OnzeMondial
·7 juillet 2026
Coupe du monde 2026 : propos racistes, injures et diffamations contre Kylian Mbappé... ce que risque la sénatrice paraguayenne sur le plan judiciaire

In partnership with
Yahoo sportsOnzeMondial
·7 juillet 2026

Celeste Amarilla a dérapé en insultant de façon frontale Kylian Mbappé. Après ses propos racistes intolérables, que risque la députée paraguayenne si un potentielle volée judiciaire venait à être déclenché ?
Les propos racistes tenus par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla contre Kylian Mbappé ont provoqué une vague d'indignation bien au-delà du monde du football. La Fédération française de football (FFF), le gouvernement français, la FIFA et même les autorités paraguayennes ont condamné ses déclarations, ouvrant la voie à d'éventuelles suites judiciaires.
Sur le plan pénal, Celeste Amarilla ne bénéficie d'aucune immunité absolue au regard du droit français. Si les faits sont susceptibles de relever de la provocation à la haine raciale, de l'injure publique à caractère raciste ou de la diffamation raciale, le parquet français peut ouvrir une enquête dès lors que les propos étaient accessibles depuis la France, notamment via le réseau social X. C'est d'ailleurs ce qui a été fait, le parquet de Paris a confirmé avoir ouvert une enquête pour injure publique aggravée et incitation à la haine, des faits passibles d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
Pour comprendre ce à quoi s'expose la femme politique sud-Américaine, Onze Mondial a questionné plusieurs avocats. Concrètement, la France ne peut pas arrêter ou juger automatiquement une parlementaire étrangère résidant au Paraguay ou ailleurs. En revanche, si la justice française estime que les infractions sont constituées, une enquête puis une procédure peuvent être ouvertes.
Au regard du droit français et de l'article 113-7 du code pénal, rien n'empêche la justice de juger et condamner la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla. "La loi pénale française est applicable à tout crime, ainsi qu'à tout délit puni d'emprisonnement, commis par un Français ou par un étranger hors du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française au moment de l'infraction", explique les textes.
Si elle venait à être jugée et condamnée, elle pourrait écoper des mêmes peines qu’en France et notamment une amende. Dans ce type d'affaire, la difficulté est liée à son statut de sénatrice mais également au fait qu'elle réside à l'étranger. Et il paraît complexe de faire exécuter une décision française qui ne sera sans doute pas reconnue localement.
Toutefois, que se passerait-il si la Sénatrice venait à se rendre en France pour passer quelques jours à Courchevel ou Saint-Tropez, comme elle l'explique dans un second communiqué adressé à Kylian Mbappé, dans lequel elle lui demande de s'excuser ? Elle peut techniquement être inquiétée par la justice. Pour ce type d'infraction, le code de procédure pénal prévoit de la prison ferme mais en pratique les magistrats condamne à du sursis et à une amende, qui pourrait lui être réclamée si elle se rend dans l'Hexagone.
Dans cette affaire, le gouvernement paraguayen a toutefois rapidement pris ses distances avec sa sénatrice, affirmant que ses propos n'engageaient qu'elle et ne représentaient ni le peuple ni les institutions du Paraguay. Le président paraguayen ainsi que le ministère des Affaires étrangères ont condamné ces déclarations, un geste salué par l'Élysée.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.
Direct







































