Calciomio
·28 avril 2026
« En Italie, tout est suspicion » : les confessions chocs d’un ancien arbitre italien

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·28 avril 2026

Radié en 2018 après avoir dénoncé des dysfonctionnements dans le système arbitral italien, Daniele Gavillucci sort du silence dans un entretien accordé à La Repubblica, en pleine nouvelle polémique autour de l’arbitrage en Italie. Ancien arbitre de Serie A, il s’était retrouvé au cœur des tensions après avoir évoqué des pressions et un manque de transparence au sein des instances. Aujourd’hui, alors que le débat sur la gouvernance et l’indépendance des arbitres refait surface, sa parole résonne à nouveau.
Pour Gavillucci, la solution passe par une réforme structurelle claire : « Avec le passage au professionnalisme, qui donnerait à l’arbitre la dignité de travailleur du sport, comme les joueurs et les entraîneurs, avec un contrat et des indemnités de fin de carrière. Aujourd’hui, un arbitre blessé ne gagne rien. » Une évolution qu’il juge indispensable, mais pas à n’importe quel prix. Il met en garde contre le projet actuel porté par la FIGC : « La réforme du sport confie à la fédération l’encadrement des arbitres. Mais celle-ci propose un marché inacceptable : rendre professionnels les arbitres de Serie A et B, à condition qu’ils dépendent d’un nouvel organisme, auquel participeraient la fédération elle-même et les ligues. Et l’indépendance, dans tout ça ? »
Passé ensuite par l’Angleterre, où il a officié dans le football amateur, Gavillucci souligne les différences culturelles : « À ce compte-là, ils mangent aussi les spaghetti avec une cuillère et un couteau. C’est une autre culture. Avant les matches, les dirigeants des clubs vous appellent pour vous inviter à déjeuner et vous offrir l’hospitalité. » Un contraste saisissant avec l’Italie : « Chez nous, si vous recevez un simple message d’un club, vous devez en informer le parquet fédéral. Tout est suspicion, tout est conflit. »
Dans un climat déjà alourdi par les enquêtes en cours et les critiques récurrentes sur l’arbitrage, cette prise de parole relance le débat sur la nécessité de garantir à la fois professionnalisation et indépendance des arbitres italiens.









































