Le Journal du Real
·8 juin 2026
Exclu : "Courtois fait des choses que d'autres ne font pas", Thierry Barnerat raconte les secrets de son champion

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·8 juin 2026

Si les arrêts spectaculaires de Thibaut Courtois sont connus de tous, le travail qui les précède l'est beaucoup moins. Depuis six ans, Thierry Barnerat accompagne le gardien belge dans l'ombre en tant qu'analyste vidéo. Une collaboration privilégiée qui lui a permis de découvrir un compétiteur hors norme, obsédé par les détails et constamment à la recherche du moindre gain de performance.
Expert senior des gardiens à la FIFA et analyste personnel de Courtois, Thierry Barnerat est revenu pour le Journal du Real sur les fondements de leur collaboration : "j'ai alors eu un appel FaceTime avec Thibaut" glisse-t-il avce un sourire, son souvenir de la finale de Ligue des champions remportée face à Liverpool au Stade de France, mais aussi sur le profil de celui qui pourrait un jour succéder au Belge dans les buts du Real Madrid.
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« Pour moi, Thibaut Courtois est tout simplement le numéro un mondial, et je ne dis pas ça parce que je travaille avec lui. C'est aujourd'hui le gardien le plus performant, mais surtout le plus constant dans ses performances.
Je me suis amusé à analyser ses quatre dernières saisons et je ne trouve quasiment aucun but où sa responsabilité est engagée à 100 %. Il n'y a pas de relance directement dans les pieds d'un adversaire, pas d'erreur flagrante qui coûte un but. Sur une saison entière, on peut peut-être identifier une ou deux situations où il aurait pu faire autrement, mais cela reste extrêmement rare.
Sa grande force, c'est cette régularité, associée à sa capacité à réaliser des arrêts décisifs. Quand on regarde l'ensemble d'une saison, il est presque à deux arrêts décisifs par match. C'est énorme. Bien sûr, la notion d'arrêt décisif reste en partie subjective, mais cela montre à quel point son impact est constant au plus haut niveau.
Au-delà de ses qualités de gardien, ce qui me marque également, c'est son état d'esprit. Quand vous êtes déjà au Real Madrid, avec le statut qui était le sien dès 2020, et que vous décidez malgré tout de faire appel à quelqu'un d'extérieur pour continuer à progresser dans certains domaines, cela en dit long sur votre humilité et votre recherche permanente de performance.
Thibaut est constamment dans cette volonté d'aller plus loin, de progresser et de s'entourer des bonnes personnes pour évoluer dans tous les aspects de son jeu. Il n'y a pas de hasard ni de miracle. Il y a du talent, bien sûr, mais surtout énormément de travail. »
« Ma collaboration avec Thibaut Courtois a commencé de manière assez particulière. À l'époque, je travaillais en Belgique pour une société appelée
Keepexpert, dirigée par Benjamin de Seille. Mon rôle initial n'était pas directement lié à l'entraînement individuel des gardiens, mais plutôt à la création de tests destinés à évaluer leurs performances. Nous travaillions également avec la Fédération belge sur des projets d'analyse et de développement.
Benjamin connaissait le père de Thibaut Courtois. De mon côté, je publiais régulièrement sur les réseaux sociaux des analyses de situations de match, en mettant en lumière certains détails techniques qui pouvaient limiter la performance d'un gardien. C'est à partir de là que le contact s'est établi.
On m'a d'abord demandé d'analyser plusieurs matchs de Thibaut afin de voir si mon approche pouvait leur apporter quelque chose. J'ai réalisé ces analyses, puis j'ai rencontré son père en Belgique pour lui présenter mes observations.
Il faut bien comprendre qu'à ce niveau-là, on parle de détails infimes. J'aime utiliser l'image du sculpteur : la sculpture est déjà terminée, il ne reste plus qu'à la poncer pour la rendre encore plus parfaite. Mon travail consistait donc à identifier quelques aspects très précis sur lesquels il était possible de gagner encore en efficacité.
