AllezPaillade.com
·22 février 2026
Encore et toujours des changements trop tardifs

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·22 février 2026

La défaite du Montpellier Hérault Sport Club face à Rodez Aveyron Football a ravivé des frustrations que l’on croyait atténuées après la victoire contre Le Mans FC. Plus que le résultat brut, c’est le scénario qui interpelle. Car au-delà des erreurs techniques et du manque d’inspiration, la gestion des temps faibles continue de poser question. Ces dernières semaines, Zoumana Camara est devenu une cible parfois un peu facile pour certains suiveurs du MHSC et sa sphère médiatique. Les critiques n’ont pas toujours été justifiées, et le coach Pailladin avait su répondre sur le terrain, particulièrement face aux Manceaux. Mais ce week-end, les doutes sont réapparus.
En seconde période, l’encéphalogramme montpelliérain est resté désespérément plat. Nicolas Pays a manqué de justesse et de créativité, Nathanaël Mbuku, averti, n’a jamais réellement pesé, et l’équipe s’est progressivement éteinte. Pourtant, ces deux cités ont réalisé un match entier. Le premier changement a vu l’entrée de Sishuba, qui a tenté d’apporter de la percussion mais qui, comme à chacune de ses entrées, a été trop brouillon. L’intention était là, les courses aussi, mais le déchet technique a été trop important pour réellement déséquilibrer la défense ruthénoise. Alors que le MHSC était mené, les ajustements suivants ne sont intervenus qu’à la 81e minute, avec l’entrée de Téji Savanier et de Naoufel El Hannach. Un timing qui interroge. Sans renverser la rencontre, Savanier a essayé de dynamiser le jeu, de mettre un peu plus de rythme et de personnalité sur le terrain au milieu de 9 autres plots fluorescents. Au regard de son investissement et de ce qu’il peut apporter dans un match fermé, on peut légitimement regretter qu’il ne soit pas entré plus tôt.
Il ne s’agit pas d’accabler Zoumana Camara ni de faire porter la responsabilité d’un revers collectif à un seul homme. Mais à ce niveau, cette progression est essentielle. Quand une équipe montre des signes évidents de panne, attendre trop longtemps pour agir finit par coûter cher. Et ces points laissés en route comptent déjà trop lourd au moment des comptes.









































