Real France
·20 août 2026
Diomandé, Güler, le Barça : les dernières confidences de Mourinho

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·20 août 2026

La seconde partie de l’interview accordée par José Mourinho à Josep Pedrerol a été diffusée par El Chiringuito cette nuit.
Après avoir passé en revue de nombreux sujets dans la première partie de l’interview (à retrouver ici) le Special One a cette fois parlé de Diomandé, Bernardo Silva, Arda Güler, du Barça et de l’affaire Negreira.
Le Portugais a d’abord parlé de Bernardo Silva, qu’il voulait absolument dans son équipe : "Je pense que c’est un joueur de Pep Guardiola, l’un de ceux dont Pep est tombé amoureux. Et pour Pep, tomber amoureux d’un joueur veut dire beaucoup, parce qu’il a toujours travaillé avec les meilleurs du monde."
Puis il a expliqué ce qu’il attend de son nouveau milieu. "Il apporte tout. J’espère avoir peu de problèmes et beaucoup de stabilité. Si nous avons ça, pour moi Bernardo est aujourd’hui un joueur du milieu de terrain, mais il peut jouer en 10, à droite, rentrer dans l’axe... Il peut jouer partout. Il a une intelligence du jeu énorme et c’est un joueur que j’aime depuis toujours.
"Ça n’a rien à voir avec le fait que l’Atlético ou le Barça le voulaient. Ce n’est pas qu’on va le leur prendre pour que notre voisin soit triste. C’était ma conviction : Bernardo a le niveau Real Madrid."
Mourinho a également été interrogé sur le joueur capable de prendre la relève de Toni Kroos et Luka Modric : "Il n’y a qu’un Luka et un Toni". L’entraîneur portugais a ensuite parlé d’Arda Güler, qu’il imagine évoluer vers un rôle plus central.
"J’adore Güler. Je pense qu’il va lui arriver quelque chose de similaire à Modric ou Bernardo Silva. Tu commences à un poste et tu termines à un autre. Tu commences en 10 et tu finis en 8, en 6. Je pense qu’Arda va prendre cette direction avec son évolution et sa compréhension du jeu."
José Mourinho a aussi expliqué qu’il n’avait "réclamé" aucun joueur en arrivant au Real Madrid, mais plutôt qu’il avait validé les pistes en accord avec les dirigeants. Il a ensuite détaillé pourquoi le club avait choisi de miser sur Diomandé.
"Non, je n’ai demandé personne. Je suis arrivé sans demander personne, en analysant bien l’effectif et en sachant ce que j’aimerais voir arriver. Mais aussi en tenant compte de ce qui s’est passé la saison dernière. Vous, El Chiringuito, vous faisiez parvenir les informations jusqu’à Lisbonne et, une minute plus tard, je savais ce qui se passait ou ne se passait pas. Je voulais arriver en connaissant beaucoup de choses, mais en me comportant comme si je ne savais rien. Je savais ce que je voulais, mais je voulais savoir ce que pensait le club. Et nous étions totalement sur la même longueur d’onde".
"Regardez les premiers joueurs que nous avons recrutés : Dumfries, Konaté. Avec tout le respect que j’ai pour ces deux grands joueurs, ce ne sont pas forcément les profils qui font rêver les supporters ou exploser les réseaux sociaux, mais nous en avions besoin. Nous sommes toujours allés dans cette direction, sans rien demander, et les choses sont arrivées naturellement", poursuit Mourinho.
"Diomandé est un ailier rapide, agressif, capable de jouer sur les deux côtés. Ce n’est pas facile à trouver. En plus, il est jeune, il peut encore progresser et il a beaucoup d’années devant lui au Real Madrid. Quand cette possibilité est arrivée, je ne voulais pas analyser s’il coûte 120, 80, 40 ou 20 millions. J’analyse le profil du joueur, ce qu’il peut apporter à mon équipe et, dans ce sens, j’ai dit : "Oui, je le veux." S’il coûte 120 ou 80... ce n’est plus mon problème."
Le coach du Real Madrid n’a pas non plus eu de mal à reconnaître qu’il aimait le Barça de Hansi Flick. "Oui, oui, j’aime beaucoup. Très bon travail. Flick, Deco et évidemment les joueurs, j’aime beaucoup."
En revanche, il ne voudrait pas de Lamine Yamal dans son effectif. "Non. C’est évidemment un grand joueur, un jeune avec une marge de progression incroyable. Ce n’est pas normal, à son âge, d’être déjà champion d’Europe et du monde. Mais nous avons un effectif au top, je ne ferais de place à personne. Maintenant, ce sont les miens. Les miens sont les meilleurs."
Mourinho a aussi raconté comment il avait vécu l’appel du Real Madrid pour lui proposer de revenir. "D’abord, il y a eu les rumeurs. Normalement, il y a d’abord un contact puis des rumeurs sur ce contact. Dans ce cas, il y a eu les rumeurs puis le contact".
"Quand le Real Madrid m’a appelé, j’ai ressenti exactement l’impact que je veux que les joueurs ressentent quand le Real Madrid les appelle pour la première fois. Quand Madrid m’a appelé, c’était terminé : facile, je voulais venir. Je n’ai pas eu le moindre doute."
"Je pense que revenir dans un club a une vraie signification. Quand je suis parti du Real Madrid et que je suis allé à Chelsea pour la deuxième fois, je n’allais pas à Chelsea, j’allais à Manchester United. Mais Chelsea est arrivé et le propriétaire m’a dit : "Après autant d’années et autant d’entraîneurs, tu es le meilleur et je veux que tu viennes." Boum, ça arrive et c’est parti".
"Revenir au Real Madrid après avoir gagné le triplé, après avoir tout gagné... Le sentiment, c’est que le Real Madrid m’aime parce que j’ai tout gagné."
"Maintenant, je reviens sans avoir rien gagné. Je reviens parce qu’ils me connaissent, parce qu’ils savent ce que je peux apporter. Je ne reviens pas parce que j’ai gagné le triplé, je reviens parce qu’ils me connaissent. C’est plus profond et j’en suis très heureux", ajoute-t-il.
Enfin, l’entraîneur du Real Madrid a été interrogé sur l’affaire Negreira. "(Il rit) L’affaire Negreira... l’affaire Negreira est entre les mains de la justice... voyons ce que fera la justice".
"Je vais simplement vous dire que, sans savoir qu’il s’appelait José María Negreira quand j’étais ici, je sentais quelque chose d’étrange. Quelques années plus tard, on sait que ce n’était pas normal. Mais la seule chose que je trouve étrange, c’est la justice. C’est la seule chose que je trouve étrange."
Relancé sur le fait que les paiements vers le vice-président du Comité technique des arbitres pouvaient, selon lui, constituer une manipulation de la compétition, Mourinho a répondu : "Il faut simplement avoir le courage de regarder les choses en face. En Italie, ils l’ont fait avec le Calciopoli."
Mais quand Josep Pedrerol lui a alors demandé si le Barça devait être relégué en deuxième division, Mourinho n'a pas voulu aller aussi loin : "C’est ta conclusion. Non... la Liga espagnole doit avoir le Barça".







































