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·5 février 2026
EXCLU - Ewen Jaouen : « J’ai toujours aimé plonger »

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·5 février 2026

La Ligue 2 est un championnat qui recèle de nombreux talents. Chaque année, plusieurs pépites franchissent le cap et brillent dans l'élite. Tous les mois, Onze Mondial part à la découverte de ces cracks de l'ombre. Après deux prêts réussis à Rodez puis Dunkerque, Ewen Jaouen a été propulsé gardien numéro un du Stade de Reims. Également appelé en équipe de France espoirs, le portier originaire de Brest progresse à vitesse grand V. À seulement 19 ans, l’ancien de Guingamp représente l’avenir du football tricolore à son poste. Pour Onze Mondial, il se dévoile.
Voici quelques extraits de notre interview de Ewen Jaouen. L’intégralité de cet interview de 6 pages est à retrouver dans le magazine n°378 de Onze Mondial disponible en kiosque et sur notre eshop depuis le 2 janvier 2026.
Enfance
Comment s’est déroulée ton enfance ?
J'ai grandi à Brest. J'ai un petit frère né en 2010. Ma mère est DRH, mon père est technicien de maintenance. J’ai vécu à Brest jusqu’à mes 13 ans, avant d’aller au centre de formation de l’En Avant Guingamp.
Tu étais quel type de garçon ?
J'étais vraiment timide, réservé. Je ne parlais pas beaucoup, mais je m'entendais bien avec tout le monde, que ce soit au foot ou à l'école. J'étais un garçon calme.
Comment s’est passé ton cursus scolaire ?
J'ai obtenu mon bac général. J'étais un bon élève, je pouvais rigoler de temps en temps. Je m’en sortais bien sans trop travailler.
Comment as-tu démarré le football ?
Avant même d'être en club, je jouais tout seul dans mon jardin ou avec mon père. J’accompagnais mon père à ses entraînements, à ses matchs. Je regardais la télé avec lui. Dès que j'ai pu commencer le foot, j'ai pris une licence. Je n'ai fait aucun autre sport en parallèle.
Quel était le niveau de ton père ?
Il jouait en amateur, dans la région brestoise. Je ne lui ai jamais demandé son parcours, mais c’était un défenseur, un central bien finistérien, bien rugueux, solide dans les duels.
As-tu une anecdote sur ton enfance ?
J’ai une bonne anecdote au club de Guipavas, on avait fait un tournoi U10 près de Lyon, c'était sur trois jours. J’y ai participé avec tous mes potes, je suis d’ailleurs encore en contact avec eux. C'était un tournoi international avec de grosses équipes comme le Barça, l’Ajax et d’autres encore. Et on avait atteint les 32èmes de finale. Tous les gens du club étaient venus nous supporter, même les plus jeunes, certains avaient allumé des fumigènes, ils mettaient de l'ambiance. Et à chaque fois qu'on jouait, il y avait du bruit, on avait l’impression d’être en Ligue des Champions. Et grâce à eux, on avait remporté un titre honorifique, celui du fair-play ou de l’ambiance, un truc du genre. Pour fêter ça, on avait fait une chenille géante sur le terrain de la finale devant tout le monde. Voilà mon meilleur souvenir d’enfance.
Peux-tu raconter ton parcours ?
J’ai commencé à l’Entente Sportive Manche Atlantique, car mon père jouait dans ce club. C’était à côté de la maison. J’ai ensuite rejoint Guipavas assez rapidement. Et après, j’ai signé à l’En Avant Guingamp.
Comment es-tu devenu gardien de but ?
Je ne saurais l’expliquer, car je suis directement allé dans les buts. Le fait de plonger me plaisait, d’être le dernier homme sur le terrain à empêcher le but adverse. J'ai toujours aimé ce poste, je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a toujours attiré. Alors que souvent, les enfants aiment marquer des buts, être en attaque, pas moi. Par exemple, quand j'étais petit, dans notre maison, on avait un jardin. Je tirais contre le mur pour arrêter les frappes du mur. Je faisais ça tout le temps. Et même avec mon père, quand on jouait ensemble, je lui demandais de me faire des frappes. Parfois, il en avait marre de frapper, mais ce sont de bons souvenirs (sourire).
