Olympique-et-Lyonnais
·16 janvier 2026
Dix ans du Parc OL... "Une histoire encore à écrire"

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Les petits plats dans les grands. Dimanche soir, le Parc OL devrait revêtir ses plus beaux habits pour souffler ses bougies. Elles seront 10, comme le nombre d'années depuis le passage de Gerland à Décines. Une décennie qui est passée "très vite" pour Corentin Tolisso qui a "l'impression que c'était hier". Le 9 janvier 2016, il était sur la pelouse pour la venue de Troyes et avait participé à ce premier succès en terres décinoises. Dix ans plus tard, le capitaine ne sera malheureusement pas de la partie, la faute à une succession d'avertissements qui lui font donc manquer ce match contre Brest (20h45).
Qu'importe, l'ambiance devrait être au rendez-vous pour cette première affiche de la phase retour de Ligue 1. Malgré la programmation dominicale en prime time, le Parc OL devrait s'approcher de sa moyenne de la phase aller, à savoir autour des 50 000 spectateurs. Pas un stade à guichets fermés, mais pas une surprise pour notre consultant Nicolas Puydebois. "Il est trop grand pour ce type de rencontres. Il a été construit pour les grosses affiches de Ligue 1 ou de Ligue des champions". Depuis dix ans, cette dernière est loin de s'inviter au programme lyonnais et cela crée forcément un manque à gagner.
La Ligue Europa reste la petite sœur et n'a pas le même pouvoir d'attractivité. Pourtant, la Roma en 2017 "reste un bon souvenir" pour nos consultants, mais cela reste minime sur l'échelle de l'histoire du club, mais aussi du déménagement à Décines. "Ce stade a été construit pour la belle période, il arrive trop tard finalement. En 2016, on était déjà) dans un renouveau, une structure sportive qui était en déclin. Ce stade a été imaginé par Jean-Michel Aulas pour les grandes rencontres : le Barça, le Real Madrid, le Bayern, quand l’équipe des années 2000 écrasait la Ligue 1 et faisait peur à tout le monde en Europe." À Gerland, il y a eu les "titres et l'âge d'or de l'OL, donc ce n'est pas comparable", mais à chacun sa grille de lecture et son ressenti.
Un jeune de 20 ans n'aura pas connu le 3-0 infligé au Real Madrid, mais se souviendra très bien du 6-1 contre Monaco, permettant ainsi de se qualifier en Ligue des champions. Le supporter qui a connu la D2 puis l'ascension des années 90 aura forcément un rapport toujours particulier avec Gerland. L'heure n'est donc pas à comparer, mais bien à s'appuyer sur le passé pour ramener ces émotions à Décines. Car la construction du Grand Stade est finalement la suite logique de la croissance d'un club. "Il nous a coûté beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent et il faut, par le renouveau actuel, arriver à s’inspirer du passé pour revivre ces grandes émotions et recréer une équipe digne de ce stade", poursuit l'ancien gardien lyonnais, biberonné à Gerland.
Lors de la demi-finale de Coupe de France contre Valenciennes en 2024, l'OL avait retrouvé ce sentiment d'unité, cette belle communion. Cela n'avait rien à voir avec un trophée et c'est aujourd'hui tout ce qui manque. À Arsenal, le déménagement à l'Emirates Stadium n'a pas été sans polémique. Mais à force de travail, les dernières saisons ont permis de reprendre le cours de l'histoire à Londres. À l'OL de suivre le même schéma, pas à pas, "pour écrire son histoire à Décines, car les 65 ans précédents, il y a les souvenirs, la nostalgie, mais le club se doit d’écrire une nouvelle page ici à Décines."









