Je lui ai exposé ma vision et les différents points que j'avais relevés. À la fin de notre échange, il est parti quelques instants avant de revenir avec son téléphone. Il m'a alors mis en FaceTime avec Thibaut.
Il y a d'ailleurs un petit détail assez symbolique : son père porte le même prénom que moi, Thierry. Nous nous tutoyons et il m'appelle donc lui aussi Thierry. C'est à partir de cette première discussion avec Thibaut que tout a réellement commencé. Ensuite, nous avons progressivement mis en place notre méthode de travail et notre collaboration s'est construite au fil du temps. »
« Concernant l'organisation de notre travail, il faut d'abord préciser que notre collaboration a débuté de manière discrète. Pendant plusieurs mois, elle n'a pas été rendue publique. Ce n'est que par la suite que cela a été officialisé.
Dans ce type de situation, je suis toujours mandaté par l'athlète lui-même et non par le club. C'est généralement ainsi que je fonctionne. Je travaille pour le joueur et c'est aussi pour cette raison que nous communiquons peu sur ces collaborations. Même lorsque notre travail est devenu officiel, cela n'a rien changé à notre manière de fonctionner.
Je n'ai jamais eu de relation de travail avec le Real Madrid. J'avais toutefois croisé l'entraîneur des gardiens lors d'un congrès à Porto, sans jamais établir de partenariat officiel.
Mon rôle auprès de Thibaut Courtois est très spécifique. Je me définis comme une personne du "post-match". Mon travail intervient toujours après les rencontres et jamais dans la préparation directe d'un match. J'aime souvent utiliser l'image de la Formule 1. Je suis l'un des ingénieurs qui apportent des informations à l'athlète afin de lui permettre d'optimiser sa performance. Cette comparaison parle particulièrement à Thibaut, qui est un grand passionné de sport automobile.
Concrètement, mon travail repose essentiellement sur l'analyse des matchs. J'étudie aussi bien les phases défensives que les phases offensives. À très haut niveau, les détails font toute la différence. Dans une situation défensive, il existe toujours une phase avant le départ du ballon et une phase au moment du départ du ballon. Or, avant même que le ballon ne parte, le positionnement, l'orientation du corps, la posture ou encore la lecture du contexte peuvent déjà déterminer l'issue de l'action.
Les attaquants de très haut niveau analysent constamment ces informations. Sur leurs derniers appuis, ils observent la position du gardien et prennent leurs décisions en fonction de ce qu'ils voient. C'est précisément sur ces détails que porte mon travail.
Après chaque match, je récupère les images et je réalise un montage vidéo. Pour prendre un exemple récent, après le match de la Belgique face a la Tunisie (5-0), j'ai récupéré la rencontre quelques heures après le coup de sifflet final afin de préparer mon analyse. Je sélectionne toutes les situations intéressantes, qu'elles soient positives ou perfectibles.
Et il faut bien comprendre que dans le cas de Thibaut, l'immense majorité des séquences sont positives. Nous sommes dans une logique de recherche du détail. On ne parle pas d'erreurs majeures, mais d'ajustements extrêmement fins : fermer légèrement davantage une épaule, modifier une orientation corporelle, prendre une information supplémentaire avant une passe ou encore optimiser un déplacement de quelques centimètres.
La partie la plus importante de mon travail n'est pas seulement l'analyse technique. C'est aussi la manière dont je transmets les informations. Le choix des mots, du ton et du moment est essentiel. Il faut tenir compte de l'état du joueur, du contexte de l'équipe et de la période de la saison.
Par exemple, dans certaines périodes plus délicates, je vais privilégier une approche interrogative. Cette nuance est fondamentale. Pour moi, toute recherche de performance repose sur deux piliers : l'exigence et la bienveillance. C'est cet équilibre qui permet de progresser durablement au plus haut niveau. »
« Cette finale de Ligue des champions contre Liverpool reste forcément un moment très particulier pour moi, et pas uniquement pour des raisons sportives.
