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·9 avril 2026
Dissolution des groupes Ultras de l'ASSE : Une décision forte qui peut rebattre les cartes

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Alors que le dossier de dissolution des groupes ultras de l’ASSE refait surface, un mouvement inattendu intervient du côté de la préfecture. La préfète de la Loire, en première ligne sur ces questions, quitte ses fonctions comme l'indique Le Progrès. Un enchaînement qui interroge sur la suite du processus engagé.
La situation autour des ultras stéphanois connaît un nouveau tournant. Relancée récemment, la procédure visant les Magic Fans et les Green Angels replace le sujet au centre de l’actualité locale et nationale. Depuis plusieurs mois, les autorités ont durci leur position. Interdictions administratives de stade, suivi des incidents, pression accrue sur les acteurs locaux : le cadre s’est progressivement resserré. En janvier, Muriel Nguyen avait clairement affiché sa ligne. "Il faut en finir, c’est totalement inacceptable", affirmait-elle au sujet des violences, avant d’ajouter que la dissolution n’était qu’un sursis. Une prise de position qui donnait le ton d’une gestion plus ferme, avec un objectif affiché : reprendre le contrôle autour de Geoffroy-Guichard.
Dans ce contexte, le départ de la préfète de la Loire intervient à un moment clé. En poste depuis septembre 2025, Muriel Nguyen aura passé 219 jours à Saint-Étienne. Sa démission, actée en conseil des ministres, s’inscrit dans une trajectoire différente puisqu’elle rejoint désormais l’Élysée. Ce changement rapide interroge sur la continuité du dossier. Un nouveau préfet doit être nommé dans les prochaines semaines, avec un délai habituel d’environ trois semaines. D’ici là, la gestion des affaires courantes se poursuit, mais les décisions pourraient être différées.
Ce départ ne remet pas en cause la ligne de l’État vis-à-vis de nombreux groupes ultras, mais il modifie l’incarnation locale de cette politique. Or, sur un sujet aussi sensible, le rôle du préfet reste central. Dialogue avec les groupes, coordination avec le club, lien avec les collectivités : autant d’équilibres qui dépendent aussi d’une connaissance fine du terrain. Le timing interpelle donc, alors même que les auditions liées au processus de dissolution doivent débuter.
Pour l’ASSE, on se retrouve en pleine phase d’incertitude. Le club s’est engagé ces derniers mois dans un travail de coopération avec les autorités, renforçant ses dispositifs de sécurité et tentant d'améliorer le dialogue avec les groupes de supporters. Dans le même temps, la mobilisation s’organise du côté des ultras, avec un soutien national qui dépasse le cadre stéphanois.
Le départ de Muriel Nguyen ne change pas le fond du dossier, mais il pourrait influer sur son rythme et ses modalités. La question reste entière : l’État maintiendra-t-il une ligne strictement répressive ou privilégiera-t-il une approche plus progressive, basée sur les échanges engagés ces derniers mois ? Dans tous les cas, le calendrier s’accélère. Entre auditions à venir et nomination d’un nouveau préfet, les prochaines semaines s’annoncent décisives.









