Quel était l’avis de ton père sur ton envie d’être gardien ?
Il m'a toujours encouragé à progresser. Dans tout ce que je faisais, il me poussait toujours à donner le meilleur.
Formation
Comment as-tu été recruté par Guingamp ?
Au départ, j'allais souvent participer à des entraînements au Stade Brestois. Le club voulait me signer en U9 ou U10, mais je n’étais pas au courant. Quand mon père me l’a dit, j’étais dégoûté car j’ai toujours supporté Brest. Il m’a dit : « J’ai fait ce choix car je voulais que tu restes avec tes potes, que tu kiffes, sans être dans une structure trop rapidement ». Au fil des années, je continuais à faire des entraînements au Stade Brestois. Après, j'ai commencé à me rendre à Guingamp puis à Nantes. Et en U13, j’ai choisi Guingamp pour intégrer le centre de préformation. Je me souviens, j’avais fait une réunion avec le Stade Brestois le mardi, il voulait que je signe. Je leur ai dit : « Je vais réfléchir ». Le lendemain, j’ai fait une réunion avec Guingamp. Et le projet de l’En Avant était mieux pour moi, pour mon développement, après discussion avec mon père. Du coup, j’ai quitté la maison, je suis parti de Brest.
Comment s’est passée ta formation à Guingamp ?
Franchement, bien. À la préformation, j’ai travaillé avec Malo Rolland, en U14/U15. Ensuite, j’ai basculé au centre de formation, avec Mickaël Dumas. En U14, c'était un peu compliqué, je ne jouais pas tellement. J’avais des petites blessures. En U15, c'était mieux. Je commençais à jouer. Je m'entraînais avec la catégorie au-dessus, de temps en temps. Puis, je suis monté en U16. Quand je suis entré au centre, tout s'est accéléré, j’ai connu mes premières convocations en équipe de France de jeunes. J'ai commencé à m'entraîner avec les U19. J'ai rapidement intégré le groupe réserve. En U17, j'ai aussi rejoint les pros pour certains entraînements. À 15 ans, j’avais déjà goûté au groupe professionnel. En U18, j’étais dans le groupe pro. J’ai bien progressé tout au long de ma formation.
Tu es gardien, il n’y a qu’un seul poste, comment as-tu géré la concurrence ?
Au début, c'était un peu compliqué. Je changeais de région, j’arrivais dans un nouveau club, je me posais des questions, je me disais : « Ai-je fait le bon choix ? ». Il y avait aussi un règlement autour des nouveaux joueurs qui pouvaient m’empêcher de jouer parfois. Du coup, je ne jouais pas tout le temps. Et puis, au bout d’un moment, je me suis dit : « Donne tout à l’entraînement, tu es jeune, tu vas bien progresser et y arriver ». J’avais seulement 13 ans, j’avais le temps, il ne fallait pas paniquer. Il ne fallait pas se prendre la tête. Et quand je jouais, j’essayais d’être le plus performant possible.
Comment s’est opérée la bascule entre le football de jeunes et celui des adultes ?
Franchement bien. S’entraîner avec les pros, c’était mon envie depuis tout petit. Ce n’était que du kiff, je n’avais pas de pression. C’était une étape qui me rapprochait de mon objectif. Je voulais prendre un max de plaisir, ne pas me prendre la tête. Je voulais montrer ce que je savais faire. Et surtout kiffer ! Dans le vestiaire, il y avait plusieurs joueurs passés par le centre de formation. Mon intégration a donc été facilitée par Dominique Youfeigane, Hady Camara, Yoann Cathline avant son départ, Tristan Muyumba, Maxime Sivis. C’était eux qui mettaient l’ambiance d'ailleurs. Ils faisaient le lien avec la formation. Ils m’ont mis à l’aise. Après, sur le terrain, quand on se prend des frappes de Frantzdy Pierrot, ce n’est pas rien, ça n’a rien à voir avec les frappes chez les jeunes (rires). Le mec, c’était un joueur NBA, il mesurait 1m95 et pesait 100 kilos, il envoyait des parpaings. C’était un autre niveau d’intensité, mon quotidien a changé.
