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·29 juin 2026
EXCLU - Maroc : "Un choix du cœur, un choix d'amour" les confessions d'Hakimi sur son choix de nationalité !

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·29 juin 2026

Dans la nuit de lundi à mardi, le Maroc s'apprête à disputer l'un des seizièmes de finale les plus attendus de cette Coupe du monde face aux Pays-Bas. Une affiche aux allures de miroir pour une sélection marocaine qui, depuis plusieurs années, s'est construite autour de talents nés loin du royaume.
Lors du premier match face au Brésil (1-1, le 12 juin), Mohamed Ouhabi avait ainsi aligné dix joueurs de champ nés hors des frontières marocaines. Un symbole fort, incarné mieux que quiconque par Achraf Hakimi. Né à Madrid et formé au Real, le latéral du PSG aurait pu choisir l'Espagne. Il a pourtant très tôt tranché en faveur du Maroc. Bien avant que la question des binationaux ne devienne un enjeu central pour la Fédération royale marocaine.
« Pour moi, c'est un choix du cœur, un choix d'amour », nous confie Hakimi lors d’un entretien au centre d’entraînement de la sélection marocaine. Une décision qui ne s'est jamais résumée à un calcul sportif. « Sans oublier l'importance de mes parents : je connaissais leur regard sur le sujet. Et surtout, c'est un feeling. J'ai toujours eu cet amour pour mon pays. »
Le défenseur de 27 ans raconte une identité façonnée dès l'enfance. « J'ai grandi avec cette culture ; à la maison, on m'a inculqué la culture arabe, la culture musulmane et la culture marocaine. Pour moi, c'était une évidence. Mon éducation a guidé mon choix. Je savais qui je voulais représenter, le Maroc et personne d'autre. »
Cette identité, Hakimi estime avoir contribué à la renforcer. Non pas seul, mais comme l'un des pionniers d'une génération qui a assumé publiquement son choix. Avant le mondial, Ayyoub Bouaddi a été le dernier en date, privilégiant les Lions de l’Atlas plutôt que les Bleus après la Coupe du monde. Tout comme Brahim Diaz en 2024.
« C'est vrai que, d'une certaine manière, mon choix a pu influencer d'autres joueurs », reconnaît-il. « Je me souviens qu'après moi, Hakim Ziyech a opté pour le Maroc plutôt que les Pays-Bas. Quand des joueurs comme nous choisissent le pays de leurs parents, plutôt que leur pays de naissance, et que tout se passe bien tout en continuant à évoluer en Europe, cela facilite les choses pour les nouvelles générations. »
Le message envoyé est clair : choisir une sélection africaine n'empêche plus de viser les sommets. « Elles se rendent compte qu'il est possible de faire ce choix tout en restant performant au plus haut niveau. Avec d'autres joueurs, on a ouvert la voie aux jeunes talents », lâche-t-il alors que sa sélection a atteint les demi-finales lors du dernier mondial et la finale de la dernière CAN.
Le parcours des Lions de l'Atlas dans cette Coupe du monde illustre parfaitement cette nouvelle réalité. Séduisant et solide lors du premier tour, le Maroc a d'abord tenu tête à la Seleçao (1-1), avant de dominer l'Écosse (1-0) puis Haïti (4-2). Lors de la première rencontre, ils étaient d’ailleurs dix joueurs de champ à être né en dehors des frontières du pays qu’ils représentent.
Aujourd'hui, Hakimi observe avec satisfaction l'émergence de cette nouvelle génération de binationaux. « Je suis très heureux de voir cette nouvelle génération choisir le Maroc. C'est très positif pour l'évolution de l'équipe nationale et du pays. Cela montre que nous faisons les choses dans le bon sens et que nous avançons dans la bonne direction. »
À titre personnel, le Parisien refuse toutefois de s'ériger en modèle unique. Pour lui, d'autres ont montré la voie bien avant lui. « Je me souviens de grands joueurs comme Samuel Eto’o (Cameroun), Didier Drogba (Côte d’Ivoire) ou encore Emmanuel Adebayor (Togo). Ils ont tous évolué dans de grands clubs tout en représentant une sélection africaine. Pour nous, ces joueurs sont des exemples. »
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