Calciomio
·11 août 2026
Comment les pistonnés continuent d’affluer dans le nouvel organigramme de la Fédération italienne de football

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·11 août 2026

Comme le raconte Tuttosport, depuis l’abandon du projet qui devait réunir Paolo Maldini et Leonardo autour de Giovanni Malagò, le président de la FIGC semble avoir changé de méthode. Alors qu’il avait placé la « concertation » au cœur de son discours, il donne désormais l’image d’un président concentrant les pouvoirs et s’entourant de proches.
Après avoir installé Roberto Mancini et Claudio Ranieri au sommet de son projet, Malagò a choisi Diana Bianchedi comme cheffe de délégation de la Nazionale. Une décision qui a provoqué l’irritation du CONI, dont Bianchedi est vice-présidente déléguée. Les juristes de l’institution étudient actuellement une possible incompatibilité entre ses deux fonctions. Malagò estime, lui, que le poste à la FIGC est uniquement représentatif et ne pose donc aucun problème. Cette justification n’a toutefois pas suffi à calmer la polémique.
Le président fédéral poursuit parallèlement le recrutement de collaborateurs considérés comme des fidèles. Alessandro Catapano deviendra ainsi son porte-parole à partir du 1er septembre. Luca Bergamini doit également être officiellement nommé prochainement comme « chef de cabinet », avec pour mission de coordonner l’équipe rapprochée de Malagò.
Ancien président du futsal italien et ancien joueur de football à cinq, Bergamini entretient surtout une relation personnelle avec le président fédéral : c’est lui qui avait déposé sa candidature à la présidence de la FIGC.
Cette concentration du pouvoir commence à agacer la Serie A, pourtant l’un des principaux soutiens électoraux de Malagò. Dans les clubs, on reproche au président de prendre des décisions unilatérales, sans véritable concertation avec les différentes composantes du football italien.
Certains dirigeants ne sont cependant pas surpris. Ceux qui avaient côtoyé Malagò lorsqu’il était commissaire extraordinaire de la Serie A avaient déjà découvert son mode de fonctionnement.
Après avoir promis la « partage » et l’unité, le nouveau patron de la FIGC donne donc désormais l’impression de construire une fédération de plus en plus centrée autour de sa propre personne.
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