CoeurMarseillais
·16 mai 2026
Ex-OM : Le départ de Rongier hante l’OM

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·16 mai 2026

Le cas Valentin Rongier ressemble de plus en plus à un dossier mal soldé. Parti en fin de contrat, l’ancien capitaine marseillais avait quitté le club dans l’indifférence relative d’une direction déterminée à refondre intégralement son milieu de terrain. Mehdi Benatia avait alors assumé ce choix radical, quand Roberto De Zerbi, lui, plaidait en interne pour conserver un joueur qu’il jugeait précieux. Quelques mois plus tard, au regard de la saison chaotique traversée par l’entrejeu olympien, la question mérite d’être posée franchement : qui avait raison ?
La thèse officielle de la rupture est celle des exigences salariales jugées excessives de Rongier qui a longtemps fait office de vérité. L’OM aurait proposé environ 4 millions d’euros bruts annuels, tandis que le joueur aurait réclamé un alignement sur les salaires des cadres du vestiaire, autour de 450 000 euros mensuels. Une narration qui a durablement terni l’image du milieu de terrain, réduite à celle d’un joueur cupide incapable de mesurer sa valeur marchande.
Sauf que les faits viennent contredire ce récit point par point. Depuis son arrivée au Stade Rennais, Rongier perçoit environ 275 000 euros mensuels, soit un salaire inférieur à celui qu’il touchait à Marseille. L’étiquette de joueur « gourmand » ne tient plus à l’examen des chiffres réels, et c’est la direction de l’OM qui se retrouve aujourd’hui dans une position inconfortable, contrainte d’expliquer un choix dont les motivations profondes semblent davantage stratégiques que financières.
Le bilan sportif est sans appel. Hojbjerg, Vermeeren et les autres recrues censées incarner la nouvelle identité du milieu olympien n’ont jamais réussi à insuffler le leadership attendu. Le Vélodrome a replongé dans ses fragilités chroniques, et l’absence d’un cadre capable de tenir un vestiaire sous pression s’est fait cruellement sentir. L’OM pensait tourner une page, mais il a peut-être surtout arraché quelques chapitres dont il avait encore besoin.
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