FIFA : « Ce projet ne doit pas aboutir », la sortie incendiaire d'un proche français d'Infantino | OneFootball

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·31 juillet 2026

FIFA : « Ce projet ne doit pas aboutir », la sortie incendiaire d'un proche français d'Infantino

Image de l'article :FIFA : « Ce projet ne doit pas aboutir », la sortie incendiaire d'un proche français d'Infantino

Le projet de privatisation de la Coupe du monde continue de faire vaciller Gianni Infantino. Après les confédérations, c'est désormais son propre état-major qui se rebelle : une démission fracassante et la charge d'un haut responsable français ébranlent la FIFA de l'intérieur.

La contestation a franchi un nouveau cap, et cette fois, elle vient du cœur du réacteur. En début de semaine, le Times a révélé le projet de Gianni Infantino prévoyant la création d'une société, la FIFA Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer les activités commerciales de la FIFA (diffusion, sponsoring, billetterie) et événementielles, dont la Coupe du monde. Son idée : céder jusqu'à 20 % de cette structure à des investisseurs privés pour lever 4,2 milliards de dollars. Mais après la fronde des confédérations et autres acteurs du monde du football, ce sont désormais des hauts responsables de l'instance qui montent au créneau. Un séisme interne pour Gianni Infantino.


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Le premier, Carlos Cordeiro, conseiller d'Infantino et représentant de la FIFA au sein du groupe de travail de la Maison Blanche pour le Mondial, a purement et simplement démissionné pour protester contre le projet, qu'il qualifie de « mauvaise affaire pour le football ». Mais c'est surtout la sortie du second qui fait grand bruit, car elle émane d'un fidèle de longue date. Ce vendredi, Kevin Lamour, Français et directeur des opérations de la FIFA, a affirmé dans un communiqué transmis à Associated Press que le personnel avait été « trompé » par le manque de transparence d'Infantino, estimant que les employés « méritent mieux que le mépris et l'intimidation ».

« Le projet d'une seule personne »

Les mots de Lamour, collaborateur d'Infantino de longue date à la FIFA comme à l'UEFA, sont d'une rare violence pour un cadre encore en poste. « Il s'agit du projet d'une seule personne », a-t-il tranché, avant d'appeler à la révolte : « Non seulement ce projet ne doit pas aboutir, mais le moment est venu pour les dirigeants politiques du football de se poser les bonnes questions et de prendre les bonnes décisions. » Le dirigeant français, qui n'a lui pas démissionné, assume pleinement de risquer sa place : « Si cela signifie que je perds mon emploi, qu'il en soit ainsi. Au moins, je dormirai bien cette nuit. »

Ces défections internes viennent noircir un tableau déjà très sombre pour Infantino. En quelques jours, l'UEFA et ses 55 nations ont voté un boycott, la Concacaf et ses 41 membres ont rejeté le projet, et la Confédération asiatique a exprimé sa « profonde préoccupation ». Officiellement, la FIFA assure qu'elle ne lancera le projet que si une majorité des 211 fédérations, c'est à dire 106, le soutiennent et si son Conseil approuve les modifications réglementaires nécessaires. Les fédérations ont jusqu'au 19 septembre pour se prononcer, un calendrier resserré qui s'explique aussi par l'échéance électorale à venir : Infantino remet son mandat en jeu en mars 2027, un scrutin dont il reste, pour l'heure, l'unique candidat déclaré. Reste à savoir combien de temps il pourra tenir face à une fronde qui gagne désormais jusqu'à ses plus proches lieutenants.

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