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·11 janvier 2026

FC Barcelone - Real Madrid : un Clásico électrique pour le premier titre de 2026

Image de l'article :FC Barcelone - Real Madrid : un Clásico électrique pour le premier titre de 2026

Le King Abdullah Sports City de Djeddah s'apprête à vivre une soirée électrique. Pour la troisième année consécutive, la finale de la Supercoupe d’Espagne offre aux amateurs de football l'affiche ultime : un Clásico pour décider du premier trophée de l'année civile. Si l'histoire récente est partagée, avec une victoire pour chaque camp lors des deux dernières éditions, le contexte de ce dimanche 11 janvier 2026 est bien différent.

Le Real Madrid, qualifié au courage face à l'Atlético (2-1), avance sur un fil face à un FC Barcelone qui semble intouchable, fort de sa démonstration contre l'Athletic Club (5-0). Pour Xabi Alonso, sorti vivant d'un mois de décembre infernal, cette finale a des allures de quitte ou double.


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  1. À lire aussi : Le Real Madrid excédé par le comportement de Simeone lors du derbi !

Kylian Mbappé, le pari fou d'un effectif décimé

C’est la nouvelle qui a secoué la conférence de presse d’après-match jeudi soir et qui monopolise les conversations en Arabie saoudite : Kylian Mbappé est bien là. Arrivé vendredi à Djeddah, le meilleur buteur du Real Madrid a rejoint le groupe après une course contre la montre pour soigner sa blessure. Son retour tombe à point nommé et pourrait changer la physionomie psychologique de la rencontre.

Xabi Alonso a confirmé que le capitaine des Bleus avait bien récupéré et était apte à jouer. Reste une question majeure : débutera-t-il la rencontre ou sera-t-il utilisé comme une arme de destruction massive en sortie de banc ? Sa vitesse et sa capacité à punir la profondeur seront, quoi qu'il arrive, des atouts vitaux face à la ligne haute du Barça.

Cependant, l'euphorie du retour du numéro 9 est tempérée par une réalité médicale inquiétante. La victoire face à l'Atlético a laissé des traces physiques considérables. Rodrygo Goes, pourtant étincelant et buteur en demi-finale, et Antonio Rüdiger, le patron de la défense, ont terminé la rencontre touchés au genou.

Selon les dernières informations, leur présence est très confirmée. Cette situation oblige le staff technique à un véritable casse-tête tactique, notamment en charnière centrale. Sans David Alaba, sans Eder Militão, et avec un Rüdiger diminué, Xabi Alonso pourrait devoir bricoler une défense inédite dans le match le plus important de ce début d'année. L'option Aurélien Tchouaméni en défense centrale, voire le jeune Raúl Asencio (lui aussi sorti par précaution jeudi), seront probablement les clés de la survie madrilène.

Le FC Barcelone, une machine de guerre lancée à pleine vitesse

Si le Real Madrid doit composer avec ses doutes et ses blessés, son adversaire arrive avec des certitudes effrayantes. Le Barça de Hansi Flick marche sur l'eau et les chiffres parlent d'eux-mêmes : les Catalans restent sur une série impressionnante de neuf victoires consécutives toutes compétitions confondues.

Plus effrayant encore pour les attaquants du Real Madrid, la défense barcelonaise a gardé sa cage inviolée lors des cinq dernières rencontres. Leader de la Liga avec une avance confortable de 4 points sur son rival du jour, le club blaugrana affiche une confiance inébranlable, portée par un jeu collectif huilé et une condition physique optimale.

Tactiquement, le déséquilibre semble pencher en faveur des Catalans. Capables d'imposer un pressing asphyxiant et de conserver le ballon (comme vu lors du 5-0 contre Bilbao), les hommes de Flick maîtrisent leur sujet. Le danger viendra de partout : de la finition clinique de Robert Lewandowski, de la créativité de Dani Olmo entre les lignes, mais surtout de la fougue de Lamine Yamal, capable de dynamiter n'importe quelle défense sur un appui.

Contrairement aux Madrilènes qui ont dû batailler ferme et puiser dans leurs réserves face à l'Atlético, les Blaugranas arrivent frais, reposés et sûrs de leur force. Pour espérer l'emporter, le Real Madrid devra casser ce rythme, accepter de souffrir sans le ballon et faire preuve d'un réalisme glacial en transition.

Fede Valverde et l'orgueil du champion pour inverser la tendance

Pour contrer cette dynamique adverse et faire mentir les pronostics, le Real Madrid s'en remettra à ses valeurs historiques : la résilience et le talent individuel. Dans ce domaine, un homme incarne la révolte attendue : Federico Valverde. Auteur de l'ouverture du score dès la 2e minute et d'une passe décisive magistrale pour Rodrygo lors du derbi, l'Uruguayen a retrouvé son meilleur niveau au moment idéal.

Son volume de jeu, sa capacité à casser les lignes par la course et son leadership seront vitaux, qu'il soit aligné au milieu de terrain pour harceler les créateurs barcelonais ou qu'il doive dépanner au poste de latéral droit pour bloquer son couloir. Xabi Alonso compte sur ce regain de forme, symbolisé aussi par la victoire contre le Betis (5-1) en début d'année, pour galvaniser un groupe qui sait souffrir. Le technicien basque sait que son équipe est capable de sursauts d'orgueil irrationnels.

Vinícius Jr, un peu plus discret en seconde période face aux Colchoneros, aura à cœur de briller dans son duel favori face à la défense catalane. Le Brésilien, souvent décisif dans les Clásicos, devra porter l'attaque sur ses épaules si Rodrygo venait à manquer à l'appel. Il ne faut pas s'y tromper : si la logique sportive favorise le Barça, l'histoire de la Supercoupe et l'ADN du Real Madrid suggèrent que ce match ne se jouera pas seulement sur la tactique, mais sur le mental.

Après la lourde défaite en finale l'an passé (4-1), le Real Madrid a une revanche à prendre. Gagner ce soir, c'est envoyer un message : malgré les blessures, malgré les critiques et malgré la forme du rival, le Real Madrid reste le roi de la jungle quand un trophée est posé sur la table.

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