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·17 juillet 2026
France-Angleterre : pourquoi la petite finale est-elle si décriée ?

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·17 juillet 2026

Ce samedi soir à Miami, la France et l’Angleterre s’affronteront pour la troisième place de la Coupe du Monde 2026, un jour avant la grande finale entre l’Espagne et l’Argentine. Un rendez-vous traditionnellement boudé par les observateurs comme par les acteurs eux-mêmes, qui relance chaque édition le même débat : ce match a-t-il encore un sens ?
« Personne n’a envie de jouer ce match. » La formule résume à elle seule le paradoxe de cette petite finale, prévue au Hard Rock Stadium à 23h (heure française). Comment demander à deux équipes, fraîchement éliminées du rêve qu’elles poursuivaient depuis des semaines, de se remobiliser pour un ultime match sans réelle portée sportive ? Didier Deschamps, abattu après la défaite face à l’Espagne (0-2), et Thomas Tuchel, tout aussi déçu après l’élimination des Three Lions contre l’Argentine (1-2), ont tous deux été interrogés sur la difficulté de remotiver leurs troupes pour ce genre d’affiche.
L’histoire récente illustre bien ce déséquilibre d’enjeu. Les grandes nations, favorites déchues, abordent généralement cette rencontre la tête ailleurs, tandis que les équipes surprises du tournoi, à l’image du Maroc ou de la Croatie en 2022, ont plutôt tendance à profiter de ce dernier match avec un enthousiasme intact, faute d’avoir déjà dépassé toutes leurs espérances.
Ce désamour n’est pas propre à la Coupe du Monde. L’UEFA a d’ailleurs tranché depuis longtemps : la dernière petite finale d’un Euro remonte à 1980, entre la Tchécoslovaquie et l’Italie. Depuis, la compétition continentale s’en passe totalement. Même logique du côté des compétitions de clubs : ni la Ligue des Champions, ni l’Europa League, ni la Ligue Conférence, ni même la Copa Libertadores en Amérique du Sud n’organisent de match pour la troisième place. Seules la Coupe d’Afrique des Nations et la Copa América perpétuent encore cette tradition à l’échelle continentale, aux côtés du Mondial.
Reste que cette rencontre conserve, malgré tout, une charge symbolique bien réelle cette année. Quel que soit le scénario samedi soir, ce sera le dernier match de Didier Deschamps à la tête des Bleus, après quatorze années passées sur le banc tricolore. Une sortie que l’histoire invite à ne pas négliger : en 1958 comme en 1986, la France avait justement su transformer ce genre de match sans couronne en moment de football sincère, décrochant à chaque fois la troisième place.
Entre Kylian Mbappé, meilleur buteur des Bleus sur ce tournoi, et Harry Kane, co-meilleur buteur anglais avec Jude Bellingham (6 buts chacun), l’affiche ne manque pourtant pas d’arguments sur le papier. À l’équipe de France, longtemps intraitable avant son coup d’arrêt espagnol, d’offrir à son sélectionneur sortant une dernière sortie par le haut, plutôt qu’un simple match de trop.







































