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·12 juin 2026

Coupe du monde : des "cooling break" pour mieux imposer des publicités ?

Image de l'article :Coupe du monde : des "cooling break" pour mieux imposer des publicités ?

La FIFA a décidé d'instaurer des pauses fraîcheur en raison des fortes chaleurs qui s'annoncent aux États-Unis, au Canada et au Mexique durant la compétition. Mais cette version ne passe pas auprès des téléspectateurs.

L’une des grandes polémiques de ce début de Coupe du monde 2026 ne concerne ni l’arbitrage ni les résultats, mais les fameuses « cooling breaks ». Présentées par la FIFA comme des pauses fraîcheur destinées à protéger les joueurs face aux fortes chaleurs attendues aux États-Unis, au Canada et au Mexique, ces interruptions de trois minutes au milieu de chaque période sont aujourd’hui vivement critiquées par de nombreux téléspectateurs. La raison ? Beaucoup y voient désormais un simple prétexte pour insérer davantage de publicité pendant les rencontres.


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Dès les premiers matchs du tournoi, les réseaux sociaux se sont enflammés. De nombreux supporters ont dénoncé des pauses qui « cassent le rythme » du jeu et qui servent avant tout à offrir de nouvelles fenêtres publicitaires aux diffuseurs. Certains internautes estiment même que l’objectif commercial a pris le dessus sur l’argument sportif ou sanitaire avancé par la FIFA.

Des pauses publicitaires à outrance qui agacent

La controverse a pris de l’ampleur lorsque plusieurs diffuseurs ont confirmé qu’ils profiteraient effectivement de ces interruptions pour diffuser des spots publicitaires. En France, M6 avait annoncé depuis plusieurs mois son intention d’exploiter ces nouvelles coupures. Le président du groupe, David Larramendy, a expliqué qu’une partie de la pause serait consacrée à l’analyse du match, tandis qu’environ une minute serait réservée à la publicité.

D’un point de vue réglementaire, ces coupures sont parfaitement légales. L’Arcom a rappelé que les pauses d’hydratation pouvaient être considérées comme des interruptions naturelles du programme, au même titre qu’une mi-temps. Résultat : un match de Coupe du monde peut désormais comporter jusqu’à huit écrans publicitaires contre cinq lors des précédentes éditions. Même si le volume global de publicité reste encadré, cette multiplication des interruptions renforce le sentiment d’une commercialisation accrue du football.

Uniquement une pause fraîcheur, vraiment ?

Les critiques ne viennent d’ailleurs pas uniquement des supporters. Plusieurs observateurs du football craignent que ces arrêts systématiques dénaturent l’essence même du jeu, fondée sur la continuité et le rythme. Certains y voient un pas supplémentaire vers l’« américanisation » du football, avec un modèle inspiré des sports nord-américains où les coupures publicitaires sont omniprésentes.

Si la FIFA continue de défendre ces pauses au nom de la santé des joueurs, une partie du public est convaincue que les diffuseurs sont les véritables gagnants de cette nouveauté. Entre protection des athlètes et opportunité commerciale, le débat est désormais pleinement lancé et pourrait accompagner toute cette Coupe du monde 2026.

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