Foot National
·8 juillet 2026
Didier Deschamps (France) : « L’adversaire est le Maroc, je ne vais pas considérer l’arbitre comme un adversaire »

In partnership with
Yahoo sportsFoot National
·8 juillet 2026

Didier Deschamps, sélectionneur de l’Équipe de France, s’est exprimé à la veille du quart de finale de Coupe du Monde face au Maroc (jeudi, 22h).
Une prise de parole attendue… qui pourrait être la dernière. Ce jeudi soir (22h), l’Équipe de France affronte effectivement le Maroc dans le cadre des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. Didier Deschamps, qui rendra son tablier à l’issue de la compétition, entend bien enchaîner une troisième demi-finale de rang dans un Mondial. Présent en conférence de presse d’avant-match ce mercredi, le sélectionneur des Bleus a fait le tour de l’actualité des Bleus.
Un dernier match sur le banc des Bleus ?
« C'est gentil de penser à ça, mais moi, je n'y pense pas du tout. Parce que ça aurait pu être le dernier avant aussi. Donc voilà, dans ma tête, avec mon staff, l'objectif c'est de tout faire pour que ça se passe bien. Après, en football, évidemment, il y a différentes possibilités, mais dans mon esprit, je ne suis animé que par ça et concentré sur cette équipe du Maroc pour faire en sorte que ça se passe bien pour nous. »
Un groupe au complet pour le Maroc ?
« Je n’ai pas encore tous les éléments. À part Aurélien, il va mieux, mais je suis parti tôt ce matin. Il faut pour Aurélien aussi un petit peu de temps. Donc il n'y a que lui à voir, mais il va mieux. Je ne peux pas vous en dire plus. Il participera peut-être à la séance d'entraînement aujourd'hui, mais bon, il faut que je fasse le point après. Autrement, les autres sont tous disponibles. »
L’évolution du Maroc depuis 2022 :
« Même s'il y a eu un changement d'entraîneur avec Walid Regragui et Monsieur Ouahbi maintenant, je ne sais pas si c'est une progression, ils se maintiennent en tout cas à travers ces demi-finales et cette finale de la CAN où il y a de très bons joueurs qui connaissent très bien mes joueurs, mais mes joueurs les connaissent aussi puisque certains sont dans le même club, voire amis aussi. Donc, progression oui, mais de toute façon, c'est un groupe qui se connaît avec des aménagements un petit peu sur ce qu'ils font aujourd'hui et ce qu'ils faisaient peut-être différemment avant. Forcément, quand il y a un changement de sélectionneur, il y a toujours des petites nuances, donc on sait à quoi s'attendre demain. »
L’adversaire le plus difficile du Mondial ?
« On a eu des adversaires difficiles. Ce n'est pas parce qu'après, de par ce qu'on a fait, le résultat s'est avéré être un match facile. On a pu se rendre certains matchs faciles, mais on a eu de l'opposition élevée aussi. Maintenant, vous n'êtes pas en quart de finale de Coupe du Monde comme ça, il y a forcément la qualité qui augmente plus on gravit la montagne. En face, c'est meilleur aussi. Après, la clé du match, il y en a plusieurs. Évidemment, il faudra, comme d'habitude, être le plus efficace possible offensivement et dans l'autre zone aussi, avec des points forts des deux côtés. L'équipe qui aura plus le ballon que l'autre... Tout dépend de l'attitude de l'adversaire aussi. C'est un rapport de force et après, de son côté, Monsieur Ouahbi analyse tout ça et prend des dispositions, et moi aussi du mieux possible. »
L’arbitrage lors de la demi-finale en 2022 :
« Tout dépend de quel côté vous vous placez. Comme sur tous les matchs qu'il y a eu au début de la Coupe du Monde, est-ce que là vous êtes d'accord ? Tout dépend de pour quelle équipe vous êtes. Vous voyez certaines fautes plus dans un sens que dans l'autre. Oui, ça peut se siffler, mais si ce n'est pas sifflé, voilà. Aujourd'hui, ce n'est pas spécifique. Ce qui s'est passé s'est passé, on ne peut rien y faire. On ne m'a pas posé encore la question si c'est une revanche, il n'y a pas de revanche dans le football. Ce qui s'est passé, on ne peut rien y changer. Mais maintenant, il y a quelque chose qui nous attend demain, en espérant qu'il y ait le moins d'erreurs possibles, bien évidemment, des deux côtés. »