Depuis le début de ma collaboration avec Thibaut en février 2020, je vais très rarement voir les matchs au stade. Je préfère généralement les regarder depuis chez. Mais cette finale-là je voulais aller la voir.
À l'origine, la finale devait se jouer à Saint-Pétersbourg. J'avais prévu d'y assister avec mon père. Malheureusement, il est tombé gravement malade et je n'ai finalement pas pu faire le déplacement. J'avais même donné mes billets à un ami.
Puis les événements liés au conflit entre la Russie et l'Ukraine ont bouleversé l'organisation et la finale a finalement été relocalisée à Paris. À ce moment-là, j'ai appelé Thibaut et je lui ai dit : "Parfois, il y a des choses dans la vie qui semblent écrites. Je crois que je dois être à ce match."
Cette fois, j'ai pu y assister avec mon fils. Pendant la rencontre, nous étions placés juste derrière son but en première période. Je me souviens très bien de son premier grand arrêt. À cet instant précis, je me suis dit : "Ce soir, il se passe quelque chose de particulier." On sentait qu'il était dans un état exceptionnel.
Au-delà de la performance historique qu'il a réalisée ce soir-là, cette finale illustre parfaitement ce qui fait la force de Thibaut. Elle met en lumière ses qualités intrinsèques et tout ce qui, selon moi, fait aujourd'hui de lui le meilleur gardien du monde.
Ce n'est pas seulement une question d'arrêts spectaculaires. C'est sa capacité à être présent dans les moments qui comptent le plus, à répondre aux attentes lors des plus grands rendez-vous et à maintenir un niveau d'excellence constant sous une pression maximale. C'est ce qui distingue les très grands gardiens des gardiens d'exception. »
« Il y a des qualités techniques très spécifiques qui font la différence. Prenons les frappes à courte distance, entre 7 et 12 mètres. Dans ce type de situation, le gardien doit être capable d'aller extrêmement vite au sol pour réaliser un arrêt décisif.
Pendant longtemps, moi le premier, j'ai beaucoup parlé de la notion de balayage. J'ai même écrit un ouvrage sur ce sujet avec Christophe Lollichon (Ancien joueur et gardien de but et ancien entraîneur des gardiens de but. de Chelsea) . Mais avec l'expérience, je me suis rendu compte qu'un autre élément est encore plus important : la position des mains.
Aujourd'hui, lorsqu'un attaquant se trouve à 8, 10 ou 11 mètres du gardien, si les mains ne sont pas déjà proches du sol au moment de la frappe, il devient très difficile d'effectuer l'arrêt décisif. Cette proximité avec le sol crée une connexion qui permet de déclencher l'intervention beaucoup plus rapidement.
J'utilise souvent un exemple simple : si je me trouve face à vous avec une balle de tennis et que je la lance vers votre visage, votre main partira instinctivement pour la toucher. Cette réaction est possible grâce à une connexion naturelle entre l'œil, le cerveau et la main. Pour un gardien, le principe est similaire.
Prenons l'exemple de Marc-André Ter Stegen. Il garde très souvent les mains sur les genoux dans sa position d'attente. Cela lui permet d'être plus rapide pour intervenir sur les ballons en hauteur. En revanche, lorsqu'il doit réagir sur une frappe à ras de terre à courte distance, cette posture lui fait perdre un peu de temps, car ses mains partent de plus haut. C'est un choix technique assumé, avec ses avantages et ses limites.
C'est là que l'on en revient au travail effectué avec Thibaut. Pour moi, l'un des éléments essentiels de la performance d'un gardien est la posture, et notamment la hauteur des mains.
Quand l'attaquant est proche, entre 8 et 12 mètres, les mains doivent être positionnées très bas pour permettre une intervention rapide au sol. Or, lorsque l'on observe Thibaut Courtois dans ce type de situation, ses mains se trouvent souvent à seulement 20 ou 30 centimètres du sol alors qu'il mesure plus de deux mètres. C'est remarquable.
