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·17 août 2026

Compan : "L'ASSE était une évidence pour moi"

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Joueur de l'AS Saint-Étienne de 2002 à 2005, Lilian Compan a porté à 101 reprises le maillot vert dans sa carrière, faisant au passage trembler les filets à 25 reprises. Dans une interview accordée au médias blog de Julian, le natif de Hyères revient sur son passage dans le Forez.

"Saint-Étienne arrive alors ! Le club ne va pas bien en Ligue 2 mais, comme ils ont quand même un peu d’argent, ils arrivent à payer un transfert, où Guy Roux s’y retrouve économiquement. Je pense qu’il s’attend à ce que je dise non…sauf que je dis oui, parce que je n’en pouvais plus. Aussi parce que c’est Saint-Étienne. Ici, à Hyères, on a un ancien joueur professionnel, Pierre Repellini, qui a fait l’épopée 76/77 des verts et, gamin, il nous amenait là-bas pour faire des tournois. J’avais toujours eu une très bonne image de Saint-Étienne et, quand le club s’est présenté, c’était une évidence pour moi.J’ai relevé le défi, même si, honnêtement, on ne jouait pas grand-chose parce que l’équipe n’était pas top. La première année a été très compliquée, on finit, je crois, huitièmes ou neuvièmes, après avoir été derniers en février. À Saint-Étienne, tout est accentué fois dix donc plus de vie, les enfants sont maltraités à l’école... Ce n’était peut-être pas le meilleur moment et je me demande presque où j’ai mis les pieds. Malgré tout, je fais une bonne saison… En fin d’année, le club a voulu restructurer, en ne gardant que les meilleurs éléments, dont je faisais partie, avec Julien Sablé, Vincent Hognon, Jérémie Janot. Les retouches ont été très très bien travaillées de la part de Frédéric Antonetti et de Christian Villanova, le directeur sportif. Franchement, on fait une saison exceptionnelle, que ce soit en championnat, que ce soit dans le jeu, que ce soit avec Antonetti qui était intransigeant sur l’état d’esprit et le travail. On perd en demi-finale de Coupe de la Ligue face à une grosse équipe de Sochaux mais, franchement, ce n’était que du positif. Personne ne nous attendait là mais on finit champion de Ligue 2 et demi-finalistes de coupe. C’est ma première montée en Ligue 1, je n’étais pas si vieux que cela, j’avais 25 ou 26 ans et je pensais que ma carrière était partie !Au fond de moi, j’avais cette envie de prouver en Ligue 1 et, sur ma troisième saison, dans un grand club comme Saint-Étienne, je m’attendais à avoir une grosse concurrence. Cela n’a pas loupé, avec Frédéric Piquionne, Anthony Le Tallec, Bafé' Gomis mais je m’accroche et je fais ce que j’ai à faire, jusqu’en février où j’arrive à avoir un petit peu la confiance du coach. Je joue et je marque dans le derby Lyon - Saint Étienne mais je me casse la jambe. C’est le deuxième moment négatif de ma carrière ! Là, c’est un peu galère… Malgré tout, je reste positif, ma volonté est de rester chez les Verts, où j’ai encore un an de contrat. Sauf que le club ne voyait pas les choses de la même façon ! Je n’ai jamais véritablement su qui voulait mon départ, honnêtement, et, encore aujourd'hui, je ne suis toujours pas sûr. J’ai voulu avoir des explications au moment de mon départ… Le club voulait Mazure de Caen et Caen me voulait, ça faisait un bon deal, sauf que je voulais rester. En fait, Elie Baup ne m’a jamais parlé, il n’a jamais voulu me répondre, Caïazzo était très motivé pour que je reste, je pense que le directeur sportif voulait que je parte…Bref, n’étant plus voulu, j’ai pris la décision d’aller à Caen."

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