Pourquoi tu n'es pas resté à Guingamp ?
Au départ, j'avais signé un contrat élite en juillet, au début de mon année U18. Du coup, j’étais sous contrat jusqu’en 2028. Et finalement, le contrat n’a pas été homologué par la ligue, car j’étais trop jeune pour signer ce contrat. En octobre, j’ai appris la non homologation de mon contrat. Entre-temps, des choses ont changé au club, un nouvel entraîneur des gardiens est arrivé, avec une nouvelle manière de travailler. Du coup, on a commencé à négocier le contrat, à échanger. Les discussions ont été longues, aucune offre concrète n’est arrivée même si Guingamp souhaitait me conserver. Du coup, je me retrouvais en fin de contrat aspirant. Et donc, à partir du 30 avril, j’étais libre, si Guingamp ne me faisait pas d’offre concrète. Comme je n’ai pas reçu de lettre recommandée, je me suis résigné à un départ et le projet de Reims s’est présenté.
Reims
Comment a eu lieu ton arrivée à Reims ?
Je suis arrivé comme quatrième gardien, j’étais avec la réserve. Au début, c’était compliqué, car je suis passé d’un groupe pro à Guingamp à une réserve à Reims. J’étais habitué au quotidien d’un groupe pro. Ça m'a fait bizarre. J’alternais entre les pros et la réserve. Et en avril, j’ai été prêté à Rodez pour finir la saison en Ligue 2.
Comment as-tu vécu ce prêt en avril, qui n’est pas commun ?
Ouais, ce n’était pas simple, je suis arrivé début avril. C'est bizarre parce qu'il fallait directement répondre présent et afficher un bon état d’esprit. Et surtout s'intégrer au groupe rapidement. Du coup, je réalise une belle fin de saison avec Rodez, on joue les play-off, ça reste une belle expérience.
Tu reviens ensuite à Reims pour enchaîner un nouveau prêt à Dunkerque en Ligue 2.
Oui, l’idée était de démarrer une saison en tant que numéro un dès le mois de juillet. Ensuite, un autre gardien est arrivé, Adrián Ortolá. J’ai démarré la saison, et au bout de neuf journées, le coach m’a retiré et a mis Ortolá en numéro un. Je jouais les matchs de Coupe et durant la saison, je suis repassé numéro un, après une blessure d'Ortolá.
Comment as-tu vécu cette première véritable saison en professionnel ?
Bien, un bel apprentissage avec le coach Castro et le coach des gardiens, Christophe Lollichon. J’ai aussi été mis au défi mentalement, car j’ai été envoyé sur le banc après avoir démarré titulaire. Mais je n’ai pas lâché pour bien progresser, performer et revenir numéro un. C'était une bonne première expérience, une bonne première saison complète. J'ai disputé 22 matchs. Et franchement, c'était incroyable à vivre.
Tu regardais la saison du Stade de Reims en parallèle ?
Ouais, forcément. Nous, on joue en barrage contre Metz, on perd à la dernière seconde. Et dans le même temps, Reims finit sa saison barragiste après une défaite contre Lille. Quand je vois ça, je suis dubitatif, je ne sais pas comment je vais retrouver le club à mon retour de prêt. Je suis forcément déçu de la relégation.
Mais d’un autre côté, tu savais aussi que Yehvann Diouf allait partir et donc te laisser la place.
Oui, c’est vrai, si on était restés en Ligue 1, il ne serait peut-être pas parti, on ne saura jamais. En juin, j’ai appris que j’allais être numéro un. C’était une satisfaction, deux après mon arrivée au club. Au départ, j’étais en réserve, j’ai fait deux prêts et là, je me suis dit : « Maintenant, on me met au poste que je veux depuis deux ans, à moi de répondre présent ». Mon travail a bien payé, mais je savais aussi que le plus dur m’attendait avec cette nouvelle saison.