Il évolue constamment dans une posture de flexion qui lui permet d'être prêt à intervenir immédiatement. »
« Il possède une mobilité et une capacité de couverture du but qui lui permettent d'intervenir très loin et très haut.
Mais ce qui fait sa force, c'est surtout sa maîtrise des différentes situations de jeu en fonction de la distance qui le sépare de l'attaquant.
Lorsque la frappe intervient à plus de 12 mètres, on est dans une logique de réaction et de déplacement. En revanche, lorsque l'attaquant se retrouve à moins de six mètres du but, la problématique est totalement différente. À cette distance, le gardien n'a plus le temps de réagir à la trajectoire du ballon. Il doit agir avant même la frappe.
C'est dans ces situations que l'on utilise ce que nous appelons la "croix" ou le "hitbox" : une technique qui consiste à occuper un maximum d'espace afin de réduire les angles de tir et de fermer les différentes zones du but.
Ce qui distingue Thibaut Courtois, c'est la qualité de son exécution dans ces situations. Si l'on prend l'exemple d'Alisson Becker, il utilise souvent une technique où les deux jambes se lèvent simultanément. D'autres gardiens comme Safonov peuvent également adopter ce type de mouvement.
Thibaut fonctionne différemment. Lorsqu'il attaque le porteur du ballon pour réaliser sa croix, il utilise son haut du corps pour fermer l'espace supérieur. Quand vous arrivez à deux mètres de l'attaquant avec le buste parfaitement engagé et vertical, vous réduisez considérablement les possibilités de finition dans la partie haute du but.
C'est précisément ce qui explique son efficacité dans les face-à-face. Il maîtrise parfaitement l'occupation de l'espace et parvient à fermer simultanément plusieurs zones de tir.
Si l'on observe certaines situations récentes, on voit que de nombreux gardiens restent davantage sur leurs appuis et cherchent simplement à fermer l'espace entre les jambes. Thibaut Courtois, lui, avance, occupe l'espace et construit une véritable barrière devant l'attaquant.
C'est l'une des raisons pour lesquelles Courtois est, selon moi, le meilleur gardien du monde sur ces situations défensives à courte distance. Il est extrêmement complet et le nombre d'arrêts décisifs qu'il réalise grâce à cette maîtrise technique est impressionnant.
Concernant les frappes plus éloignées, sa force réside dans son positionnement. Thibaut est presque toujours correctement orienté et aligné par rapport au ballon. Il est très rare de le voir pris à contre-pied. Que ce soit face à un droitier ou à un gaucher, il conserve une qualité de placement qui lui permet ensuite d'effectuer le bon appui et la bonne poussée au bon moment. »
« Regardez l'évolution au pied de Thibaut Courtois. Si l’on observe son évolution au fil des années, notamment dans un contexte de jeu de possession qui s’est développé au Real Madrid avec des entraîneurs comme Zinédine Zidane puis Carlo Ancelotti, on voit clairement qu’il a franchi un cap dans ce domaine.
Aujourd’hui, Thibaut Courtois est capable d’utiliser aussi bien son pied gauche que son pied droit, sur des relances courtes comme sur des relances longues. Très souvent en match, il peut réaliser des transmissions de 70 à 80 mètres avec une grande précision.
Cette capacité lui permet de modifier son orientation de jeu et de participer pleinement à la construction offensive de son équipe. Il devient ainsi un véritable “onzième joueur de champ”.
Surtout, Courtois commet très peu d’erreurs et perd très rarement le ballon dans ces phases de relance. C’est ce qui confirme aujourd’hui son profil extrêmement complet. »
« C'est du travail de fou, c'est tout. Il faut surtout souligner l’importance du staff médical et performance : les kinés, les préparateurs physiques, ainsi que Luis Llopis, l’entraîneur des gardiens du Real Madrid, qui fait un travail remarquable.
Dans ce type de rééducation, tout est parfaitement structuré. Le retour au haut niveau est planifié dans le détail. On sait exactement comment gérer les charges, les temps de jeu et les étapes de progression.
