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·13 janvier 2026
EXCLU - "Le but, c'est de jouer notre football et ne rien regretter...", Paul Aubel, joueur du Bayeux FC, se livre avant d'affronter l'OM

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·13 janvier 2026

Retrouvez notre interview exclusive réalisée avec Paul Aubel, milieu offensif du Bayeux FC, à quelques heures d'affronter l'Olympique de Marseille en 16ème de finale de la Coupe de France.
À quelques heures d’un rendez-vous historique face à l’Olympique de Marseille en 16e de finale de la Coupe de France, Paul Aubel, milieu offensif du Bayeux FC, se confie dans une interview exclusive accordée à MadeInFOOT.com à l'image d'Éric Fouda, l'entraîneur du club de R1. Tirage au sort, revanche personnelle, état d’esprit et ambitions face à l’OM : le joueur normand se projette avant ce choc hors normes.
MadeInFoot : quel a été votre sentiment au moment du tirage au sort ?
Paul Aubel : alors pour moi, il y avait beaucoup de sentiments, car c’était un peu une revanche. Il y a cinq, six ans, j’étais tombé sur Granville en Coupe de France contre Marseille et j’avais été en tribune à 50 minutes du coup d’envoi, juste après la connerie du coach. J’étais 19ème et il y avait 18 joueurs de pris ce jour-là. Pour moi, c’est une revanche et une fierté de pouvoir amener le club de Bayeux comme ça, sur une image comme ça, face à un très grand club de France. C’est une immense fierté et une petite revanche en plus.
Ce match a une signification particulière pour vous ?
Je vais sûrement le vivre en tant que titulaire. Bon, je n’ai pas envie de m’avancer trop vite, mais j’ai joué tous les matchs titulaires à Bayeux. À Granville (N2), je jouais un peu moins. Donc là, c’est une saveur un peu plus particulière et on en profite un peu plus.
Il y a quelques années, vous deviez être convoqué pour un match face à l’OM avec Granville, mais à cause d’une erreur de l’entraîneur, vous vous êtes retrouvé en tribune. Comment avez-vous réussi à surmonter cette situation difficile et à rebondir dans votre carrière ?
J’étais un jeune joueur. Après, je ne jouais pas beaucoup avec le coach en National 2. Je pensais ne pas jouer, mais je ne pensais pas être en tribune. Je suis parti l’année d’après justement à Bayeux en N3 et je suis revenu à Granville, car ils avaient changé de coach. Là, j’ai eu un peu plus de temps de jeu en N2, mais ça a été dur à digérer, surtout devant toute la famille qui était en tribune. C’est vraiment le coup dur. Après, c’est le foot, c’est comme ça. Nous, c’est sur un match de Coupe de France, c’est le match de notre vie, d’autres, ça leur arrive sur des matchs de Ligue des champions… Le foot, à tout niveau, peut être cruel comme il peut être beau, comme là, ce qu’on va vivre.
Comment comptez-vous aborder le match contre l’OM avec votre équipe ?
On sait qu’il va falloir jouer à la perfection, qu’on soit à 110 %, 120 % de notre niveau max et que la chance de la Coupe de France nous réussisse. Après, si on réussit tout ça, on pourra les accrocher, je pense, et après, on ne sait jamais. Moi, je ne pars jamais sur le terrain en disant que je vais perdre, je déteste ça, mais ça va être très compliqué et il faudra tout faire à la perfection.
Bourg-en-Bresse a été lourdement battu par l’OM au tour précédent (6-0), mais avait tout de même livré une prestation intéressante. Allez-vous vous inspirer de cette équipe et de ce qu’ils ont montré pour aborder votre match contre Marseille ?
De toute façon, il faut jouer nos valeurs à fond. Il ne faut pas passer à côté de l’événement. Au contraire, même si on en prend plusieurs, il faut sortir du match en disant : nous, on a joué notre football, on a tout donné et voilà. Après, il n’y a aucun doute qu’ils sont meilleurs que nous, mais je pense qu’il faut montrer aux spectateurs, pour leur faire vivre un bon moment, qu’on va jouer au foot et qu’on ne va pas jouer que les duels, les longs ballons… On va essayer de jouer notre football. Après, Bourg-en-Bresse, on a regardé le résumé et ils ont eu pas mal d’occasions quand même. Sur les détails techniques et tactiques, l’OM a réussi à les crucifier, mais oui, je pense que le but, c’est de jouer notre football et de ne rien regretter.
Le mois de janvier est très surchargé pour l’OM avec quatre compétitions différentes, pour huit matchs, et vous commencez l’année 2026 par Marseille. Est-ce que vous croyez à un exploit sachant que l’OM a souvent connu des histoires très tragiques contre des clubs amateurs ?
On y pense. Je repense à Carquefou. Après, j’ai l’impression que cette année, ils sont vraiment costauds. En tout cas, ce que j’espère, c’est qu’on joue la grosse équipe, comme ça, au moins, on n’aura aucun regret. On aura eu le plaisir de jouer des internationaux et autres. Après, quand on voit leur programme, pour eux, c’est très compliqué de gérer tout ça. Quand on voit Bayeux dans le programme, pas sûr que ce soit la priorité d’aligner la grosse équipe pour eux. Mais oui, on y croit. Je ne partirai jamais d’un match en disant qu’on va le perdre. Ça va être très compliqué, mais on va y aller pour essayer de gagner et essayer de faire un exploit devant 20 000 personnes.
Ressentez-vous davantage de l’excitation ou de la peur avant ce match ?
Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir déjà vécu ça, mais je sais comment ça va se passer. Ils vont avoir une forte domination, ça va faire très mal, mais il faut essayer de les faire douter un minimum pendant au moins 20, 25 minutes à 0-0. Après, on ne sait jamais tout ce qui peut se passer. Un petit cafouillage, un ballon qui traîne dans la surface, sur un coup franc éloigné… On ne sait jamais, il faut toujours y croire. Après, voilà, il faudra mettre des valeurs supplémentaires qu’au tour d’avant, même si on a éliminé le SM Caen (N1), qui est très costaud. Mais là, pour battre une équipe comme ça, qui est une des meilleures équipes au monde maintenant, il va falloir mettre des valeurs supplémentaires, tactiquement, être très rigoureux, ne rien rater sur nos placements défensifs. Donc oui, ça va être très exigeant et j’espère qu’au moment du match, personne ne va se mettre trop de pression et passer à côté de son match.
Vous avez été buteur contre Caen lors du tour précédent. Vous imaginez-vous marquer contre l’OM et comment célébreriez-vous ce but ?
Je suis en train d’en rigoler avec mon frère, ma copine et tout. Je leur dis : je sens que je vais marquer, c’est tellement ma revanche que je vais marquer. Franchement, pour l’instant, je n’ai pas imaginé comment je pourrais le célébrer. Je leur ai dit que je courais trois tours de terrain sans m’arrêter et que l’arbitre me dirait : "Monsieur, il faut reprendre le jeu".









































