Foot National
·13 juillet 2026
Didier Deschamps (France) : "Nous allons tout faire pour que ce soit un grand jour"

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·13 juillet 2026

Didier Deschamps, sélectionneur de l’Équipe de France, était présent en conférence de presse à la veille de la demi-finale de Coupe du Monde face à l’Espagne.
Un match plus qu’attendu. Ce mardi soir (21h), l’Équipe de France affronte effectivement l’Espagne dans le cadre des demi-finales de la Coupe du monde 2026. Une rencontre en guise de remake de la dernière demi-finale de l’Euro 2024, qui avait tourné en faveur de la Roja. Présent en conférence de presse d’avant-match ce lundi, Didier Deschamps, qui pourrait disputer son dernier match sur le banc des Bleus, a fait le tour de l’actualité tricolore.
Sur la gestion de l'équipe :
"Chaque sélectionneur a des choix à faire. À partir du moment où je considère qu'on a besoin de tout le monde, je vous l'ai dit : l'important, c'est que celui qui commence soit bon, et que celui qui rentre soit bon aussi. Jusqu'ici, ça s'est plutôt passé comme ça, donc pourvu que ça continue. Après, dans la réflexion par rapport à la situation, on peut avoir des profils légèrement différents, mais à un moment ou un autre, ils seront concernés de toute façon."
Sur Aurélien Tchouaméni et la concurrence entre Bradley Barcola et Désiré Doué :
"Concernant Aurélien, autant au dernier match (même s'il était sur le banc) le risque était trop élevé, autant aujourd'hui il va mieux. On ne peut pas dire qu'il soit guéri à 100 %, mais c'est une demi-finale de Coupe du Monde. Son dernier match joué remonte à 15 jours, ce n'est pas rédhibitoire non plus. L'important, c'est qu'il soit là aujourd'hui. Je vous le répète, pour le match précédent, le risque était trop élevé, mais il est de nouveau disponible. Quant à la concurrence entre Bradley et Désiré, c'est une bonne chose. Déjà, ils se connaissent et ils s'apprécient. Tous les deux ont le potentiel pour être titulaires. À Paris, ils se sont parfois alternés, parfois ils ont joué ensemble. L'un ou l'autre peut commencer ou entrer en cours de match, cela ne changera pas leur rendement. Cette concurrence permet de faire des choix en fonction du profil de l'adversaire. Comme je vous l'ai dit pour Hakimi, il y avait des difficultés à défendre à l'intérieur sur son pied gauche ; Desiré a cette capacité à rentrer sur ce côté-là, alors que Bradley est plus un joueur d'extérieur. Je suis très content d'avoir les deux, en plus des autres."
Sur la menace Lamine Yamal :
"Évidemment qu'il y a les points forts de l'adversaire, mais nous aussi nous en avons. Mon collègue Luis De la Fuente prend en considération les qualités de nos joueurs, et moi je prends en compte ce que Lamine Yamal est capable de faire. Il fait partie des individualités capables de faire des différences. L'objectif pour tout adversaire est de limiter son influence, mais il apporte énormément à cette équipe d'Espagne. Il existe différentes solutions pour le contrer, notamment dans les situations de un-contre-un. Il en a eu, et c'est difficile à gérer, mais défendre en un-contre-un face à mes joueurs n'est pas non plus une partie de plaisir pour l'adversaire. Ce seront des situations qu'il faudra savoir bien négocier."
Sur les déplacements et la fraîcheur physique :
"Sincèrement, je n'ai pas calculé le temps de déplacement des Espagnols. Nous connaissons le nôtre. C'est pour cela que l'option de terminer premiers de poule avec ce match le 26 était importante : nous connaissions notre parcours. Le choix de Boston pour notre hôtel et notre camp de base n'est pas un hasard, nous y avons de formables installations. Je vois les matchs, mais je ne compte pas les kilomètres parcourus par l'adversaire. Nous avons eu à un moment donné quatre jours de récupération, l'Espagne a pu en avoir plus. Évidemment, la fraîcheur est toujours un élément crucial dans une telle compétition pour n'importe quelle équipe. En demi-finale, après un match de plus, la fatigue s'accumule à travers les prolongations ou les matchs joués sous une forte chaleur comme nous en avons connus. Cela laisse des traces. L'issue dépendra de l'état physique, mais aussi psychologique des joueurs. De notre côté, l'ensemble du groupe va bien et est prêt pour le rendez-vous de demain."
Sur le statut de favori de l'Espagne :
"Oui, je confirme que l'Espagne est favorite. Vu ce qu'elle a fait depuis le premier match, l'Espagne a confirmé ce statut. Je ne veux pas mettre de pression sur Luis et son équipe, mais tout le monde attend beaucoup d'eux. L'Espagne sait attaquer, mais elle sait aussi très bien défendre, puisqu'elle n'a encaissé qu'un seul but en six ou sept matchs. Ça peut être un match spectaculaire entre deux équipes qui ont beaucoup de qualités offensives. Luis, tout comme moi, pense aussi à bien défendre. Mais avec la qualité offensive des deux côtés, il faut s'attendre à un grand match."
Sur l'expérience des demi-finales et la préparation :
"Le vécu et l'expérience sont des éléments importants. Je ne fais pas les choses de la même façon d'une compétition à l'autre car les situations et les adversaires changent, tout comme le groupe de joueurs. Le mot d'ordre est de s'adapter, même s'il y a des points communs. Ce n'est jamais identique. En revanche, notre force réside dans notre régularité, puisque c'est notre troisième demi-finale consécutive. C'est une très bonne chose. Cette expérience me permet d'éviter les erreurs passées. Après, il y a toujours une part d'incertitude car le football n'est pas une science exacte. Mais la préparation et la programmation dans le moindre détail restent essentielles pour tout anticiper. Avec mon staff, les observateurs et les données graphiques, nous nous nourrissons de tout cela pour informer les joueurs et faire les meilleurs choix aux moments clés."
Sur la popularité de l'équipe de France aux États-Unis
"Je sais qu'il y a cinq sports majeurs aux États-Unis et que le football n'en fait pas encore tout à fait partie, mis à part pour le football féminin. C'est quelque chose que nous apprécions. Nous nous en rendons compte à notre camp de base à Boston, où les gens sont merveilleux, mais aussi à travers tous nos déplacements. J'ai entendu dire que nous étions perçus comme une équipe sympathique. Nous le sommes aussi parce que nous gagnons des matchs. Au-delà des résultats, qui restent le plus important, cela passe par nos attitudes, les moments de partage et la vie de groupe. C'est très appréciable, et tant mieux si cela peut aider au développement du football aux États-Unis. En tout cas, nous profitons de ce soutien populaire."
Sur l'état de forme de Kylian Mbappé :
"Kylian va bien. On ne va pas épiloguer sur son état de forme, il est à 100 %. Il s'est entraîné cet après-midi. Il a le droit, comme d'autres, de faire dix minutes au lieu de vingt sur une opposition, il n'y a pas de problème avec ça."
Sur le symbole de jouer un 14 juillet :
"Le 14 juillet est évidemment un jour symbolique pour la France et pour tous les Français. C'est la première fois que nous jouons ce jour-là, je n'avais pas ce détail en tête. Nous allons tout faire pour que ce soit un grand jour. Nous sommes programmés pour cela et notre objectif est clair, même si l'Espagne veut aussi cette place en finale. Aujourd'hui, on ne va pas se satisfaire d'être dans le dernier carré. Nous sommes des compétiteurs, donc on va tout faire pour que ce début d'après-midi se passe très bien pour nous."
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