OnzeMondial
·22 mai 2026
EXCLU ONZE MONDIAL – Youssef Salimi : "Je vois une victoire 2-1 ou 3-1 pour Nice en finale de Coupe de France face à Lens"

In partnership with
Yahoo sportsOnzeMondial
·22 mai 2026

Buteur lors du sacre niçois de 1997, Youssef Salimi analyse pour nous, au cours d’un entretien visio d’une vingtaine de minutes, la finale de Coupe de France entre l'OGC Nice et Lens, prévue ce vendredi 22 mai au Stade de France.
Le 10 mai 1997, il trompait la vigilance de la défense guingampaise au Parc des Princes, offrant au peuple niçois son dernier couronnement en Coupe de France. Aujourd’hui formateur reconnu après avoir parcouru le monde, de l’Afrique au Vietnam, l'ancien défenseur international algérien n'a jamais coupé le cordon avec son club de cœur et vit toujours à Nice. À l'approche de la finale contre Lens le vendredi 22 mai prochain, Youssef Salimi s'est confié sur ses souvenirs, la méforme actuelle du Gym en championnat et son espoir de voir Elye Wahi lui succéder dans l'histoire.
Youssef, vous êtes un pur produit de la formation niçoise et vous y avez passé l'essentiel de votre carrière. Que représente l'OGC Nice pour vous aujourd'hui ?
Youssef Salimi : Ce club représente tout. C’est ici que j’ai été formé dès l’âge de 14 ans. À l’époque, j’avais des propositions de Monaco ou de Marseille, mais j’ai choisi Nice et je ne l’ai jamais regretté. J’y ai passé neuf ans chez les professionnels. Même si je ne suis pas originaire de la région, j’y suis tellement enraciné que j'ai choisi d’y revenir vivre. Je dois tout à ce club.
Le point d'orgue de votre aventure reste cette finale de 1997 contre Guingamp, où vous marquez le seul but niçois avant la victoire aux tirs au but. Quels souvenirs gardez-vous de cette soirée ?
Youssef Salimi : C’était un moment hors du temps. Je me souviens de l’arrivée au stade, cette marée rouge et noir... C'est une émotion que je souhaite à tous les joueurs actuels. Mon but arrive à la 20ème minute sur un corner : le ballon est remis dans le paquet par Olivier Fugen et je coupe la trajectoire pour le dévier au fond. Sur le coup, on gère la pression, mais c’est avec le temps qu’on réalise l’impact. Trente ans après, des gens me croisent à Nice et viennent encore me voir pour me parler de la finale, alors qu’ils avaient huit ou dix ans à l’époque. C’est ça, marquer l’histoire d’un club.
Justement, l’histoire bégaie. Nice vient de se qualifier pour la finale grâce à un doublé d’Elye Wahi contre Strasbourg (0-2). Quel regard portez-vous sur cette équipe et sur son nouvel attaquant vedette ?
Youssef Salimi : J'étais en déplacement en Italie lors de la demi-finale, mais j'ai suivi ça de près. Ce que fait Elye Wahi en ce moment est magnifique. Il arrive et il devient ce leader d'attaque dont le groupe avait besoin. En marquant ce doublé en demi-finale de Coupe de France, puis cette Panenka pleine de sang-froid contre l’OM au Vélodrome en championnat, il montre qu'il est fort mentalement. Dans une période où l'équipe doute, avoir un tel déclic individuel peut transcender tout un collectif. J'espère vraiment qu'il sera le buteur qui ramènera la coupe à la maison.
Pourtant, le contraste est saisissant : Nice est aux portes de la zone de relégation alors qu'ils visaient la Ligue des Champions en début de saison. Comment expliquez-vous cette chute ?
Youssef Salimi : C’est difficile à analyser de l’extérieur. Passer d'une quatrième place la saison dernière à une lutte pour le maintien cette saison, avec quasiment le même effectif, c'est souvent psychologique le problème. Le traumatisme de l'élimination en barrages de la Ligue des Champions a sans doute pesé. Quand la machine s'enraye, on prend un but et on se regarde sans comprendre. Mais la finale de la Coupe de France prouve que le talent est là. Le changement d'entraîneur avec l'arrivée de Claude Puel apporte aussi une expérience nécessaire. Il connaît bien la maison et je sens qu'il se passe quelque chose de positif dans le vestiaire pour cette fin de saison.
Certaines critiques pointent du doigt les mauvais résultats européens du club ces dernières années et s'inquiètent d'une nouvelle qualification via la Coupe. Que leur répondez-vous ?
Youssef Salimi : La priorité absolue aujourd'hui, c'est le maintien et ce trophée. Chaque chose en son temps. On fera le bilan de la saison et de la politique sportive plus tard. Gagner la Coupe de France, c'est redynamiser tout un public et un club. Nice est devenu un très grand club par ses infrastructures et sa gestion, grâce notamment au travail du président Jean-Pierre Rivère. On ne peut pas tout remettre en cause sur une saison difficile.
Comment voyez-vous cette finale face à Lens, qui réalise une saison exceptionnelle au sommet de la Ligue 1 ?
Youssef Salimi : Lens est une équipe impressionnante, mais sur un match, tout est possible. Nice n'a rien à leur envier en termes de talent pur. Une finale, ça se joue au mental, sur des détails. Je serai bien évidemment au Stade de France le 22 mai avec mes enfants. J'ai hâte de vivre ça et, je l'espère, de pouvoir retoucher le trophée après le match !
Quel est votre pronostic pour ce choc au sommet ?
Youssef Salimi : Je ne vois pas un match fermé ou un 0-0 ennuyeux. Il va y avoir de l'engagement et des buts. Je vois une victoire 2-1 ou 3-1 pour Nice en finale de Coupe de France face à Lens. Ce groupe mérite de finir sur une note historique.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.
Direct


Direct





