Je me souviens notamment que, dans cette période, Thibaut Courtois était encadré très précisément avec un volume de jeu limité afin de préparer son retour pour les échéances importantes. Tout était calibré avec Antonio Pintus et le staff du Real Madrid.
Sur le plan mental, ce genre de parcours demande une force exceptionnelle. Il faut être capable d’accepter la frustration, de rester concentré sur le processus et de garder une exigence quotidienne malgré les contraintes.
Ce qui est frappant chez Courtois, c’est justement cette capacité à rester très stable émotionnellement et à filtrer ses émotions pour les transformer en performance. Cela lui permet d’être extrêmement propre dans son jeu, notamment dans la lecture des trajectoires et la prise de décision. »
« Sur la gestion des penaltys, je vais répondre en deux temps. D’abord, il faut rappeler une chose essentielle : mon travail intervient toujours après les matchs. Je ne peux pas agir sur le moment du match ou avant, donc ce n’est pas mon rôle direct dans cette situation. Mais le sujet est intéressant et mérite d’être analysé.
Prenons l’exemple d’une finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal. Aujourd’hui, les entraîneurs de gardiens et les analystes transmettent énormément de données aux tireurs et aux gardiens. Les gardiens connaissent les préférences de chaque joueur. On le voit très clairement dans la préparation des penalties.
Sur cette finale, avec cinq tireurs de chaque côté, combien de fois les gardiens sont-ils partis du bon côté ? Une seule fois côté Arsenal, et une fois côté PSG, mais sans arrêt effectif puisque le tir n’était pas cadré. Pourtant, les préférences des tireurs étaient connues.
Il existe en réalité deux types de tireurs. Il y a ceux qui décident clairement de leur zone de frappe à l’avance, et qui exécutent leur geste. Et puis il y a ceux qui utilisent des variantes de rythme, avec une petite course d’ajustement ou un arrêt dans l’élan pour casser le timing du gardien et le faire hésiter.
Dans ces cas-là, le tireur cherche à influencer la réaction du gardien, à le pousser à se dévoiler trop tôt. Certains joueurs fixent aussi le gardien jusqu’au dernier moment. Et quand le gardien est fixé, il devient très difficile d’intervenir, car toute tentative de lecture anticipée est immédiatement sanctionnée.
Quand le penalty est bien exécuté, il devient extrêmement compliqué à arrêter. »
« Il y a d’autres profils qui me paraissent intéressants, mais je pense qu’il y en a un en particulier qui a un potentiel exceptionnel.
Si les conditions sont réunies, notamment sur le plan de la santé et de la continuité, il faut vraiment lui porter attention.
Je vous invite à regarder de très près Mike Penders (gardien de Strasbourg appartenant àChelsea). Aujourd’hui, il a 20 ans. Je le connais notamment parce que je l’ai vu évoluer du côté de Genk.
C’est un gardien très complet. Techniquement et défensivement, il sait tout faire. Il réalise très bien la “croix”, il est très solide dans les sorties, et avec sa taille — il fait plus de deux mètres — il possède une envergure impressionnante. Il a également une très bonne qualité d’appuis.
Au pied, il est parfois même très audacieux, parfois peut-être un peu trop, à la manière d’un joueur comme Ederson pour donner une image. Il est capable de jouer court, long, pied droit comme pied gauche.
Mentalement, c’est un joueur très stable. À 20 ans, il est extrêmement solide psychologiquement. Il ne bouge pas, il reste constant dans ses performances et dans son attitude.
Il appartient à Chelsea, et j’espère qu’il aura du temps de jeu là-bas la saison prochaine. Pour moi, c’est un futur grand.
Quand Thibaut Courtois arrêtera sa carrière, je pense que ce type de profil est celui qui peut représenter l’avenir au très haut niveau. Je ne parle pas ici de gardiens déjà installés autour de 27 ou 28 ans, mais vraiment de jeunes profils autour de 20 à 22 ans avec un potentiel énorme.
À ce niveau-là, Mike Penders est, selon moi, celui qui a le plus grand potentiel. »
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