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·14 mai 2026

Equipe de France : Camavinga, Lacroix, Chevalier, Risser... Deschamps justifie sa liste des 26 pour la Coupe du monde

Image de l'article :Equipe de France : Camavinga, Lacroix, Chevalier, Risser... Deschamps justifie sa liste des 26 pour la Coupe du monde

À l’aube de sa dernière compétition internationale, Didier Deschamps a dévoilé une liste de 26 joueurs pour la Coupe du Monde 2026. Entre émotion personnelle, choix audacieux comme la sélection du jeune Robin Risser et gestion d'un secteur offensif pléthorique, le sélectionneur a détaillé sa stratégie pour mener les Bleus vers un nouveau sacre mondial.

Des petites surprises mais pas de séisme majeur. Ce jeudi soir, lors du journal de 20 heures sur TF1, Didier Deschamps a livré sa liste de 26 joueurs retenus pour disputer la Coupe du monde (11 juin-19 juillet) sous le maillot bleu. Si la plupart des cadres sont là, le sélectionneur a fait le choix de se passer d'Eduardo Camavinga, le milieu du Real Madrid, de Lucas Chevalier, le gardien du PSG et de Randal Kolo Muani, l'attaquant parisien prêté à Tottenham. Pour les remplacer, DD a choisi d'appeler Maxence Lacroix, renforçant numériquement la défense française, Robin Risser, le portier de Lens qui sera le numéro 3 au poste et Jean-Philippe Mateta, l'attaquant de Crystal Palace. Face aux journalistes, le sélectionneur a expliqué ses choix et les équilibres qu'il recherche pour une compétition qui va durer près de six semaines.


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Pour votre dernière compétition, vous entamez le dernier chapitre de votre carrière de sélectionneur.  Quelle est votre émotion à l'approche de cette Coupe du Monde 2026 ?

DIDIER DESCHAMPS. Je suis bien conscient de l’aspect symbolique. Aujourd'hui, il y a beaucoup de moments qui sont des "derniers". C’est une émotion particulière, même si j’ai tendance à cacher mes émotions. On me dit souvent que je parais froid à la télévision, mais je suis en conférence de presse, je ne peux pas me laisser aller à des sentiments qui pourraient être mal interprétés. L’équipe de France est au-dessus de tout. Il y a ce qui a été fait, et c’est bien, sinon je ne serais pas là après 14 ans, mais le plus important, c’est ce qui arrive. Toute notre énergie est focalisée sur cette compétition. On est à bloc, avec des décisions importantes à prendre, notamment pour cette liste, pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions.

L'une des interrogations principales concernait l’identité du troisième gardien. Vous avez choisi Robin Risser. Qu’est-ce qui a fait la différence en sa faveur par rapport à un Alphonse Areola ou même un Hugo Lloris, dont le nom a circulé ?

C'est une interrogation que je comprends. Il faut d'abord tenir compte du fait que cinq joueurs n'étaient pas là en mars car ils étaient blessés. Concernant Lucas Chevalier, sa situation était déjà compliquée en mars. J'espérais que cela s'améliore mais il n'a pas eu de temps de jeu, malheureusement pour lui, à cause de sa blessure au PSG. Le critère prédominant est sportif. Sur une saison complète, c’est ce qui compte. Concernant Hugo Lloris, j'ai toujours gardé contact avec lui, mais Hugo n'a jamais pensé à être candidat pour un poste de numéro 3. Il n'a jamais été habitué à ce rôle, et encore moins aujourd'hui. Robin, par ce qu'il fait, est un jeune qui a déjà un lien avec nous, il était venu s'entraîner avec les joueurs en mars. Il sort d'une très belle saison. Le critère sportif est essentiel, et même si certains ont un avis différent, je reste dans cette logique avec mon staff.

On n’imaginait pas forcément Maxence Lacroix sur cette liste. Qu'est-ce qui a présidé à votre choix et est-ce que le fait d'avoir pris neuf défenseurs a été décisif ?

Maxence a été très performant quand il a fallu pallier la blessure de William Saliba. Il est capable de jouer axe gauche et axe droit. Comme je l'ai dit, je veux avoir trois options à chaque poste — attention, cela ne veut pas dire tripler tous les postes, sinon il me faudrait 33 joueurs. En mars, nous avions fini à cinq milieux de terrain car Manu Koné s'était blessé. Avoir neuf défenseurs nous offre une sécurité supplémentaire. On ne sait jamais ce qui peut se passer, la liste ne sera officielle auprès de la FIFA que lundi à 18h et il reste encore des matchs de clubs, dont la finale de la Ligue des Champions.

Warren Zaïre-Emery est-il forcément la troisième option au poste de latéral droit ? Et concernant Théo Hernandez, une vidéo polémique a circulé ces dernières heures, est-ce un sujet pour vous ?

Pour Warren, oui, il peut être une option à ce poste de par ce qu'il a déjà fait ponctuellement avec le PSG, même si ce n'est pas son rôle premier. Concernant Théo, la vidéo dont vous parlez date de 2021. Je ne vais pas m'étendre là-dessus, ce n'est pas d'aujourd'hui. J'en avais parlé avec lui à l'époque. C’est sa vie privée. Théo est tranquille, et pour moi, c'est un sujet qui est déjà loin derrière.

On a peu vu Ousmane Dembélé cette saison en Bleu à cause de pépins physiques, mais il revient fort. Que peut-il apporter et où sera-t-il le plus utile ?

