Peuple-Vert.fr
·15 juillet 2026
Eliaquim Mangala (ASSE) n'a pas apprécié ce qu'il a vu ce mardi

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Trois jours après avoir vu les Verts tenir tête à Bienne à Andrézieux, c'est un autre match qui a fait réagir un membre du staff stéphanois. Eliaquim Mangala, revenu au club comme adjoint d'Ian Cathro, n'a pas mâché ses mots sur l'élimination des Bleus face à l'Espagne.
L'ASSE se veut ambitieuse cette saison. Encore une fois, les Verts disposeront d'un budget suéprieur rà la moyenne sur le marché des transferts et se montrent actifs pour reconstruire un groupe qui devra aller chercher la Ligue 1. Mais c'est un tout autre sujet qui a occupé les discussions ce début de semaine : l'élimination de l'équipe de France en demi-finale de Coupe du monde, battue par l'Espagne à Dallas, un match durant lequel William Saliba a quitté ses partenaires au bout d'une demi-heure de jeu sur blessure.
Ancien défenseur central passé par l'Equipe de France avant d'attérir à l'ASSE, Eliaquim Mangala a fait son retour au club cet été comme adjoint d'Ian Cathro, qu'il avait côtoyé à Estoril. Consulté par Le Parisien au lendemain de la défaite des Bleus, il n'a pas caché sa frustration face à la physionomie de cette demi-finale.
« Les Bleus n'ont jamais réussi à créer de vraies situations. Il y a eu beaucoup de fautes techniques, alors que l'Espagne a totalement maîtrisé son sujet », a-t-il analysé. Un constat qu'il nuance toutefois car selon lui, la Roja « ne s'est pas créé énormément d'occasions » non plus, ce qui rend la physionomie du match d'autant plus frustrante à ses yeux.
Ce qui dérange le plus l'ancien Stéphanois, c'est justement cette impression de maîtrise totale du côté espagnol, sans que les Bleus n'aient jamais réellement fait douter leurs adversaires. « On n'a jamais senti cette équipe espagnole réellement en difficulté. Elle a fait tourner le ballon et, même lorsqu'elle a dû défendre, elle n'a jamais été inquiétée. C'est ce qui me dérange le plus dans ce match », a-t-il poursuivi.
Mangala a également évoqué l'ambiance sur le banc tricolore, décrivant un Didier Deschamps à cran et un groupe visiblement dépassé par les événements. « J'ai vu Didier Deschamps très nerveux, une équipe de France frustrée. Les joueurs ont dû comprendre eux-mêmes que le match leur échappait parce qu'ils ne trouvaient aucune solution, ni individuellement ni collectivement », a-t-il détaillé, avant d'établir une comparaison peu flatteuse avec un précédent adversaire de la Roja dans ce tournoi : « La Belgique, par exemple, avait réussi à créer davantage de situations contre cette Espagne ».
Pour l'adjoint de Cathro, le constat est sans appel sur la hiérarchie du soir : « L'Espagne a tout simplement été supérieure. Elle a mieux maîtrisé cette demi-finale que la France ». Une sortie de route d'autant plus dure à digérer que l'engouement autour de cette génération tricolore était immense avant le coup d'envoi. « C'est frustrant parce qu'il y avait un énorme engouement autour de cette équipe de France et beaucoup la voyaient aller au bout. Peut-être que cela a aussi joué », a-t-il glissé, avant de conclure sur une note lucide : « Cette défaite laisse forcément un goût amer parce que les attentes étaient immenses, mais il faut aussi reconnaître que, sur cette demi-finale, l'Espagne a mieux maîtrisé son sujet ».
Un regard tranchant, à l'image de ce que le staff stéphanois va désormais devoir transmettre sur le terrain, avec l'ambition de faire aussi bien retomber les attentes vertes que celles, immenses, placées dans les Bleus cet été.







