Et comment juges-tu ce championnat de Ligue 2 ?
C'est difficile tous les week-ends, il faut batailler. L’aspect mental et l'aspect physique sont plus importants que la technique. La différence se fait au niveau des duels, du combat. Tu peux avoir des qualités techniques, tactiques, mais si tu ne réponds pas dans l’état d’esprit, tu ne gagnes pas les matchs. Ce n’est pas simple d’enchaîner les bons résultats.
L’objectif est de retrouver la Ligue 1 en fin de saison.
Oui, on a cet objectif en tête. Les supporters nous le disent. On va tout faire pour retrouver la Ligue 1.
Contrairement à Dunkerque ou Rodez, il y a une grosse attente autour du club, c’est nouveau pour toi ?
C'est un nouvel apprentissage, une nouvelle façon d'aborder la saison et les matchs. Je prends du plaisir à être dans cette situation-là, ça veut dire que j’évolue. Il faut continuer à apprendre et bosser. Être dans un club qui vise la montée et qui est d’un standing Ligue 1, ce n'est pas négligeable. C'est toujours bon pour un joueur. Maintenant, il faut répondre présent sur le terrain, c’est tout.
Style de jeu
On dit souvent que pour être gardien de but, il faut être un peu fou dans sa tête. Quelle est ton opinion sur le sujet ?
Moi, je ne suis pas fou. Il faut juste être conscient de ce qu'il faut apporter. Parfois, il faut se jeter dans les pieds de l'attaquant sans réfléchir parce que c'est lui ou moi. Si on doit sacrifier son nez pour éviter un but, si on doit prendre un ballon dans les parties pour éviter un but, on va le faire. Il faut juste être conscient de ça. Car si on ne fait pas ça, on prend un but. Et notre rôle, c’est de ne pas prendre de but…
Le gardien n’a pas le droit à l’erreur…
C’est vrai que nous, on ne peut pas se louper. Si on rate une passe, c'est directement "danger" sur notre but. Si on rate notre prise de balle, ça fait but. Beaucoup d’erreurs sont faites, mais on ne les voit pas, car ça n’a pas d'incidence sur le score. Alors qu’en tant que gardien, si on fait une erreur, on le paie cash. En plus d’avoir un impact sur le score, ça influence aussi l’équipe et son état d’esprit. Prendre un but à cause d'une erreur d'un gardien, ça met rarement l'équipe dans de bonnes conditions. Mais je ne me mets pas la pression avec tout ça. Je suis conscient du risque, mais je n’en tiens pas forcément compte. Je tente des choses avec confiance. Car si on n'a pas confiance, on va forcément avoir peur et on va possiblement se rater.
À l’inverse, quand on sauve son équipe, comment se sent-on ?
On est galvanisé. On sait qu'on vient de faire un gros arrêt, par contre, ce qui est le plus dur, c'est de rester dans le match. Car si on fait un gros arrêt, puis une erreur, tout le monde va retenir l'erreur alors qu'avant, on a fait un miracle. J'essaie juste de ne pas m'enflammer, de rester calme, que ce soit après un arrêt ou après une erreur potentielle. Toujours garder son calme pour rester dans le match.
Quels sont les gardiens que tu aimes regarder ?
Depuis petit, je regarde Manuel Neuer. J'aime beaucoup Thibaut Courtois. Je peux aussi te citer Lucas Chevalier, même s’il traverse une période difficile à Paris, en ce moment. J’aime observer ces trois gardiens, ils sont très bons.
Lucas Chevalier est très critiqué, le poste de gardien n’est pas facile à ce niveau.
À chaque fois qu'il y a un but, c'est nous qui prenons le but, on prend un peu pour tout le monde. Même si ce n'est pas de notre faute, on va directement se tourner vers le gardien et dire : « Il a pris un but, il aurait pu faire mieux ». Alors que parfois, l'attaquant adverse a juste bien joué le coup. Et puis peut-être que ce n'était pas bien défendu. Ça se passe souvent comme ça, c’est le poste qui veut ça. Pour Chevalier, il a montré qu'il savait faire de grandes choses. Il n’est pas devenu mauvais du jour au lendemain, comme j’ai pu l’entendre. C’est un excellent gardien, il va mettre tout le monde d’accord.
