Calciomio
·7 avril 2026
« Depuis 2017, rien n’a changé, les problèmes sont structurels » : trois figures du football italien dressent un constat accablant sur la Nazionale et pointent un chiffre effarant en Serie A

In partnership with
Yahoo sportsCalciomio
·7 avril 2026

Après la troisième élimination consécutive de l’Italie en qualification pour la Coupe du monde, les voix se multiplient pour tenter de comprendre les raisons d’un naufrage structurel. Gian Piero Ventura, premier sélectionneur à rater une qualification mondiale en 2017, a pris la parole sur Rai Radio 1 avec un message sans ambiguïté : le problème dépasse largement la question du prochain sélectionneur.
« Le nom du prochain sélectionneur est le dernier des problèmes », a déclaré Ventura. « Si on ne lui donne pas les conditions pour travailler au mieux, il évoluera toujours dans ce contexte de difficultés. Depuis Italia-Suède en 2017, rien n’a changé. Les problèmes sont structurels, il faut l’intervention du gouvernement, pas seulement celui de la fédération. » L’ancien technicien a également évoqué son propre passé : « J’ai subi des attaques personnelles, il fallait trouver un bouc émissaire. Ce fut une violence gratuite dans certains cas. Je ne reprendrais certainement pas ce poste. »
Du côté de Gênes, Daniele De Rossi, entraîneur du Genoa, a lui aussi exprimé son amertume après la défaite de son équipe face à la Juve. Sur la crise de la Nazionale, il a réfuté les explications simplistes : « J’ai lu toutes sortes de choses ces derniers jours. Certains parlent de PlayStation, pour moi c’est une bêtise, parce qu’elles existent aussi en Bosnie et en Norvège. » Pour De Rossi, la solution passe par le centre de formation : « Il faut repartir des écoles de football, du un-contre-un, de la technique enseignée très tôt. Mais il faut avoir la patience d’attendre les résultats dans 15 à 20 ans minimum. »
Le constat est également renforcé par un chiffre qui fait débat : lors du match Udinese-Côme, 21 joueurs sur 22 titulaires étaient étrangers, seul Zaniolo représentait l’Italie. Une donnée symptomatique d’une Serie A de plus en plus tournée vers l’étranger, qui réduit mécaniquement le vivier de joueurs disponibles pour la sélection nationale.
Direct









































