« Eux ne veulent plus le voir » : la phrase interceptée qui plonge l’arbitrage de Serie A dans un scandale aux ramifications explosives | OneFootball

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·4 mai 2026

« Eux ne veulent plus le voir » : la phrase interceptée qui plonge l’arbitrage de Serie A dans un scandale aux ramifications explosives

Image de l'article :« Eux ne veulent plus le voir » : la phrase interceptée qui plonge l’arbitrage de Serie A dans un scandale aux ramifications explosives

Tout repose sur un pronom. « Eux ». Prononcé en avril 2025 lors d’une conversation téléphonique interceptée entre le désignateur arbitral de Serie A Gianluca Rocchi et le superviseur Var Andrea Gervasoni : « Eux ne veulent plus le voir. » Ce « eux », qui désignerait ceux ayant demandé à Rocchi d’orienter certaines désignations en leur faveur, n’a toujours pas été identifié. C’est sur ce point précis que repose l’hypothèse de fraude sportive formulée dans la convocation notifiée à Rocchi il y a dix jours, à laquelle le dirigeant a répondu en invoquant son droit au silence.

Selon les éléments recueillis par la Garde des finances, quelqu’un aurait fait pression, via un intermédiaire, pour que Rocchi désigne Daniele Doveri pour la demi-finale retour de Coupe d’Italie du 23 avril 2025, afin de « le griller » : lui faire arbitrer ce match pour éviter de le retrouver dans les rencontres suivantes de championnat, jugées décisives pour le titre. Parallèlement, il aurait été demandé de confier à Andrea Colombo la rencontre Bologne-Inter du 20 avril. Les deux désignations furent effectivement réalisées, mais l’Inter perdit les deux matchs.


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Le nom de Giorgio Schenone, ex-assistant arbitral et club referee manager de l’Inter, est apparu dans les échanges entre Rocchi et Gervasoni. Mais aucune mise en cause formelle n’a été établie à son encontre, et l’Inter ne compte aucun membre officiellement mis en cause dans l’enquête à ce stade.

Trois scénarios sont envisagés : Rocchi aurait agi seul selon ses propres convictions, les échanges auraient eu lieu via des canaux officiels autorisés, ou bien une véritable pression extérieure aurait influencé ses choix. Le procureur Ascione a obtenu une prolongation des investigations jusqu’à fin novembre. La justice sportive, elle, devra attendre la clôture de l’enquête pénale avant d’accéder aux actes.

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