Personnalité
Qui est Ewen Jaouen dans la vie de tous les jours ?
Je suis assez tranquille, calme, que ce soit au foot ou à l’extérieur. Avec mes amis, je suis plus enthousiaste, un peu plus drôle (sourire). En dehors du foot, j'aime bien regarder la NBA. J'aime le basket. J’aime aussi sortir avec mes potes, ça me change du foot. En parallèle, je coache une équipe de jeunes, car ça me fait plaisir. Ça me rappelle mon enfance, on était insouciants, on voulait simplement jouer au foot et rêver. Quand je les vois, je me vois petit à rêver de professionnalisme pour jouer dans de grands stades. Du coup, j’entraîne dans un petit village à côté, à l’AS Gueux football.
Comment est-ce possible ?
Avec un pote de Reims, cet été, on s'est chauffés pour prendre une équipe, on s'est dit que ça pouvait être bien de prendre des U11. En plus, Gueux, c’est chez lui. C’est parti d’une blague, finalement, c'est devenu très sérieux. On a pris chacun une licence de dirigeant. Et voilà, on entraîne les petits. Je fais deux séances par semaine avec eux, entre 17h45 et 19h15. Et le week-end, on fait les matchs.
Tu as de bons résultats ? Tu es quel type de coach ?
Je suis un coach qui rigole beaucoup avec eux. On se chambre beaucoup avec les petits. Forcément, comme je suis joueur au Stade de Reims, ils regardent mes matchs. Quand on perd, ils me chambrent. Quand on gagne, ils me disent que c'est bien. Moi, je me sers de tout ça pour les motiver, pour leur montrer que c’est possible. Je les chambre aussi en retour, car sinon, ce n’est pas drôle (rires). Je les encourage au maximum, je suis toujours dans le positif. Je veux leur apprendre le maximum de choses.
Ce n’est pas commun comme situation, les parents doivent apprécier, non ?
Oui, tout le monde est content, ce n'est pas commun. Ça doit leur faire plaisir de voir un joueur de leur club de cœur, car beaucoup supportent le Stade de Reims, entraîner leurs enfants. Même les enfants apprécient.
Conclusion
Tu es régulièrement appelé en équipe de France espoirs, quel est ton sentiment ?
C'est un vrai plaisir parce qu'on représente la France, il y a un gros groupe, avec de vrais bons joueurs, beaucoup jouent dans de grands clubs. S'entraîner au quotidien avec ce genre de joueurs, c'est kiffant. C’est une belle expérience à chaque fois.
Tu as connu tes deux premières sélections, en plus.
Ouais, c'est ça, avec les espoirs. La première était très inattendue. Je ne m'attendais pas à entrer au bout de cinq minutes de jeu, comme ça. Mais ça m’a fait plaisir de connaître ma première sélection avec les espoirs. Pour la deuxième sélection, je n’ai pas eu grand chose à faire. On a juste eu chaud sur un corner à la 89ème minute de jeu. Maintenant, il faut continuer, le but est d’aller le plus haut possible. Pourquoi ne pas atteindre la sélection A un jour…
Comment ton père vit ton début de carrière ?
Il le vit bien. Il vient quasiment à tous les matchs, enfin, quand il peut. Il a déjà fait des déplacements de Bretagne jusqu’à Saint-Étienne pour voir des matchs. Par exemple, à Rodez, il venait à tous les matchs, il me soutient, il est derrière moi.
Quels sont les rêves d’Ewen ?
Je veux jouer le plus haut possible, évoluer dans les plus grands clubs et soulever de nombreux trophées.
Si tu devais terminer l’interview par une phrase qui te représente, que dirais-tu ?
Je dirais : « Enjoy the process », c’est-à-dire prendre du plaisir dans cette aventure qu'est le football, parce que ce n'est pas toujours facile, mais il faut apprécier le chemin.
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