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·22 janvier 2026
Coup de chaud pour la montée : l’ASSE face au chiffre qui change tout

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Troisième à mi-saison, l’AS Saint-Étienne est pleinement lancée dans la course à la montée. Mais le sprint final s’annonce impitoyable, avec une lutte serrée entre les sept premiers et un calendrier chargé en chocs directs. Rythme de points, seuils historiques, matches à ne pas rater : où en est vraiment l’ASSE et que faudra-t-il pour retrouver la Ligue 1 ?
À mi-parcours de cette saison de Ligue 2, l'AS Saint-Étienne occupe une position conforme à ses ambitions initiales. Troisièmes avec 34 points après 19 journées, les Verts sont pleinement engagés dans la course à la montée, mais sans marge confortable. Le classement reste extrêmement resserré et la lutte concerne directement les sept ou huit premières équipes, toutes encore en capacité de viser soit l’accession directe, soit une place en barrages.
Troyes mène le championnat avec 41 points, suivi par le Red Star à 35 unités. Saint-Étienne complète le podium, immédiatement talonné par Dunkerque, Reims et Le Mans, tous regroupés dans un mouchoir de quelques points. Guingamp, septième, reste également à portée de tir. Dans ce contexte, la hiérarchie demeure fragile et susceptible d’évoluer rapidement au fil des résultats. Aucun de ces clubs ne peut encore se permettre de décrocher.
Avec une moyenne proche de 1,8 point par match, l’ASSE avance à un rythme solide mais encore insuffisant pour sécuriser une trajectoire de montée directe. Les saisons précédentes montrent que la barre des 70 points constitue souvent le seuil d’accession automatique à la Ligue 1. Atteindre un tel total imposerait aux Stéphanois d’accélérer légèrement sur la phase retour, avec une cadence supérieure à deux points par rencontre (2.4).
À l’inverse, les barrages semblent plus accessibles sur le plan comptable. Ces dernières années, une équipe terminant entre 60 et 65 points s’est presque systématiquement invitée dans le top 5, soit entre 1.7 et 2 points par match. Pour Saint-Étienne, cela signifie qu’un maintien du rythme actuel, sans effondrement, pourrait suffire à sécuriser au minimum une place qualificative. Mais dans une Ligue 2 aussi dense, rien ne garantit que ce seuil restera stable jusqu’au mois de mai.
Le calendrier stéphanois pour la seconde partie de saison ne laisse place à aucun répit. Sur les quinze matches restants, plusieurs oppositions mettront directement aux prises les Verts avec leurs principaux concurrents. Le déplacement à Reims, dès ce samedi, donne le ton. Suivront notamment Guingamp à l’extérieur, puis des réceptions capitales face au Red Star, à Dunkerque et à Troyes.
Ces rencontres ne seront pas décisives à elles seules, mais elles pèseront lourd dans l’équilibre du haut de tableau. Prendre des points contre des rivaux directs permettra non seulement d’avancer, mais aussi de freiner la progression des adversaires. À l’inverse, une série négative dans ces duels pourrait rapidement faire basculer l’ASSE du podium vers une lutte plus incertaine pour les barrages.
Dans ce contexte, la capacité des Stéphanois à enchaîner sans longues périodes creuses sera déterminante. La Ligue 2 ne récompense pas les équipes les plus brillantes sur une séquence courte, mais celles capables d’accumuler des résultats sur la durée. Les matches contre des formations de bas de tableau, souvent piégeux, compteront tout autant que les affiches au sommet.
À ce stade, Saint-Étienne a replacé son projet sportif sur de bons rails. Le positionnement est favorable, le calendrier offre des opportunités, mais la moindre baisse de régime pourrait être exploitée par des concurrents toujours à l’affût. La montée ne se jouera pas en janvier ou en février, mais les fondations du printemps se construisent dès maintenant.
La phase retour s’annonce longue, exigeante et indécise. Pour l’ASSE, l’objectif est clair : rester durablement dans le groupe de tête, maintenir le rythme et aborder les dernières journées avec encore toutes les cartes en main. A ce jeu-là, la profondeur de banc des Stéphanois pourrait faire la différence... C'est aussi ça l'avantage d'avoir quelques moyens supplémentaires. A Eirik Horneland de profiter de ce contexte favorable.







































