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·13 juin 2026

Coupe du monde 2026 : format, organisation, tensions géopolitiques... pourquoi ce mondial est déjà historique

Image de l'article :Coupe du monde 2026 : format, organisation, tensions géopolitiques... pourquoi ce mondial est déjà historique

La Coupe du monde 2026 se dessine comme une édition hors norme. Elle cumule plusieurs premières qui en font déjà un événement historique. Du format inédit à l'organisation trinationale en passant par l'héritage sportif, il est surtout marqué par les dommages collatéraux de la politique internationale et migratoire de Donald Trump.

Un format inédit et spectaculaire

Jamais une Coupe du monde n'avait réuni autant de nations. 48 équipes participeront, soit une augmentation de 50 % par rapport aux éditions précédentes. La phase de groupes sera composée de 12 poules de 4 équipes, garantissant un spectacle plus long et plus dense. Avec 104 matchs programmés, contre 64 en 2022, le Mondial 2026 devient le plus grand tournoi jamais organisé. 


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Cette ouverture permet à davantage de nations, notamment africaines et asiatiques, de gagner en visibilité et d'offrir une diversité géographique sans précédent. Le Mexique marquera aussi l'histoire en accueillant des matchs de la messe du football mondial pour la troisième fois, après 1970 et 1986.

Une organisation trinationale inédite

Pour la première fois de l'histoire, trois pays accueilleront conjointement la compétition. Les États-Unis, le Canada et le Mexique partageront l'événement entre 16 villes hôtes. Cette configuration transfrontalière pose toutefois des défis logistiques, notamment en matière de déplacements, de sécurité et d'infrastructures. 

Mais elle symbolise une coopération continentale unique. Les États-Unis accueilleront près de 80 % des rencontres, dont la finale, et profiteront de retombées économiques estimées entre 15 et 17 milliards de dollars. Le Mexique espère entre 3 et 5 milliards, tandis que le Canada vise entre 1,8 et 2,2 milliards de dollars canadiens. Au-delà des chiffres, cette triple organisation renforce l'image internationale des trois pays et leur rôle dans le sport mondial.

Donald Trump et les tensions politiques autour du Mondial 2026

Au-delà des enjeux sportifs, la Coupe du monde 2026 s'inscrit dans un contexte politique tendu aux États-Unis. Le président Donald Trump a multiplié les déclarations et décisions qui pèsent sur l'organisation. Ses critiques envers certaines villes hôtes, jugées trop proches du camp démocrate, ont suscité des inquiétudes quant à leur rôle dans le tournoi. Par ailleurs, la présence renforcée de l'agence ICE (Immigration and Customs Enforcement) aux frontières pourrait compliquer l’arrivée des supporters étrangers, en particulier ceux venant de pays considérés comme sensibles par l'administration américaine. 

Ajoutez à cela une politique très dure sur l'obtention des visas, dont a été victime l'arbitre somalien Omar Artan qui devait prendre part à la compétition, des ESTA refusés, des fouilles et des interrogatoires poussées sur des membres de staff ou des joueurs et vous obtenez de nombreuses polémiques. Surtout quand ces mesures touchent particulièrement les nations africaines.

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Enfin, les bombardements américains sur le détroit d'Ormuz depuis près de trois mois, et la rhétorique belliqueuse de Trump vis-à-vis de l'Iran, qu’il a menacé d'exclure avant de finalement accepter sa participation, ajoute une dimension géopolitique délicate. La tenue de matchs impliquant la sélection iranienne sur le sol américain en pâtit d'ailleurs puisqu'elle n'est autorisée à être présente sur le sol américain que pendant 24 heures. Basé au Mexique, l'Iran devra voyager le matin de chacun de ses matchs aux USA avant de repartir immédiatement après chaque rencontre. Une situation ubuesque et certainement jamais vue dans l'histoire de la Coupe du monde.

Un héritage sportif et culturel durable

Le Mondial 2026 ne se limite pas à un événement ponctuel. Il doit laisser un héritage durable pour les ligues locales et les jeunes générations. La Major League Soccer, la Liga MX et la Canadian Premier League bénéficieront d'une visibilité accrue et d'investissements supplémentaires. Les infrastructures modernisées, les stades rénovés et les services urbains améliorés profiteront aux communautés locales bien après la fin du tournoi. 

Sur le plan culturel, le football gagne une vitrine exceptionnelle en Amérique du Nord. Aux États-Unis et au Canada, où il reste derrière les sports traditionnels, cette exposition mondiale pourrait accélérer son adoption comme discipline majeure. Même si sur place, on constate que la finale de NBA entre les Knicks et les Spurs semble plus attirer l'attention du public américain.  

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