OnzeMondial
·7 août 2026
FIFA : l'Afrique fait bloc derrière Infantino, à rebours de l'UEFA

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·7 août 2026

Un soutien de poids dans la tempête. Alors que le monde du foot réclame sa tête, Gianni Infantino peut compter sur l'Afrique. Le comité exécutif de la CAF a réaffirmé ce jeudi son soutien « à l'unanimité » au président de la FIFA, illustrant la fracture qui traverse le football mondial.
Gianni Infantino n'est pas seul face à la fronde. Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé ce jeudi avoir « réaffirmé à l'unanimité son soutien » au président de la FIFA, très contesté depuis son projet avorté d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Une prise de position qui tranche radicalement avec celle de l'UEFA et de la Concacaf, lesquelles réclament au contraire son départ. De quoi rappeler que le dirigeant suisse conserve de solides appuis à travers le monde.
Chaque confédération s'est en effet prononcée ces derniers jours sur ce fameux projet, plusieurs d'entre elles pressant Infantino d'y renoncer. C'est désormais chose faite, le président de la FIFA ayant présenté ses excuses mercredi. Un mea culpa « accueilli favorablement » par la CAF, selon son président Patrice Motsepe, cité dans le communiqué publié à l'issue de la réunion. La confédération y salue la mise à jour commune présentée par Infantino et le secrétaire général Mattias Grafström, tout en rappelant que « le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence est essentiel et non négociable ».
Ce ralliement africain est le bienvenu pour Infantino par les temps qui courent. Jamais il n'avait paru aussi affaibli et isolé. Ce dernier est malgré tout loin d'être à terre. La CAF a d'ailleurs profité de son communiqué pour remercier le dirigeant de son soutien au football africain au fil des années, ainsi que pour l'organisation « réussie » de la Coupe du monde 2026. Un satisfecit qui contraste avec les critiques acerbes venues d'Europe, où l'UEFA a maintenu sa menace de boycott, jugeant les excuses de la FIFA insuffisantes.
La séquence illustre surtout la profonde fracture qui traverse désormais le football mondial. D'un côté, une UEFA et une Concacaf offensives, décidées à pousser Infantino vers la sortie ; de l'autre, une Afrique et plusieurs fédérations qui font bloc derrière lui. Affaibli par la tournure des événements, le président de la FIFA avait organisé une réunion de crise mercredi au Maroc, boudée par certains cadres comme son numéro 3 Kevin Lamour. Mais avec le soutien réaffirmé de la CAF, il dispose d'un contrepoids de taille pour tenter de sauver sa présidence, à quelques mois d'une élection sous très haute tension.
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