"Diminuer mon risque tant que le club n’est pas rentable" : à Versailles, Alexandre Mulliez réduit la voilure | OneFootball

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·28 juillet 2026

"Diminuer mon risque tant que le club n’est pas rentable" : à Versailles, Alexandre Mulliez réduit la voilure

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Trois ans après son arrivée à la tête du FC Versailles, Alexandre Mulliez change de cap. Dans le cadre de la série "Le Club" sur Canal+, il explique vouloir limiter ses risques financiers. Pour renflouer les caisses et assurer la pérennité du projet, il se lance dans une levée de fonds de 6 millions d'euros pour céder 30 % du capital.

Un changement de cap. Trois ans après son arrivée à la tête du FC Versailles, Alexandre Mulliez a décidé de réduire un peu la voilure. Dans la deuxième saison de la série documentaire "Le Club" diffusée sur Canal+, qui dévoile les coulisses de l’équipe de Ligue 3, celui qui a investi aux côtés de l’entrepreneur Fabien Lazare et du pilote de Formule 1 Pierre Gasly explique son choix de limiter ses dépenses personnelles. Une décision directement liée à la santé financière de l'entité yvelinoise, comme le concède ouvertement le dirigeant : "Aujourd’hui, j’ai envie de diminuer mon risque tant que le club n’est pas rentable", explique-t-il lors d’un déjeuner avec Jean-Michel Fourgous, le président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le constat est d'ailleurs tout aussi sans appel lorsque le petit-fils du milliardaire Gérard Mulliez, fondateur de l’enseigne de grande distribution Auchan, confie à Jean-Claude Le Grand, le directeur général des relations humaines de L’Oréal, que le FC Versailles n’est "pas du tout" rentable.


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À la recherche d'actionnaires minoritaires

Face à cette impasse budgétaire, le président versaillais s'est résolu à partir en quête de nouveaux partenaires financiers au début de l'année. Une quête indispensable pour assurer la survie même de la structure : "Je dois lever 6 millions d’euros avant mi-mai maximum, parce que si je n’y arrive pas, je laisse tomber le club, potentiellement le club s’écroule. On est mi-février, j’ai trois mois et en fait, il n’y a rien d’autre", souffle-t-il lors d’une conversation en visio.

La stratégie d'ouverture reste mesurée mais ferme sur le profil des futurs investisseurs : "On vend 30% du capital, donc on ne vend pas une part majoritaire du capital", précise-t-il un peu plus tard dans la série. Avant de détailler sa vision bien particulière du partenariat : "Ça peut paraître naïf, mais je veux des gens sympas, parce que ce qu’on vend nous, ce n’est pas un retour sur investissement, ce n’est pas un rendement, c’est une aventure humaine. On va se revoir dans les ‘hospi’ (hospitalités), on va se revoir aux matchs et je ne veux plus être avec des actionnaires que je n’apprécie pas. On veut des gens qui ne souhaitent pas faire d’ingérence. J’exige de la confiance et en échange de ça, je propose de racheter les actionnaires sur simple demande au prix d’entrée."

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