Foot National
·30 mars 2026
Entretien - Matis Carvalho (Le Puy) : "Ce qui nous a fait passer un cap est la connaissance du championnat"

In partnership with
Yahoo sportsFoot National
·30 mars 2026

Une saison pleine pour le natif de Nantes. Apparu à 31 reprises toutes compétitions confondues cette saison avec Le Puy, Matis Carvalho a fait part de toute sa classe sur les pelouses du National. Celui qui a concédé 25 buts cette saison va toutefois devoir prendre une décision cet été, où il sera en fin de contrat avec l’actuel cinquième de la future Ligue 3. Passé par la Ligue 1 et Montpellier, le Portugais s’est confié sans langue de bois à Foot-National.com. Entretien avec un gardien de but qui vise les plus hautes sphères du football français.
Matis, comment te sens-tu physiquement actuellement ?
Écoute, moi ça va. Je suis en forme. Je trouve qu’en plus, il y a une bonne dynamique au club en ce moment. Donc ouais, c'est plutôt cool pour moi et pour l'équipe.
Tu as joué la totalité des matchs de ton équipe cette saison, es-tu dans la meilleure période de ta carrière ?
Physiquement ? Je ne sais pas trop… Là où je suis meilleur, c'est que j'ai acquis de l’expérience ces dernières années. Donc maintenant, je me connais très bien. J’essaie de faire attention à ma santé pour pouvoir enchaîner les matchs le plus possible.
Comment se passe la vie au quotidien avec tes remplaçants Yanis Maronne et Jules Guette ?
C’est beaucoup de travail. On essaie de se pousser vers le haut. L’ambiance est très bonne, très, très bonne. Ce sont de bons gars. C’est plutôt serein. Juste du travail et de la bonne ambiance.
En National et en Coupe de France, tu as un ratio de 26 buts concédés en 31 matchs, pas mal non ?
Ouais, je suis plutôt content de moi (rires). On a réussi à ne pas prendre de buts en Coupe de France. Et en championnat, on fait partie des bonnes défenses de la poule. Donc c’est plutôt intéressant. On a eu un peu de mal à démarrer et maintenant que j’ai appris à connaître le championnat, c’est autre chose. On est beaucoup plus solides depuis quelques matchs. Donc ouais, je suis plutôt content de ce ratio.
Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour améliorer ces statistiques ?
Je pense que ce qui nous a fait passer un cap dans la saison, c'est la connaissance du championnat. On venait du niveau inférieur et, malgré tout, on a pu vraiment progresser tous ensemble et améliorer nos statistiques ainsi que notre confiance en nous. Il faut poursuivre sur cette lancée.

