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·12 juin 2026
Coupe du monde 2026 - Canada : Kondogbia, De Zerbi, les blessures... Ismaël Koné revient sur son passage à Marseille

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·12 juin 2026

Avant de débuter sa Coupe du monde avec le Canada, Ismaël Koné est revenu sur son passage contrasté à l’Olympique de Marseille. Entre blessures à répétition, difficultés d’adaptation et relation compliquée avec le staff, le milieu de terrain explique les raisons de son échec sur la Canebière, sans renier l’expérience acquise dans un environnement qu’il continue de respecter.
Certaines stars canadiennes auraient aimé arriver à la Coupe du monde dans le même état de forme que lui. Alors que le Canada débute sa compétition ce vendredi soir face à la Bosnie-Herzégovine, Ismaël Koné sort de sa meilleure saison en carrière avec Sassuolo. À seulement 24 ans, le milieu de terrain a déjà connu un parcours dense en Europe (Watford, Marseille et Rennes) mais a retrouvé de la stabilité en Italie après un passage contrasté à l’Olympique de Marseille.
Pour Onze Mondial, l’international a accepté de revenir sur cet épisode démarré à l’été 2024. « Cette saison-là s'était très bien passée pour moi et j'ai eu l'opportunité de rejoindre Marseille pour un nouveau projet. Pour moi, c'était le moment idéal de me challenger dans un club qui vise le haut du tableau, qui se bat pour se qualifier en Ligue des champions. »
Mais l’aventure marseillaise ne se déroule pas comme prévu. Freiné par des blessures à répétition, Koné peine à s’imposer dans une équipe soumise à une forte pression de résultats. « Marseille est un club à part, mais il n'y a pas vraiment d'explication magique : c'est juste Marseille », raconte-t-il. « C'est la ferveur pure, c'est l'une des villes les plus passionnées de football au monde, et c'est aussi ce qui rend ce club magnifique. »
Le Canadien estime que ses problèmes physiques ont largement pesé dans son échec. « Je revenais de blessure. J'avais besoin de temps pour retrouver mon rythme, alors que le club était dans l'obligation d’avoir des résultats immédiatement. Il était difficile de m’accorder du temps pour bien récupérer. » Une situation qui se cristallise sous les ordres de Roberto De Zerbi. Sans accuser le club, Koné évoque plutôt « une incompréhension entre l'entraîneur et moi ».
Le milieu détaille notamment la gravité de ses problèmes physiques : « Je m'étais d'abord blessé gravement en me déchirant un ligament de la cheville droite. Dès mon retour, je me suis fait exactement la même blessure à la cheville gauche. Il me fallait du temps pour récupérer et revenir à 100 %. » Dans ces conditions, difficile de répondre aux attentes immédiates d’un club engagé dans la course aux places européennes.
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Après un prêt à Rennes, il choisit finalement de tourner définitivement la page marseillaise pour rejoindre Sassuolo. Avec le recul, il conserve pourtant un regard positif sur cette expérience. « J'ai beaucoup appris et j'ai apprécié mon passage à Marseille malgré les difficultés », assure-t-il. Surtout, l’international canadien refuse de réduire son passage à Marseille à un simple échec. « Le club en lui-même est exceptionnel. Il y a peu de stades qui égalent le Vélodrome et peu de supporters qui atteignent le niveau de passion des Marseillais. » Une reconnaissance sincère envers un environnement qui, malgré les obstacles rencontrés, a participé à sa construction.
Aujourd’hui débarrassé de ses soucis physiques, Koné estime avoir retrouvé la continuité qui lui manquait. « Si mon passage à Marseille n'a pas fonctionné, c'était principalement à cause de mes blessures à répétition et de ma relation avec le staff technique. » L’un des principaux héritages de cette période reste le contact quotidien avec des joueurs expérimentés. Pierre-Emerick Aubameyang, Geoffrey Kondogbia, Valentin Rongier, Amine Harit, Ismaïla Sarr ou encore Mason Greenwood ont contribué à son apprentissage.
Koné retient particulièrement les échanges avec Kondogbia, dont les conseils continuent de l’accompagner. « Il m'a fait comprendre qu'il ne faut jamais oublier que c'est un métier avant tout et qu’une fois qu’on est professionnel, il faut assumer tout ce que cela implique : la préparation invisible, l'approche mentale, l'investissement ou la manière de se comporter. » Des mots que le milieu a encore en tête avant même le coup d’envoi de sa Coupe du monde.
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