Le côté offensif :
« On ne peut qu’aller plus loin. On est à 200 %. Ce serait l'idéal. Mais évidemment qu'on a une très bonne efficacité, mais elle aurait pu être encore plus élevée. Donc, plus on avance, plus ça prend davantage d'importance. Même si dans le football, vous avez certains matchs où vous allez avoir six occasions et vous en mettez une ou deux, et puis vous en avez deux, vous pouvez en mettre les deux. Donc c'est ce rapport-là, occasion-efficacité. De par la qualité des adversaires qui sont en face, plus elle est élevée, mieux c'est. »
La condition physique des Bleus :
« C'est important dans une grande compétition comme ça d'être bien sur le plan physique. C'est vrai qu'à travers toutes les données que l'on a après nos matchs, elles sont bonnes, voire très bonnes. On n'a pas eu beaucoup de temps pour faire la préparation, encore moins avec ceux qui étaient concernés par la Ligue des Champions. Mais il y a eu un programme pour certains plus individualisé pour permettre à l'ensemble du groupe d’être au complet. C'est l'objectif à chaque fois que j'ai avec le staff. Et Cyril Moine, notre préparateur, a fait un très bon travail pour y arriver. À chaque séance, j'aménage par rapport à la situation de chaque joueur. Et je pars du principe que moi, ça ne me gêne pas du tout qu'un joueur rate une ou deux séances si c'est pour qu'il soit mieux le troisième jour. Donc voilà, c'est relativement individualisé, en ayant déjà ce qu'on voit, qui est important, et puis les données qui nous aident bien évidemment, et qui viennent confirmer ou pas ce qu'on a pu ressentir ou ce qu'on a pu voir. »
L’état d’esprit :
« Oui, évidemment que l'état d'esprit d'un groupe, ça ne fait pas gagner les matchs, mais je sais très bien que ça peut les faire perdre. Donc évidemment, la seule vérité c'est celle du terrain. Après, il y a des périodes qui sont plus ou moins difficiles pour certains joueurs. Vous parlez de Kylian avec la blessure qu'il a eue à l'Euro, ça aurait pu s'arrêter aussi. Bon, on va revenir pas mal en arrière, mais malheureusement sur cette compétition, nous sommes arrivés en demi-finale, mais sur le plan offensif, il y avait beaucoup trop de joueurs qui étaient malheureusement diminués. Je ne vais pas dire que ça se travaille, mais déjà le choix des joueurs est important pour avoir un groupe, une force collective. Moi, j'ai toujours considéré que la force collective était plus forte que la force individuelle, même si la réalité du football fait que ce sont des individus qui peuvent faire, sur un seul geste, la différence. Mais pour revenir à Kylian, le fait qu'il est capitaine, il assume totalement ce rôle-là, et il sait très bien qu'il engage le groupe. Donc évidemment, les joueurs entre eux aussi, je ne vais pas dire qu'ils font leur propre loi, mais il y a une gestion parce que ça peut arriver que un, deux, trois, pour des raisons professionnelles, privées, soient un peu moins bien. La notion de groupe est là pour amener tout le monde. Je fais en sorte, et j'ai eu jusqu'à maintenant beaucoup de plaisir à voir le groupe France dans ces grandes compétitions, de par ce qu'ils font sur le terrain, mais aussi parce qu'on passe les journées ensemble. On est H24 ensemble. Là, on est depuis... c'est la septième semaine depuis le début de la préparation. Donc même si tout passe vite aujourd'hui, ça doit être du plaisir, en tenant compte que tout dépend des caractères, des personnalités… Ils ne sont pas tous les mêmes, ils n'ont pas tous les mêmes sensibilités, mais cette diversité, j'ai toujours considéré, et quand j'étais joueur aussi, que ça doit être une force. Et ça continuera à être la force de l'équipe de France. »
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.







































