CoeurMarseillais
·8 juin 2026
Ex-OM : Ndiaye et Suarez : deux pépites qui ont filé entre les doigts

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·8 juin 2026

Depuis dix ans que Frank McCourt tient les rênes de l’OM, le bilan du mercato phocéen est un sujet qui revient hanter le club dès que le marché des transferts s’emballe. Car si les sommes dépensées sont colossales, la valeur des joueurs qui auraient pu rester l’est parfois davantage. L’été 2026 en offre une illustration cruelle avec deux dossiers qui cristallisent tout : Iliman Ndiaye et Luis Suárez, deux attaquants passés par l’OM, flambent ailleurs pendant que le club phocéen contemple les dégâts.
Le cas Ndiaye est sans doute le plus douloureux. L’attaquant sénégalais était profondément attaché à Marseille et rêvait de s’imposer au Vélodrome, mais son aventure phocéenne n’aura duré qu’une seule saison. Recruté par Everton pour 17 millions de livres sterling auprès de Marseille à l’été 2024, il s’est rapidement imposé comme le principal atout créatif des Toffees, enchaînant les bonnes prestations sous les couleurs de Goodison Park. Les Toffees ont désormais fixé son prix à 70 millions de livres sterling, soit environ 83 millions d’euros, une somme vertigineuse pour un joueur que l’OM avait bradé pour une vingtaine de millions il y a à peine deux ans.
L’affaire Luis Suárez est d’un autre registre, mais la leçon est identique. Fort de son succès avec Gyökeres, le Sporting Lisbonne était convaincu que Suárez pouvait transposer sa forme en Liga Portugal, et le pari s’est avéré plus que gagnant. Le Colombien cumule 33 réalisations toutes compétitions confondues cette saison en 44 rencontres avec le Sporting. Sa clause libératoire est fixée à 80 millions d’euros, et son club se dit prêt à négocier. L’OM, qui avait eu l’occasion de miser sur cet avant-centre redoutable lorsqu’il évoluait encore en Liga 2 avec Almería, n’a jamais franchi le pas.
Entre Ndiaye et Suárez, ce sont potentiellement 150 millions d’euros qui pourraient s’échanger cet été sur le marché des transferts, sans que l’OM ne touche le moindre centime. Ce double constat illustre une pathologie chronique du club phocéen : recruter sans conserver, investir sans valoriser, passer à côté des bonnes décisions au bon moment. Dans un contexte de surveillance budgétaire renforcée, Grégory Lorenzi et Bruno Genesio devront faire mieux que leurs prédécesseurs pour éviter que l’histoire ne se répète encore une fois.
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