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·4 septembre 2026

Fran García : « Si quelqu’un peut remettre de l’ordre dans le vestiaire, c’est Mourinho »

Image de l'article :Fran García : « Si quelqu’un peut remettre de l’ordre dans le vestiaire, c’est Mourinho »

Ce Real Betis - Real Madrid sera l'occasion de retrouver un visage familier. Après trois saisons passées à la Maison Blanche, Fran García s’en est allé cet été. Le canterano a rejoint le Real Betis pour 4 millions d’euros, mais le Real Madrid conservera 50% des droits du joueur en cas de future revente.

Dans cet entretien accordé à AS, l’ancien Madrilène revient sur les raisons de son départ, sur l’accueil chaleureux reçu à Séville ou encore sur les problèmes rencontrés dans le vestiaire madrilène la saison passée. Il évoque également ses anciens coéquipiers, entre Vinícius Júnior, Jude Bellingham et Isco, son nouveau capitaine au Betis.


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  1. À lire aussi : Le plan de Mourinho pour Yan Diomandé

Les réponses de Fran García à AS

Sur ses premières semaines au Betis : « Très bonnes. C’est vrai qu’on a passé la majeure partie du temps en présaison à l’extérieur et que la Liga vient tout juste de commencer, mais je suis très content. Le groupe m’a très bien accueilli dès le premier jour. »

Sur son adaptation rapide : « Je voulais quitter le Real Madrid pour avoir un rôle plus important. Au Betis, tout se passe très facilement : les coéquipiers, le staff, les gens du club… dès le premier instant, ils m’ont aidé à m’adapter à une nouvelle ville, il faut savoir que j’avais passé treize années d’affilée à Madrid, sans jamais en partir. »

Sur la difficulté de quitter le Real Madrid : « C’est le meilleur club du monde, mais la décision en elle-même était prise depuis la saison dernière. Là-bas, j’ai été heureux, j’ai joué, j’ai gagné des titres dont on rêve depuis tout petit… Mais j’avais besoin d’autre chose. Je ne suis pas quelqu’un de conformiste, j'exige beaucoup de moi-même. Je veux donner ma meilleure version, continuer à progresser, me battre pour être le premier choix. »

Sur la concurrence accrue au poste de latéral gauche au Real Madrid : « Je me sentais bien. Ils ont recruter Álvaro (Carreras) et j'ai terminé la saison en tant que titulaire. Quand Cucurella est arrivé, je me suis dis : on est quatre latéraux, je ne sais pas si je vais avoir ma place. Parce que Ferland (Mendy) est blessé mais il revient en fin d’année. Et en plus, ils ont dépensé cinquante millions pour l’un et soixante pour l’autre. Je comprends qu’ils veulent donner la priorité à ces joueurs. »

Sur l’affection reçue au Bernabéu : « Oui, c’est en tout cas ce que j’ai ressenti. D’ailleurs, le Real Madrid voulait conserver mes droits et détient la moitié de mon transfert. Là-bas, j’étais un joueur formé au club, puis j’ai passé trois années où j’ai joué plus de 100 matchs officiels, ce n’est pas rien. L’affection ? Le plus compliqué, c’est d’être le plus normal possible. J’ai toujours aimé être là quand un coéquipier en a besoin, quand tu peux lui tendre la main dans un mauvais moment, en lui parlant simplement ou en l’écoutant. »

Sur le message reçu d’Isco : « Oui. Je l’avais croisé quand je montais m’entraîner avec l’équipe première. Et aussi lors de la saison où j’ai débuté avec le Real Madrid. Il m’a écrit et m’a dit qu’il était là pour tout ce dont j’aurais besoin. »

Sur les joueurs qui l’ont le plus impressionné : « Je suis d’accord avec Marcelo. Aussi bien Isco que Rodrygo, que j’ai pu voir en équipe première comme au Castilla, sont ceux qui m’ont le plus impressionné. »

Sur le retour de José Mourinho au Real Madrid : « Je crois qu’il n’existait pas de meilleur remplaçant, c’est l’idéal. La saison dernière a été atypique, il y a eu trop de remous. Si quelqu’un peut recadrer le Real Madrid, le vestiaire, la relation avec les gens et surtout en s’appuyant sur les résultats, c’est bien Mourinho. »

🚨 Fran García : « José Mourinho est l’entraîneur IDÉAL au Real Madrid. Il y avait trop de tumulte la saison dernière. Si quelqu’un peut restaurer le vestiaire, la relation avec les supporters, obtenir des résultats et remettre le Real Madrid sur les rails, c’est Mourinho. »  Show more

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Sur la comparaison entre Pellegrini et Ancelotti : « Oui. Ce sont des entraîneurs qui te laissent jouer, qui gèrent bien le vestiaire, ce qui est je crois le plus important dans un club comme le Real Madrid, avec autant de stars mondiales. C’est là que se trouve la complication dans une équipe pareille. Et je crois qu’Ancelotti l’a très bien fait. Pellegrini a aussi ce talent pour ça. »

Sur Jude Bellingham : « L’année dernière était étrange au Real Madrid. Je crois que Jude s’est libéré au Mondial et a compris qu’il pouvait retrouver sa meilleure version. Pour moi, c’est même son meilleur moment au Real Madrid, encore meilleur que sa première saison. Pour moi, à ce niveau, c’est le meilleur milieu du monde. »

Sur la difficulté de défendre face à Vinícius Júnior : « Vinicius Jr fait toute la différence. C'est toujours difficile de le défendre en tant qu'adversaire. Il ne se cache jamais, il fait 20 millions de courses par match. Dès sa première année avec le Castilla, il était comme ça, c'est un gars qui court après jusqu'à ce que ça marche. Il n'abandonne jamais. »

Sur l’importance d’Isco pour le Betis : « Encore un joueur qui fait des différences. Quand il va bien, Isco fait sans aucun doute partie des meilleurs milieux de terrain d’Espagne. On espère tous qu’il retrouve ce niveau physique que ses pépins ne lui ont pas permis d’avoir. Je lui demande chaque jour comment il va et il me donne de bonnes sensations, il se sent de mieux en mieux. »

Sur l’arrivée de Cucurella à son poste au Real Madrid : « C’était tout naturel que Cucu signe au Real Madrid et prenne ma place. J’ai joué avec Cucu dans les équipes de jeunes d’Espagne. J’étais avec les plus âgés, je jouais ailier, donc on partageait l’aile gauche. J’espère qu’on jouera ensemble pour la sélection espagnole. »

Sur les retrouvailles avec Dani Ceballos au Betis : « C’est une immense joie, parce qu’il va nous apporter un vrai saut de qualité. Je suis content de retrouver un coéquipier qui vient faire de très belles et grandes choses. Dani revient dans l’équipe de sa vie et ça va lui donner la force d’apporter ce petit plus dont on a besoin en Ligue des champions. »

Sur le choix de son numéro 11 : « La vérité, c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de numéros disponibles. En plus, j’ai appris ensuite que c’était l’un des numéros qu’avait porté Rafael Gordillo, donc il n’y a peut-être pas de meilleur exemple ici. On aura aussi le temps de prendre le numéro 3, comme Rafa. »

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