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·6 juillet 2026

Coupe du Monde : l’effet Trump, comment l'affaire Balogun pourrait sauver Olise pour son appel

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Averti injustement face au Paraguay (1-0) Michael Olise est menacé par une suspension automatique pour les demi-finales en cas de nouveau carton face au Maroc. La FFF a officiellement déposé un recours. Une démarche quasi impossible en temps normal, mais totalement relancée par le séisme géopolitique de « l'affaire Balogun ». Coulisses d’une procédure contre la montre

L'image tourne en boucle sur les réseaux sociaux et hante les nuits du staff tricolore à leur camp de base. On joue la 97e minute d'un match sous haute tension face au Paraguay. Les Bleus mènent 1-0 grâce à un penalty de Kylian Mbappé et s'apprêtent à valider leur ticket pour les quarts. C'est le moment choisi par le milieu paraguayen Matías Galarza pour provoquer une échauffourée et s'effondrer au sol de manière grotesque après un léger contact avec Michael Olise.


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Tombé dans le panneau, l'arbitre de la rencontre, Ilgiz Tantashev, brandit un carton jaune d'une injustice flagrante au meneur de jeu français. Si ce carton n'a pas privé Olise du quart de finale à venir contre le Maroc ce jeudi à Boston, il le place sous la menace directe d'une suspension pour une potentielle demi-finale au prochain avertissement. Une situation intolérable pour Didier Deschamps et le président de la FFF Philippe Diallo, qui ont décidé de passer à l'offensive juridique.

Deux articles à l'encontre des Bleus

En temps normal, la démarche de la FFF aurait été classée sans suite avant même d'être lue. Le Code disciplinaire de la FIFA est historiquement d'une rigidité de fer : L'Article 9.1 consacre « l'intangibilité des décisions de l'arbitre », considérées comme définitives tnadis que l'Article 9.3 précise qu'un carton jaune ne peut être contesté et annulé que s'il y a une erreur sur l'identité du joueur sanctionné.

Sauf que la Coupe du Monde 2026 vient de basculer dans une autre dimension réglementaire. Dimanche soir, la FIFA a stupéfié la planète football en annulant la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun (expulsé contre la Bosnie) pour son match face à la Belgique, après un coup de fil direct du président américain Donald Trump à Gianni Infantino.

Le cas Balogun ouvre la porte

En s'engouffrant dans cette brèche, les juristes de la FFF pourraient ne plus seulement évoquer le droit, mais l'équité sportive. Si la FIFA sait tordre ses propres textes à la suite d'interventions politiques pour blanchir un carton rouge direct, elle ne peut décemment pas refuser d'analyser l'injustice manifeste commise sur Olise. Le timing est extrêmement serré. Le match face aux Lions de l'Atlas ayant lieu jeudi, la commission de discipline de la FIFA doit statuer en urgence absolue.

La procédure fonctionne ainsi. La FFF a transmis un mémoire technique au Comité de Discipline de la FIFA. Ce dossier s'appuie sur les images officielles, prouvant l'absence totale de geste violent ou antisportif d'Olise, ainsi que le comportement théâtral de Galarza. Les membres du Comité de Discipline se réunissent pour analyser les pièces. Ils vont notamment scruter le rapport de l'arbitre Ilgiz Tantashev. Si ce dernier reconnaît dans ses notes avoir été abusé par la simulation ou s'il a qualifié le geste d'Olise de simple « comportement de contestation mineur », la FIFA pourrait disposer d'une porte de sortie honorable pour suspendre la sanction.

La FIFA est désormais face à ses responsabilités et à ses propres contradictions. Soit elle applique le règlement à la lettre pour refermer la parenthèse et rejette l'appel français, soit elle accorde à Michael Olise le même traitement d'exception qu'à Folarin Balogun en suspendant l'effet du carton jaune via un sursis d'un an. À l'heure où les Bleus préparent tactiquement leur choc face au Maroc, l'état-major français attend le verdict de Zurich avec une immense impatience..

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