Coupe du monde : « J'ai vécu le pire été de ma vie », ces stars qui ont vu leur pays sacré depuis leur canapé | OneFootball

Coupe du monde : « J'ai vécu le pire été de ma vie », ces stars qui ont vu leur pays sacré depuis leur canapé | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·29 juillet 2026

Coupe du monde : « J'ai vécu le pire été de ma vie », ces stars qui ont vu leur pays sacré depuis leur canapé

Image de l'article :Coupe du monde : « J'ai vécu le pire été de ma vie », ces stars qui ont vu leur pays sacré depuis leur canapé

Décrocher une Coupe du monde est le rêve de tout joueur. Mais l'histoire regorge de talents qui ont vu leur sélection triompher sans eux, blessés au pire moment ou écartés à la dernière minute. Récit de ces destins contrariés.

Le football est parfois d'une cruauté sans nom. On peut être l'un des meilleurs à son poste, incarner l'avenir d'une nation, et regarder le sacre de ses coéquipiers depuis un canapé. Le Mondial 2026 en a fourni un exemple bouleversant côté espagnol avec Fermín López. Étincelant avec le Barça toute la saison, le milieu offensif s'est fracturé le cinquième métatarsien juste avant l'annonce de la liste, avant d'être opéré et de manquer le triomphe de la Roja. Le jeune Catalan n'a pas caché son immense détresse ce mercredi au micro de Catalunya Ràdio: « J'ai vécu le pire été de ma vie », a-t-il confié, avouant même une souffrance plus intime encore : « Au début, je ne pouvais pas regarder les matchs de la Coupe du monde, parce que moi aussi, je voulais être là à jouer. » Des mots crus, qui disent tout du déchirement d'un champion resté à quai.


Vidéos OneFootball


Mais s'il y a bien un joueur dont les confidences ont marqué les esprits, c'est Laurent Koscielny. En 2018, le défenseur d'Arsenal, pilier des Bleus, se rompait le tendon d'Achille quelques semaines avant le Mondial, ratant le sacre de la France en Russie. Son témoignage au Canal Football Club, d'une honnêteté saisissante, reste dans toutes les mémoires : « La victoire m'a certainement fait beaucoup plus de mal psychologiquement que ma blessure. La Coupe du monde restera comme une étape noire de ma vie. » Le natif de Tulle est même allé plus loin, avouant un sentiment aussi humain que douloureux : « Je voulais qu'ils se qualifient, et en même temps, je voulais qu'ils perdent. C'est un côté égoïste. » Une plaie qu'il a résumée d'une formule glaçante : « une cicatrice qui restera là toute ma vie » confiait-il plus tard à France Football.

Blessés ou écartés, la roulette russe des grands tournois

L'histoire des grands tournois est jalonnée de ces destins suspendus à un examen médical, où une blessure au mauvais moment peut effacer des années de travail en une fraction de seconde. Gavi en sait quelque chose. En novembre 2023, le prodige du Barça se rompait les ligaments croisés du genou, le privant de l'Euro 2024 que l'Espagne allait pourtant soulever quelques mois plus tard. À seulement 19 ans, le milieu a vu la Roja triompher en Allemagne sans lui, condamné à une longue rééducation loin des pelouses. Être présent au Mondial 2026 lui tenait a coeur, rien qu'a voir sa réaction a l'annonce de son com dans la liste de De La Fuente. Mais toutes les absences ne relèvent pas du corps : certaines tiennent au seul choix du sélectionneur, et sont tout aussi cruelles. Au Mondial 2026, Robin Le Normand, pourtant champion d'Europe 2024, ou Dani Carvajal, capitaine du Real jamais tout à fait remis de son genou, ont ainsi été laissés de côté par Luis de la Fuente, condamnés à assister au sacre de leurs coéquipiers de l'extérieur.

À LIRE AUSSI:

  1. Mercato – Real Madrid : La pression populaire a fait plier Perez pour Rodri
  2. Mercato – Rennes : le Stade Rennais lance son grand ménage

Blessure ou décision, le résultat est le même : une médaille qui leur échappe, et le sentiment tenace d'avoir manqué le rendez-vous d'une vie. Giovani Lo Celso en sait quelque chose. Titulaire annoncé dans l'entrejeu argentin, le milieu s'est déchiré les ischio-jambiers trois semaines avant le Mondial 2022, avant d'être opéré et de manquer le sacre de l'Albiceleste au Qatar. « La vérité, c'est que ces jours ont été très durs et très tristes pour moi. Tout enfant rêve de participer au plus beau tournoi du monde », écrivait-il alors sur Instagram. Des mots qui résument le sort de ces destins contrariés, si près de la gloire sans jamais pouvoir y contribuer. Car derrière chaque équipe couronnée se cache une poignée d'hommes qui, à une malchance près, auraient eux aussi pu toucher au but.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

À propos de Publisher