Ex-FC Nantes : « Souvent, les gens nous disent qu’on est chanceux… moi je n’accepte pas », Marcel Desailly évoque les sacrifices de sa jeunesse | OneFootball

Ex-FC Nantes : « Souvent, les gens nous disent qu’on est chanceux… moi je n’accepte pas », Marcel Desailly évoque les sacrifices de sa jeunesse | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Tribune Nantaise

Tribune Nantaise

·30 septembre 2026

Ex-FC Nantes : « Souvent, les gens nous disent qu’on est chanceux… moi je n’accepte pas », Marcel Desailly évoque les sacrifices de sa jeunesse

Image de l'article :Ex-FC Nantes : « Souvent, les gens nous disent qu’on est chanceux… moi je n’accepte pas », Marcel Desailly évoque les sacrifices de sa jeunesse

Il est l’un des visages de la réussite du centre de formation jaune et vert. Né Odenkey Addy Abbey au Ghana, Marcel Desailly a tapé ses premiers ballons sur les bords de l’Erdre avant de connaître une carrière glorieuse, auréolée d’une Coupe du monde et d’un Euro avec l’équipe de France (1998 et 2000), deux Ligues des champions consécutives avec l’Olympique de Marseille (1993) et l’AC Milan (1994) mais également de six belles années sous le maillot de Chelsea (1998-2004).

Pourtant, rien ne prédestinait le natif d’Accra à défendre les couleurs des Bleus, avec lesquels il a connu 116 sélections : « Il y a la séparation de ma mère avec mon père biologique, et elle rencontre l’ambassadeur de France au Ghana. Il fait son mandat pour quatre ans. Quand il termine son mandat, il revient à Nantes, la ville administrative, pour continuer à travailler et faire d’autres choses. Avec ma mère et mon beau-père, qui est maintenant mon père adoptif, je me retrouve à Nantes à l’âge de 4 ans. Je grandis middle-high class, diplomate. Je ne peux absolument pas faire du football, je n’ai pas le droit : c’était le tennis, aller bosser, avoir un cursus universitaire… Dans les années 1980, le football ce n’était pas trop attrayant, il n’y avait pas cette folie que l’on connaît aujourd’hui », raconte l’ancien défenseur, récemment invité dans l’émission « À Point » de beIN Sports.


Vidéos OneFootball


« J’ai été professionnel pendant 20 ans parce que j’ai aussi su me structurer pendant la période de l’académie » – Marcel Desailly sur l’exigence du monde du football professionnel

Bien conscient qu’il était doté de qualités physiques supérieures à la moyenne, Marcel Desailly peinait cependant à s’épanouir en jouant au tennis. « J’étais bon au tennis, mais je m’embêtais. Je me retrouvais tout seul avec un prof, qui croyait en moi et qui me criait un petit peu dessus parce qu’il voyait mon potentiel. J’ai craqué et je me suis tourné vers un sport collectif pour m’éclater. J’ai commencé le football aux alentours de 9-10 ans, avec René Denoyan, un ancien gardien de but qui était mon coach de l’académie au tout début. On n’en fait pas pour devenir professionnel, on en fait juste pour l’ambiance, parce qu’on aime le foot », se souvient-il.

« J’étais déjà au FC Nantes, dans le circuit. Petit à petit, on s’aperçoit que ça devient pas mal. À 13 ans, le club me dit qu’il veut que j’entre dans l’académie. Mon père n’était pas trop d’accord, mais il était obligé, il voyait que c’était mon orientation. Nantes réussissait à bien associer le football et le scolaire, avec un double cursus, on pouvait faire les deux en même temps donc c’était sympa. Souvent, les gens nous disent qu’on est chanceux… moi je n’accepte pas. Non, j’ai sacrifié mon adolescence pour rentrer dans un cursus bien particulier. J’ai été professionnel pendant 20 ans parce que j’ai aussi su me structurer pendant la période de l’académie », insiste l’ancien Canari (178 matchs avec le groupe professionnel du FCN entre 1986 et 1992).

« Les jeunes viennent me voir car ils me connaissent à travers les jeux actuels » – Marcel Desailly, champion du monde 1998

Moins mis en avant que certains de ses coéquipiers tricolores du sacre mondial de 1998, Marcel Desailly jouit toutefois d’une certaine côte de popularité auprès des nouvelles générations… grâce aux jeux vidéo. « C’est marrant ! Les jeunes viennent me voir car ils me connaissent à travers les jeux actuels qu’ils pratiquent, parce qu’ils prennent les légendes et les mettent dans leurs équipes… Et je ne suis pas mal noté ! Mais je leur dis toujours : ‘Attention, il ne faut pas me prendre pour dribbler ou faire des gestes techniques, mais pour défendre !’ C’est surprenant… mais c’est bien, c’est pérennisé d’une autre manière », sourit-il.

À propos de Publisher