OnzeMondial
·17 août 2026
Coupe du Monde 2026: « Je lui avais demandé de les gérer » Rudi Garcia déballe tout sur son départ choc de la Belgique !

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·17 août 2026

Une qualification jusqu'en quarts de finale de Coupe du monde n'a pas suffi à étouffer le malaise. Alors que son départ de la sélection belge semblait acté dans le calme, Rudi Garcia sort du silence et livre une vérité bien plus explosive. Entre choix de direction imposés, défaillances médicales scandaleuses et tacles adressés aux médias locaux, le technicien français déballe les coulisses d'une rupture interne qui était devenue inévitable.
Arrivé à la tête de la sélection belge avec une feuille de route bien précise jusqu'au mondial, Rudi Garcia a officiellement plié bagage au terme de son contrat le 31 juillet dernier. Malgré un parcours convaincant jusqu'en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, l'aventure entre le technicien français et les Diables Rouges ne connaîtra pas de suite. Une séparation qui s'explique en grande partie par la volonté des instances de rajeunir l'encadrement, mais aussi par une profonde réflexion personnelle de l'ancien coach de l'OL. Dans un entretien accordé à L'Équipe, l'entraîneur français est revenu sans langue de bois sur la fin de sa mission : « Vincent (Mannaert, le directeur sportif) m’a dit qu’il voulait quelqu’un de plus jeune. J’ai pris la Belgique pour la mission Coupe du monde 2026. Je voulais faire sortir par la grande porte les dernières légendes de cette équipe : Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois. La mission a été accomplie. »
Pourtant, un maintien en poste n'était pas totalement exclu à l'issue de la compétition. Soutenu par son vestiaire, Garcia a longuement pesé le pour et le contre avant de trancher, refusant de céder à la facilité ou de s'installer dans une routine sans ambition. « Il y avait à peu près 2 chances sur 10 que je reste. C'est toujours resté fluide entre les joueurs et le staff technique. Pour eux, je serais bien resté. Après réflexion, je me suis dit que c'était peut-être aussi un choix de confort. Or le confort est rarement bon conseiller. [...] Toutes les conditions n'étaient pas réunies pour que je continue », a-t-il confié dans les colonnes du quotidien sportif.
Au-delà de la question de son contrat, l'ancien sélectionneur pointe du doigt des dysfonctionnements internes majeurs qui ont pesé lourd dans le parcours des Belges, ciblant directement la gestion de l'infirmerie. « Améliorer le staff et notamment le médical. On aurait pu faire mieux sans tous les problèmes de blessures ou de maladie. Pour Jérémy Doku, par exemple. Vincent le savait. Je lui avais demandé de les gérer. Le staff médical est composé de mecs bien, compétents dans leur domaine. Mais il leur manque un vrai vécu au quotidien dans des clubs professionnels », assène-t-il, avant d'enfoncer le clou sur le cas de l'attaquant de Manchester City : « Je regrette seulement qu'on ait joué cette Coupe du monde sans le meilleur joueur de nos qualifications, Jérémy Doku, pour une erreur de traitement. Il est allé consulter les urgences en pleine nuit. S'il avait fait les examens nécessaires une semaine plus tôt, on se serait aperçu de son épanchement pleural. On a aussi joué une Coupe du monde avec un Romelu Lukaku pas à 100 %. Ça fait beaucoup. »
Malgré ces tensions et une pression médiatique parfois pesante du côté flamand, Garcia estime quitter son poste avec le sentiment du devoir accompli, tant sur le plan des résultats que sur la transition générationnelle amorcée. « J'ai aussi œuvré pour le futur de l'équipe. Diego Moreira et Matias Fernandes Pardo sont arrivés en sélection. [...] Nous avons lancé Joaquin Seys, Nathan Ngoy, Mika Godts, jamais pris en équipe A. [...] J'ai initié le changement de génération qui aura certainement lieu », explique-t-il à L'Équipe, avant d'évoquer l'agacement ressenti face aux critiques locales : « J'ai aussi remarqué que les détenteurs de droits néerlandophones (VRT) avaient une question systématique sur la titularisation d'Hans Vanaken avant chacun des six matches. C'était quoi cette pression ? Moi, Flamand, Wallon, peu importe. Je voulais des bons joueurs. Hans est un joueur formidable. J'aurais plutôt aimé qu'on me dise merci de l'avoir pris. »
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