Comment vois-tu cette dernière ligne droite ?
On est encore dans quelque chose d’intéressant à quelques journées de la fin. On ne va pas faire les ultra-ambitieux. On va rester à notre place, prendre les matchs les uns après les autres, puis on verra de quel côté on bascule.
Tu arrives au bout de ton contrat au Puy, qu’as-tu tiré comme enseignements de ton passage en Auvergne ?
Depuis que je suis arrivé, premièrement, je joue. J’enchaîne beaucoup de matchs. Donc ça me fait beaucoup progresser en expérience et en connaissance du niveau et de moi-même. Ensuite, ce que j’en ai tiré, c’est qu’une saison est longue, qu’il peut y avoir des très hauts comme des moments plus difficiles. C’est la gestion de tout ça qui est importante.
Ces derniers jours, Le Puy a annoncé son changement de nom et son projet Ligue 3. Souhaiterais-tu en faire partie ou serait-il temps de commencer à viser la Ligue 2 ?
Le plus important, je pense, c'est de s'occuper de la fin de saison. On a encore des choses à jouer. Donc le plus important, en tout cas, c’est que je me concentre uniquement sur ça : la fin de saison. Le reste, on verra après. Je trouve ça génial que le club prenne la dimension du niveau National, et surtout professionnelle, qui va arriver dès l'année prochaine. C’est top pour le club et pour les joueurs. Maintenant, il y a tellement de choses à gérer d'ici là que nous, on se concentre sur les derniers matchs.
Comment l’avez-vous accueilli ?
On en avait déjà un peu entendu parler au club, donc on n’était pas surpris. On nous avait déjà présenté le projet en amont. Nous, on trouve que c'est une bonne nouvelle si ça permet au Puy de devenir une place forte du championnat National. C’est top pour le club.
Au moment où nous faisons cette interview, Le Puy est cinquième de National, à cinq points seulement de la troisième place…
En début de saison, on aurait signé tout de suite pour ça, mais il faut rester à notre place. On essaie de faire les choses pour rester dans le bon wagon.
Vous terminerez la saison par la réception de Dijon, actuel leader, puis à Sochaux, le co-troisième : tu vois où je veux en venir ?
À la fin, les équipes du haut de tableau s'affrontent, donc il y a beaucoup de choses qui peuvent encore changer, c’est clair. Peut-être que le classement sera déjà figé à ce moment-là. Mais en tout cas, ce seront deux beaux matchs pour terminer la saison et avoir potentiellement une cerise sur le gâteau.
Te concernant, tu as été élu à trois reprises Talent Foot-National par les entraîneurs adverses de National : est-ce que c’est suffisant pour toi ?
Cela fait toujours plaisir d’être un peu reconnu. Après, ce n’est pas un objectif que je me suis vraiment fixé. Moi, mon but, c'est que collectivement, on fasse de bonnes performances et qu’on obtienne de bons résultats. Et qu’individuellement, mes performances ressortent ensuite, mais cela passe après le collectif.
Pour finir, on va évoquer tes jeunes années. Tu es passé de La Rochelle au centre de formation du Téfécé à 16 ans : comment as-tu vécu cette transition ?
C'était génial. Arriver dans un centre de formation aussi important, avec énormément de qualité, vu les joueurs qui sont passés et qui passent encore. C'était génial : la vie en internat, enchaîner tous les week-ends de gros matchs en U17 nationaux et en U19 nationaux, c'était vraiment de superbes années.
Que retiens-tu de tes années toulousaines ?
C’est ma progression. C’est là où je pense avoir commencé à me forger et à comprendre comment fonctionnait le football. Donc c’était beaucoup de travail. Peu importe si on jouait ou pas, il fallait rester concentré sur le travail et essayer de progresser pour pouvoir ensuite espérer jouer à un bon ou très haut niveau.
En 2019, soit quatre années plus tard, tu rejoins la réserve du MHSC : pourquoi ?
Montpellier, c’était le seul club qui me proposait un contrat professionnel à cette époque. Du coup, le choix était évident. En plus, je suis arrivé dans une équipe de qualité qui jouait le haut de tableau régulièrement ces années-là en Ligue 1.
Pendant quatre ans, où tu as notamment disputé trois matchs de Ligue 1 : tes plus beaux souvenirs, j’imagine ?
Oui, bien sûr. Malgré tout, ça reste un sport de passion, et c’était un rêve quand j’étais petit. Forcément, avoir joué ces trois matchs en Ligue 1, c’était un rêve qui se réalisait. Ensuite, c’est devenu un objectif. Oui, c’était magnifique.
Que peut-on te souhaiter pour cette fin de saison ?
Qu’on soit encore dans le coup le plus longtemps possible. Collectivement, ce serait top pour avoir des choses intéressantes à jouer. Individuellement, rester sur cette lancée : je pense que mes performances du moment sont plutôt bonnes et que j’ai réussi à bien comprendre le championnat. Donc rester sur cette dynamique.
As-tu vu une hausse de niveau en National par rapport à la saison dernière ?
Oui, quand même. On voit qu'on a affaire à de meilleurs joueurs, à des clubs beaucoup plus armés, avec plusieurs joueurs à chaque poste. Le niveau est quand même plus élevé. On ne se débrouille pas trop mal. On a aussi réussi à élever notre niveau de notre côté.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.









































