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·3 mai 2026
FCM-ASM : les tops, les flops

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·3 mai 2026

Est-il possible d’introduire la notion de victoire immonde, d’affreuse réussite de rageante satisfaction, manier l’oxymore tel Rodrigue s’adressant à Don Fernand dans le Cid, et ne pas être trop à côté de la plaque même vérace à décrire le triste spectacle victorieux (c’est la dernière promis) dont Saint Symphorien fut le théâtre d’une soirée tragi-comique. L’ASM s’impose dans la plus grande des douleurs et les ultimes minutes de la rencontre à Metz (1-2). Après un premier acte sans aucun relief marqué des deux côtés par les fautes techniques, le FC Metz, 16 points au compteur à la J32, l’une des pires défenses d’Europe chez elle, nous trompait au retour des vestiaires (49′,Deminguet, 1-0) et nous emmenait en vacances forcées dans la loose. Quelques changements archi-nécessaires plus tard, les asémistes recollaient au score par Balogun (61′) et nous délivraient enfin du mal à la 91′ par Fati concluant une très belle action en trio. Mais la demi-heure pile qui sépare nos deux réalisations fut celle d’une désorganisation totale, celle aussi d’une domination messine nette qui faisait de nos adversaires de légitimes prétendants à une victoire qu’ils méritaient de glaner. Il n’en fut rien : 3 points pour nous, du déchet, des copies.
M.Akliouche
Une activité à nouveau à chaudement féliciter, lui qui pourrait d’ores et déjà se planquer derrière le statut qu’il a acquis et se contenter d’un service minimum. Notre international français a débauché toute l’énergie de son grand coffre pour sans cesse proposer, provoquer, décrocher, compenser. Une nouvelle fois à la pêche dans le registre du finisseur, ce petit 1/10ème qui le sépare encore de la cour des grands, il a pourtant été décisif pour Balogun à la passe dans la surface à la 61′ (1-1) et dans le relai avec C.Henrique à la 91′ qui s’en ira trouver Fati qui s’en ira trouver 3 points (1-2). On peut compter sur lui pour taquiner du dogue dans une semaine !
C.Mawissa
Claire montée en puissance palpable pour notre recrue de l’an dernier, 21 ans à peine, encore prospect, trop souvent blessé mais quel profil ! Définitivement plus axial que latéral, C.Mawissa semble parfait pour la défense à trois. A la fois ultra puissant sur le porteur, ultra rapide dans la couverture et tranchant dans ses interventions, il porte aussi le ballon et se dirige volontairement vers l’avant. Ce registre de football total qu’on aime des intentions de Poco (en général pas du tout celle d’hier) et qui s’incarne bien en lui. Ca ne bouge pas de Monaco cet été et ca prend une place de titulaire indéboulonnable l’an prochain !
Les entrants (pas tous)
Avec Coulibaly, Bamba et Fati entrés à la 58′ voilà un turn-over que l’on va juger tant évident que salvateur et certainement pas en féliciter l’auteur pour s’être planté dans sa compo de départ et son changement à suivre (dont on reparle plus bas). Bamba a amené de la vitesse, Coulibaly un peu de puissance et Fati les trois points à la 91′. C.Henrique, de retour parmi nous et entré à la 84′, s’est aussi montré décisif à la passe au terme d’un très bel échange avec M.Akliouche. On devrait donc logiquement avoir des indications sur qui doit démarrer notre prochaine rencontre. Du moins on l’espère.
L.Camara
Aux abonnés absents depuis notre déconvenue du PFC, le sénégalais serait-il grisé par l’appel du large ? Pas au point de s’en foutre car ce n’est pas dans la mentalité du joueur mais davantage de baisser de pied comme cela peut arriver alors que semble sonner le terme prochain de son aventure monégasque. Quoiqu’il advienne L.Camara était bel et bien absent hier soir, transparent d’un bout à l’autre de son temps de jeu et même fautif sur l’ouverture du score adverse pour un reflexe tardif et un marquage fantoche lui empêchant d’entrer réellement au contact du buteur (Deminguet 49′). Abonné aux grands soirs, on attend son retour face à Lille la semaine prochaine !
P. Pogba
Il n’y en avait que pour lui hier dans la bouche des journalistes, commentateurs et chroniqueurs, le moindre de ses mouvements était ouvertement disséqué dans une vaine tentative de réhabilitation des lumières qu’il projetait jadis sur les plus grandes pelouses d’Europe, désormais éteintes. 3 ans après sa dernière titularisation, une condamnation pour dopage et une affaire pénale à la cruauté froide dont il fut la victime, celui qui se présentait avec l’aisance de facade qui le caractérise n’est malheureusement plus Paul Pogba. Incapable de sauter pour jouer un duel aérien, incapable de prendre une course à haute intensité, incapable de changer de rythme, condamné à remiser en zone ultra restreinte à bénéficier des efforts des autres, bref inapte aux prérequis de la L1. Sauf à le lancer, comme ce fut le cas, dans des matchs au score déjà acquis, sa titularisation était une belle erreur hier. Celle avant tout de ceux qui ont monté et vendu ce projet bancal sans le compenser d’une recrue supplémentaire au milieu de terrain. Celle de son coach aussi (et c’est à suivre). Un projet conçu par des footix pour des footix, les amateurs eux, sont juste tristes d’assister à ça.
S.Pocognoli
En écho au flop précédent celui d’un coach qui commence à inquiéter par ces choix. Si notre bérézina hivernale plaçait notre technicien dans une impuissance structurelle à appliquer ses principes, tant l’infirmerie était pleine, il n’en n’est désormais rien. Le belge est en mesure aujourd’hui de choisir, disposant d’hommes et donc d’options pour, par exemple, nous ramener trois points chez le dernier de L1. Si le résultat escompté fut finalement obtenu, le scénario de cette « réussite » évoque quant à lui des positions très critiquables.
Celle de la titularisation de Pogba pour commencer. Un technicien de ce niveau là sait pertinemment que son joueur n’est pas en mesure de disputer une rencontre de L1 mais il cède à cette quasi-obligation de l’aligner puisque l’on joue chez le dernier. Mais jouer à 10 pendant 58 minutes, même chez le dernier, c’est finir par constater que ce même dernier mène 1-0 alors qu’on se décide enfin aux changements. A quoi sert-on ? A faire plaisir aux supporters adverses qui applaudissent l’ancienne gloire ou à jouer encore l’Europe en cette fin de saison et, en conséquence, aligner les joueurs aptes ?
Celle de la désorganisation massive causée par l’entrée de Biereth à la 74′ ensuite. Tentation absconse vécue à Brest, entre autres, que celle d’empiler les offensifs en se disant que le nombre l’emportera. Lourde erreur aux conséquences immédiates. Outre que Biereth est porté disparu, le match ne nécessitait en rien l’adjonction d’une seconde pointe mais bel et bien de maintenir des joueurs de lien dans l’entre-jeu. Le résultat : une équipe coupée en deux, des lignes qui se distendent et un entre-jeu justement que l’adversaire gagne pour nous flanquer la foudre pendant un quart d’heure multipliant les occasions nettes et méritant finalement de l’emporter. Ca suffit les conneries !
Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport








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