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·22 septembre 2026

Du chantier aux ambitions, en un an, le MHSC a changé de visage

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Un an. Douze mois seulement, et pourtant le contraste est saisissant. À l’heure de comparer les deux débuts de saison, le Montpellier Hérault a déjà parcouru un sacré chemin. Après sept journées de championnat, le MHSC version 2025-2026 pointait à la treizième place de Ligue 1 avec huit points. Cette version venait d’ailleurs d’enregistrer une troisième défaite en 7 matchs après s’être inclinée à domicile face à Boulogne. Un an plus tard, dans cette nouvelle aventure en Ligue 2, les Pailladins occupent la quatrième place avec douze points. Au-delà du classement et du nombre de points, c’est surtout le visage affiché par l’équipe qui permet de mesurer le travail accompli.

Il faut évidemment replacer le contexte de l’époque. Il y a un an, le MHSC sortait d’un été particulièrement mouvementé, même si le dernier ne l’aura pas moins été, et entamait une véritable reconstruction. De nombreux départs, autant d’arrivées et un groupe qu’il fallait apprendre à connaître pour sa grande majorité : tout était alors à construire ou presque. À Grammont comme sur le terrain, le nouveau projet prenait progressivement forme, avec des principes de jeu et de fonctionnement que le staff cherchait à installer au quotidien.


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À cette période, Montpellier était régulièrement pointé du doigt pour le visage très défensif affiché par l’équipe et forcément dessiné par Zoumana Camara. La défense à cinq était devenue une constante et, dans certaines configurations, les profils défensifs étaient même utilisés plus haut sur le terrain. Yaël Mouanga ou encore Omeragic pouvaient ainsi être associés dans l’entrejeu, témoignant d’une équipe encore à la recherche de ses équilibres. Certains jeunes, à l’image de Théo Chennahi, n’avaient pas encore réellement eu l’occasion de se révéler.

Douze mois plus tard, le constat est radicalement différent. Le MHSC a construit une véritable identité et, surtout, s’est considérablement rassuré sur le plan défensif. Le nombre de défenseurs alignés peut rester important et parfaitement cohérent avec les principes mis en place, mais la solidité montpelliéraine ne repose plus simplement sur une organisation à cinq. C’est désormais tout un collectif qui sait fermer les espaces, défendre ensemble et rendre la tâche particulièrement difficile à ses adversaires. Cette progression prend encore davantage de relief lorsque l’on regarde les adversaires déjà affrontés. Après sept journées, Montpellier a notamment croisé la route de l’AS Saint-Étienne et du Stade de Reims, deux formations considérées comme des candidates sérieuses à la remontée en Ligue 1. Et malgré cette opposition, le MHSC s’est installé dans le haut du classement avec douze points.

Le paradoxe est donc presque inverse par rapport à la saison passée. Il y a un an, il fallait avant tout construire une équipe capable de trouver ses repères et de devenir plus solide. Aujourd’hui, cette base défensive semble avoir été installée. C’est désormais dans l’autre moitié du terrain que les progrès sont attendus. Montpellier doit encore gagner en efficacité, en créativité et dans sa capacité à convertir ses temps forts en buts. Un chantier forcément important si le club veut rester crédible dans la lutte pour la montée.

Car en l’espace d’un an, le groupe a lui aussi été profondément façonné. Le dernier mercato estival a notamment permis de tourner la page avec certains joueurs qui ne correspondaient plus forcément aux attentes du projet, tout en attirant des profils davantage capables de répondre aux exigences du football souhaité par le coach Pailladin : répéter les efforts, mettre de l’intensité, courir, presser et ne jamais laisser l’adversaire respirer. C’est finalement dans cette comparaison que le travail effectué depuis un an apparaît le plus clairement. Le MHSC n’est plus une équipe en pleine reconstruction qui cherche encore ses repères. Il possède désormais une identité, des certitudes et une vraie solidité sur laquelle s’appuyer. Mais le football de haut niveau ne pardonne jamais le relâchement et ces premières semaines ne constituent qu’une étape.

La trêve de trois semaines arrive donc à point nommé pour permettre au groupe de travailler, de corriger certaines lacunes et notamment de progresser dans le dernier geste. Car les attentes ont changé. Il y a un an, Montpellier était encore en train de construire. Aujourd’hui, il est attendu au tournant. Et c’est peut-être là, finalement, que se mesure le mieux le chemin parcouru en seulement douze mois.

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