand j'étais à Clermont, c'étaient des avions de 15 ou 16 places max. Et des fois... Je me suis vu partir... Je me suis dit, oh putain, c'est fini. J'ai fait un stage à Metz. Du simulateur, un mec m'expliquait... On me faisait voyager en cockpit avec les pilotes. Ils me parlaient. Vachement rassurant. Mais, une fois que t'es en l'air, t'as pas le contrôle. J'ai côtoyé énormément de joueurs comme moi, mais qui n'en parlent pas forcément."
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