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·11 mars 2026
Ex-ASSE : Janot explique comment un grand gardien peut faire gagner des points

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Invité de l’émission Dessous de Verts sur YouTube, l’emblématique ex-portier stéphanois Jérémie Janot s’est exprimé longuement sur le poste de gardien. Il a évoqué son évolution, l’avenir du rôle et ses missions actuelles à la FFF. Retour sur cette interview.
Jérémie Janot, l’ancien gardien haut en couleur de l’AS Saint-Étienne, a porté la tunique verte à 386 reprises au cours de sa carrière. Aujourd’hui, il occupe le poste d’entraîneur des gardiens à la Fédération Française de Football. Il encadre notamment la sélection Espoirs.
Ses missions sont claires : superviser les gardiens sélectionnables, accompagner leur progression et les préparer à devenir numéro 1, en club comme en sélection.
Dans une équipe, aucun poste n’influence autant le résultat que celui de gardien. Ses performances peuvent faire basculer un match.
Après avoir évoqué son actualité à la Fédération Française de Football et son travail auprès des jeunes gardiens qu’il supervise, Jérémie Janot a détaillé sa vision. Pour lui, la différence entre un bon gardien et un très grand gardien se mesure souvent dans les moments décisifs.
« Un gardien doit être capable de te transformer une défaite en match nul, et un match nul en victoire. »
Au très haut niveau, les analystes évaluent les gardiens selon plusieurs critères : nombre de buts encaissés, typologie des buts concédés, sorties aériennes ou gestion des frappes lointaines, notamment autour des 25 mètres.
Ils observent aussi un autre indicateur clé : le nombre d’erreurs. Manque de concentration, défaut d’anticipation, faute de main ou mauvais timing dans les sorties peuvent coûter cher.
« En moyenne, un bon gardien fera une erreur toutes les six rencontres. Le très bon gardien, lui, fera une erreur toutes les neuf rencontres. Et le top du top, ce sera une erreur tous les quinze matchs. »
L’erreur fait partie du poste. Elle accompagne chaque gardien comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le portier doit en avoir conscience et aborder chaque match avec cette réalité.
Pendant 90 minutes, aucun relâchement n’est permis. Un moment d’inattention peut tout changer.
Dans le football moderne, cette exigence s’est encore renforcée. Jérémie Janot évoque d’ailleurs certaines de ses idoles, parfois qualifiées de « fou-fou ». Des gardiens capables de déborder d’énergie et d’émotion pendant un match : Pascal Olmeta, Fabien Barthez ou encore Joël Bats.
Aujourd’hui, le profil des gardiens s’est standardisé. La taille est devenue un critère déterminant dans de nombreuses divisions. Les portiers participent aussi davantage à la construction du jeu.
Le mental reste donc essentiel : garder son sang-froid, lire le jeu et relancer proprement son équipe. De la première à la dernière minute.









































