CoeurMarseillais
·20 juillet 2026
Ex-OM : Greenwood à Fenerbahçe, il fait déjà grincer des dents

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·20 juillet 2026

Le feuilleton Greenwood connaît un nouveau chapitre, et il ressemble étrangement au précédent. Deux ans après avoir électrisé le Vélodrome tout en cristallisant une polémique nationale, l’attaquant anglais retrouve le même scénario : un talent indiscutable, une arrivée bruyante, et une controverse qui refuse de s’effacer. À Marseille, il aura fini par imposer son football au forceps, portant l’attaque phocéenne sur ses épaules pendant deux saisons entières malgré une hostilité jamais totalement dissipée. La Turquie espérait peut-être un accueil plus apaisé. C’est raté.
Car si une partie du Fenerbahçe SK a réservé à sa nouvelle recrue l’accueil triomphal réservé aux stars, les réseaux sociaux turcs racontent une tout autre histoire. Une vidéo resurgit de l’affaire qui l’a banni d’Angleterre, cette séquence où on le voit repoussant sa compagne devant une caméra, a suffi à rallumer la mèche. Les commentaires pleuvent, les appels au boycott se multiplient, et le vernis de la fête d’intronisation se craquelle en quelques heures à peine.
Ce qui frappe, c’est la rapidité avec laquelle l’histoire se répète, presque à l’identique. À l’OM déjà, l’arrivée de Greenwood avait donné lieu au même clivage : d’un côté des supporters prêts à fermer les yeux au nom de la performance, de l’autre une indignation refusant de dissocier le joueur de l’homme condamné par l’opinion publique, faute de l’avoir été par la justice anglaise, les charges ayant été abandonnées en 2023. Deux ans plus tard, à des milliers de kilomètres de Marseille, ce débat n’a rien perdu de son intensité.
Pour Fenerbahçe, l’enjeu dépasse désormais le sportif. Le club turc pensait recruter un buteur capable de relancer ses ambitions continentales ; il hérite aussi d’une crise d’image qu’il devra gérer en temps réel, sous le regard d’un public bien moins disposé à séparer le joueur de sa réputation que ne pouvait l’espérer sa direction. Reste à savoir si, comme à l’OM, les buts finiront par acheter un silence ou si la colère turque, elle, s’annonce plus difficile à dissoudre.
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