OnzeMondial
·29 juillet 2026
Coupe du monde : la FFF monte au créneau contre le projet d'Infantino

In partnership with
Yahoo sportsOnzeMondial
·29 juillet 2026

Après l'UEFA, le Premier ministre britannique Sepp Blatter, et tant d'autres, c'est au tour de la Fédération Française de Football de réagir au projet de vente d'une part de la Coupe du monde. Le ton, tout en retenue diplomatique, est loin d'être approbateur.
La fronde continue de s'étendre. Depuis que la FIFA a confirmé mardi son intention de céder jusqu'à 21 % d'une nouvelle société chargée de gérer ses grands événements, dont la Coupe du monde, pour lever quelque 4,2 milliards de dollars auprès d'investisseurs privés, les réactions hostiles se multiplient. Le projet, piloté par Gianni Infantino avec la banque JP Morgan en conseil et le fonds Thrive de Joshua Kushner, frère du gendre de Donald Trump, en chef de file pressenti des investisseurs, a déjà été fustigé par l'UEFA, pour qui « l'âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à vendre », par le Premier ministre britannique Andy Burnham, Sepp Blatter, et bien d'autres...C'est désormais la France qui entre dans la danse.
Dans un communiqué publié ce mercredi, la Fédération Française de Football a exprimé « ses interrogations et ses très vives inquiétudes quant au projet financier annoncé par la FIFA par voie de presse, visant à "vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs extérieurs" ». Sans fermer la porte au dialogue, la 3F pointe surtout la méthode : « Un tel projet, aussi structurant et déterminant pour l'avenir du football, appelle un processus d'information, de concertation et de décision approfondi totalement transparent, associant les fédérations membres et les autres parties prenantes ; conditions qui ne sont pas aujourd'hui réunies pour se prononcer. »
Le communiqué se conclut sur une promesse d'engagement : « Guidée par les valeurs fondamentales du football, la FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions, après avoir pris connaissance de l'ensemble des éléments et modalités d'un tel projet. » Une formulation prudente, qui évite l'affrontement direct avec la FIFA tout en refusant de cautionner un projet découvert, comme tout le monde, dans la presse.
Car c'est bien là que le bât blesse. En reprochant à l'instance d'avoir annoncé « par voie de presse », dans le Times, un chantier aussi structurant, sans information ni concertation préalable des fédérations membres, la FFF touche au cœur du malaise : la FIFA demande à ses 211 fédérations d'approuver un projet dont elles ignorent l'essentiel des modalités. Une position d'autant plus délicate que ces mêmes fédérations sont les premières bénéficiaires des milliards promis par Infantino en échange de leur vote. Entre inquiétudes sincères et dépendance financière, chacune devra bientôt choisir son camp. La France, elle, a au moins posé ses conditions.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.
Direct


Direct


Direct


Direct

































