FC Nantes : « On sera l’équipe à abattre » en Ligue 2, lance Saidou Sow | OneFootball

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·13 août 2026

FC Nantes : « On sera l’équipe à abattre » en Ligue 2, lance Saidou Sow

Image de l'article :FC Nantes : « On sera l’équipe à abattre » en Ligue 2, lance Saidou Sow

De retour au FC Nantes pour participer à l’opération remontée en Ligue 1, Saïdou Sow s’est exprimé en conférence de presse avant le déplacement à Laval, vendredi. Physiquement prêt et déterminé à assumer le statut de favori, le défenseur central de 24 ans est impatient de fouler les terrains.

Ses retrouvailles avec le FC Nantes et la forme physique

« Je suis très content ! L’effectif a beaucoup changé, mais je retrouve des visages que je connaissais d’avant. Mis à part ça, franchement, c’est toujours le même club, avec les mêmes infrastructures. Je suis bien. Je pense que j’ai assez travaillé, ce n’est pas comme si j’étais en vacances. J’ai couru pendant deux mois, j’ai fait une bonne prépa, et en arrivant ici on m’a encore bien regonflé. À Strasbourg, j’étais avec le groupe pro et parfois j’allais avec la réserve, mais même avec la réserve on avait le programme des pros à suivre. Donc là, je suis prêt à jouer un match de Ligue 2 aujourd’hui. »


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Retour de blessure et le sentiment de revanche

« Revenir ici c’est aussi l’occasion de mieux finir les choses, par rapport à la blessure sur mon premier passage. C’est une année très importante qui arrive. Je connais un peu le championnat, je sais que c’est difficile, par rapport à mon passage à Clermont. La saison dernière, c’était un peu compliqué au début. Après 9 ou 10 mois d’arrêt, quand tu reprends le foot, c’est un gros choc. Mais au fil des matchs et du temps, je me sentais de mieux en mieux.

À l’heure actuelle, je suis au top. Le plus dur à récupérer, ce sont surtout les repères. Quand tu es à l’arrêt, ton cerveau se met en mode repos et sécurité, donc la reprise crée un choc. Il te faut au moins trois ou quatre matchs pour te sentir mieux dans la tête. Et physiquement, malgré toutes les préparations que tu peux faire, rien ne vaut un vrai match de foot.

Je ne suis ni le premier, ni le dernier à me blesser. Le plus important, c’est la façon dont tu gères ta blessure et l’après-blessure. En étant blessé, tu apprends encore mieux à devenir un vrai athlète professionnel parce que tu mets des routines en place. Je pense que ça te provoque un déclic. »

L’exigence de la Ligue 2 et le statut du FC Nantes

« Je trouve que c’est un championnat très difficile. Il faut aborder tous les matchs avec l’envie de gagner, vraiment à 100 %, et montrer qu’on est supérieurs. Tout va se jouer sur ce début de championnat. Venir à La Beaujoire pour jouer contre le FC Nantes, pour certains c’est un plaisir, c’est un honneur, c’est un rêve qui se réalise. On sera un peu l’équipe à abattre. Mais on est conscients de ça et on a les épaules pour y faire face.

Quand je suis descendu avec Saint-Etienne, les six premiers mois avaient été très difficiles parce que la descente fait un choc. Se retrouver en Ligue 2 avec des matchs différents de la Ligue 1, si tu n’es pas prêt mentalement, c’est très dur. En première partie de saison, on avait fini 16e ou 18e, mais sur la deuxième partie on avait compris et ça a déroulé. Le plus important, c’est d’être prêt mentalement. La Ligue 2 est un championnat plus physique, contrairement à la Ligue 1 qui est surtout tactique — même si elle est physique aussi. Ce sont deux stéréotypes de jeu vraiment différents.

Mentalement, on est prêts. Le coach et le staff nous ont inculqué cette mentalité. On a davantage conscience des choses et on sait qu’il ne faut pas refaire les mêmes erreurs. À Saint-Étienne, le déclic s’est produit quand on s’est dit qu’on n’avait plus rien à perdre et qu’on ne pouvait pas infliger ça au club. On s’est mis à travailler beaucoup plus et à rentrer dans les matchs avec l’intention de ne pas décevoir et de montrer qu’on était là. »

Son intégration au sein du vestiaire des Canaris

« Il y a beaucoup de joueurs que je connais ! Mathieu Cafaro, Lucas Perrin que j’ai connu à Strasbourg avec (Frédéric) Guilbert et (Ibrahima) Sissoko, et puis des joueurs que j’ai croisés lors de mon premier passage à Nantes comme Herba Guirassy. J’ai un pue l’impression de revenir à la maison. Je vais apporter mes qualités, mon expérience de la Ligue 2. En ce qui concerne le système du coach, je me sens bien dedans. À Clermont on jouait à trois, à Strasbourg on jouait à trois, et même lors de mon premier passage à Nantes on jouait parfois à trois derrière. Je me sens bien un peu partout dans l’axe, mais si je devais choisir, je préfère le poste d’axe droit. »

Une pression à dompter

« Il faut faire avec. Les supporters ont raison d’être exigeants et nous en avons conscience. Il faut répondre à leurs attentes, tout simplement, sans se laisser submerger. On vient sur le terrain pour jouer, prendre du plaisir, gagner et rendre fiers les supporters. C’est une atmosphère assez similaire à celle de Saint-Étienne. Passer de la Ligue 1 à la Ligue 2 ce ne sera pas facile dès le début, mais les joueurs feront leur maximum pour faire rêver cette ville. Il faut que les supporters nous fassent confiance. »

La volonté de rebondir contre Laval

« La défaite contre le Red Star ne nous abat pas : c’est le premier match d’une longue série. On sait que le match à venir est un tournant, il faut aller là-bas et gagner, il n’y a pas le choix. Le début de championnat est le moment le plus important pour imposer notre rythme, montrer notre identité de jeu et faire comprendre qu’on est le FC Nantes et qu’on est là pour remonter. Ce que je veux apporter, ce sont mes qualités et mon expérience de la Ligue 2. Je viens avec l’état d’esprit d’aider l’équipe au maximum. »

Crédits photo : Johnny Fidelin/Icon Sport

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