OnzeMondial
·4 août 2026
FIFA : Le prince Ali de Jordanie accuse Gianni Infantino de chantage !

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·4 août 2026

La crise à la FIFA prend une tournure explosive. Le président de la Fédération jordanienne, frère du roi, a accusé publiquement l'instance et Gianni Infantino de « chantage », affirmant qu'on lui aurait promis de régler des dettes en échange de son soutien électoral. Une charge d'une rare violence.
Voilà une accusation qui fait l'effet d'une bombe. Le prince Ali Bin al-Hussein, président de la Fédération jordanienne de football (JFA) et frère du roi Abdullah II, a publié un message au vitriol sur les réseaux sociaux pour dénoncer le traitement réservé à son pays par la FIFA, entre impayés et pressions. Une sortie qui illustre l'ampleur de la crise interne traversée par l'instance depuis l'effondrement du projet d'Infantino de privatiser une partie des droits commerciaux du Mondial.
Dans son message, le prince énumère d'abord une série de griefs concrets liés à la première participation de la Jordanie à une Coupe du monde. Il évoque les difficultés rencontrées par ses supporters pour obtenir des visas pour les États-Unis, malgré des billets vendus selon lui à des prix « exorbitants », mais aussi une taxation par le gouvernement américain, via la FIFA, sur la participation de sa sélection. Il dénonce surtout des primes toujours pas versées à ses joueurs, notamment celles dues depuis décembre pour la Coupe arabe au Qatar, un comble alors que la FIFA « se vante du nombre de milliards qu'elle a en réserve ».
C'est la suite de son message qui constitue la charge la plus lourde. Selon le prince Ali, le véritable problème résiderait dans la direction de l'instance. « Pendant des mois, la FIFA a refusé de nous aider sur ces sujets, jusqu'à ce qu'on me fasse comprendre verbalement, pendant le Mondial, que si je soutenais Infantino, cela aiderait grandement notre fédération », écrit-il. Une manière, selon lui, de conditionner l'aide financière à un soutien électoral en vue de l'élection présidentielle de la FIFA. Le dirigeant jordanien rejette fermement cette approche : « Toute cette situation équivaut à du chantage, et nous refusons d'y céder », insistant sur les « valeurs éthiques » de son pays.
Cette sortie vient encore fragiliser Gianni Infantino, déjà cerné de toutes parts. Ancien candidat malheureux à la présidence de la FIFA en 2016, justement face à Infantino, le prince Ali n'est pas un opposant de la dernière heure. Mais son témoignage s'ajoute à une fronde qui ne cesse de grossir, après les voix critiques d'autres poids lourds de l'institution comme Arsène Wenger ou le secrétaire général Mattias Grafström, et le Français Kevin Lamour. Alors que l'étau se resserre autour de l'Italo-Suisse, les opposants et fédérations frondeuses n'ont désormais plus que jusqu'au 18 novembre pour officialiser une candidature alternative et tenter de bouter Infantino hors de la FIFA lors du prochain congrès électif.
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