Ousmane a dû gérer ses soucis physiques, mais il est là, dans la ligne droite. Il a cette capacité d'accélération et d'efficacité qui est très importante. Quant à sa position, il a une liberté, comme il l'a au PSG. Il peut être à droite ou plus dans l'axe. Cette relation technique qu'il a avec les autres joueurs est une force. Il punit l'adversaire par sa qualité. C’est un élément très important pour nous.

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Equipe de France : noyau dur, rôle de Guy Stéphan et situation extrasportive... comment Deschamps bâtit sa liste pour la Coupe du monde « Le n°2 qui veut pousser le n°1 dans l’escalier, je ne le prends pas » : les leçons de management d'Onesta avant la liste de Deschamps ! Vous n'avez pas pris de réservistes officiels. Avez-vous tout de même passé des messages à certains joueurs ? Et assumez-vous un "déséquilibre" avec neuf attaquants pour seulement cinq milieux ?

Les joueurs pré-sélectionnés (entre 35 et 55) savent qu'ils doivent se tenir prêts. Pour les joueurs de champ, je peux faire des changements jusqu'au 15 au soir, veille de notre premier match. Pour les gardiens, c'est durant toute la compétition. Sur l'équilibre, lors de la dernière Coupe du Monde, on jouait avec quatre joueurs offensifs. L'objectif est d'avoir des options pour créer des problèmes à l'adversaire. Le haut niveau demande d'être solide, mais mon but est d'être efficace et de marquer. On ne va pas renoncer à attaquer.

Michael Olise brille à droite en club, mais avec vous il est plutôt axial. Envisagez-vous une permutation avec Dembélé ?

Il y a une position de départ, mais ils ont cette intelligence, au-delà de la qualité technique, de pouvoir permuter pour surprendre l'adversaire. Michael et Ousmane ont cette faculté. L'important est que les zones soient occupées, mais leur liberté est une arme.

Si Lucas Chevalier n'avait pas été blessé, aurait-il été dans la liste ? Et est-ce qu'on compose sa "dernière liste" différemment, avec moins d'affect ?

S'il n'avait pas été blessé, il aurait probablement été là, oui. J'espérais pour lui qu'il ait plus de temps de jeu dès le mois de mars. Sur l'affect, je sais que c'est dur pour ceux qui ne sont pas là, surtout ceux qui ont l'habitude de venir. C'est dur humainement, mais le côté professionnel reprend le dessus. On a de longues réflexions avec le staff, on a des éléments que vous n'avez pas forcément à l'extérieur. Je fais ce que je pense être le mieux pour l'Équipe de France. Faire une liste de 26, c'est construire un groupe, pas seulement aligner des noms.

Vous avez pris 26 joueurs cette fois. Est-ce pour compenser la chaleur ou l'enchaînement des matchs ? Et un mot sur Corentin Tolisso qui n'est pas là ?

Didier Deschamps : 26 joueurs, ça apporte plus de sécurité mais c'est plus complexe en gestion humaine, car il y en aura forcément qui ne joueront pas. La compétition a changé, il y a plus d'équipes, un match en plus, et des conditions de température particulières. Sur "Coco" (Tolisso), il fait une très belle saison, mais la concurrence est là. Les cinq milieux que j'ai choisis sont indiscutables aujourd'hui. J'ai dû faire des choix. C'est le cas aussi pour d'autres, je comprends leur déception. N'Golo Kanté, lui, est un cas unique, c'est pour ça qu'il est là.

Pourriez-vous entraîner une autre nation, comme l'Italie, après les Bleus ?

Je ne m'interdis rien. Mais ce n'est pas l'actualité. Le plus important, c'est la Coupe du Monde. Je suis disponible après comme tout le monde le sait.

Kylian Mbappé a affirmé que les footballeurs sont aussi des citoyens qui ont un avis. Partagez-vous cela ? Et comment allez-vous gérer son temps de parole, lui qui s'était fait discret médiatiquement en 2022 ?

Je ne juge pas les joueurs. Il y a une liberté d'expression. Ce sont des citoyens, ils ont le droit d'avoir une sensibilité. S'ils parlent, on demande pourquoi ils parlent, s'ils ne parlent pas, on demande pourquoi ils se taisent... Moi, ce qui m'intéresse, c'est le footballeur. Sur le terrain, il parle très bien. En tant que capitaine, il aura des obligations médiatiques, il sera avec moi en veille de match. On s'adaptera. L'important, c'est qu'il reste focus sur le terrain.

Eduardo Camavinga n'est pas là. Qu'est-ce qui lui a manqué ?

C'est un mélange entre sa saison, des blessures qu'il a eues, et de la concurrence qui est très forte à son poste. Il est encore jeune, il a tout le potentiel, mais aujourd'hui, d'autres sont devant. Je comprends qu'il soit déçu.

C'es votre dernière compétition, il n'y a donc pas d'objectif officiel fixé par votre président pour vous permettre de renouveler votre contrat. Quel est l'objectif ? Est-ce la finale ?

Demandez au président ! Il y a une attente, on veut aller le plus loin possible. On sort d'un Euro où on est allés en demi-finale en étant diminués offensivement. Ici, on veut faire mieux. On est favoris au classement FIFA, mais sur le terrain, il y a l'Argentine, le Brésil, l'Allemagne, l'Espagne... On respecte tout le monde. On va tout faire pour que ce groupe vive bien et aille au bout.

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