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·14 juin 2026
France - Sénégal : "Allez dire que Zidane est plus grand que Platini, les Français ne vont pas accepter" ... La sortie cash d'El-Hadji Diouf sur Mané

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·14 juin 2026

Alors que le Sénégal défiera la France mardi soir (21h) en premier match de la Coupe du monde, une légende des Lions de la Téranga a été interrogée sur la place de Sadio Mané dans le football sénégalais.
El-Hadji Diouf était bien évidemment l'un des acteurs du match entre la France et le Sénégal en 2002. Membre d'une équipe des Lions de la Téranga qui avait choqué le monde entier en venant à bout des champions du monde en titre à la surprise générale, il espère bien évidemment que le scénario se répètera vingt-quatre ans plus tard.
Véritable coqueluche des supporters des sénégalais à son époque, il a été interrogé sur Sadio Mané et la possibilité qu'il soit devenu plus grand que lui aux yeux de son peuple. Et visiblement, cette question a vite été tranchée de son côté. Pour lui, ce n'est pas le cas.
Un débat qui n'a pas lieu d'être selon lui : "Non, je ne dirais pas ça. Allez dire que Zidane est plus grand que Platini, les Français ne vont pas accepter. Sadio, c'est mon héritier. Et le sien arrivera. On est au coeur d'une chaîne. Jules Bocandé m'a décomplexé, j'ai décomplexé Sadio. Mais Sadio est un très grand monsieur. Avant la dernière CAN, je me suis pris la tête avec des anciens car on disait que je le défendais sans cesse. Et il m'a donné raison."
Un El-Hadji Diouf qui a ensuite clamé son amour pour son pays: "Au Sénégal, les vieux, les vieilles, les jeunes me disent toujours : "Il y a quatre personnes à qui on pardonnera tout dans notre vie, le président Abdoulaye Wade, Youssou N'Dour, El-Hadji Diouf et maintenant Sadio Mané." On est la crème de la crème. Je donne cet exemple à mes petits et je leur dis : "Soyez courageux, écrivez votre histoire et donnez tout à votre pays et votre pays vous le rendra.""
Pour lui, le maillot de la sélection est le plus important de sa carrière : "Évidemment. On amène le Sénégal en Coupe du monde, en finale de CAN (2002), que des premières. Et franchement, ça ne m'a pas surpris parce que ça a toujours été mon ambition. J'ai reçu mes deux trophées de Ballon d'Or (africain) en Afrique du Sud des mains de Nelson Mandela, qui m'a invité chez lui. Donc la chance, moi, je n'y crois pas. Il faut être méritant et après cette chance arrive."
Enfin, il a conclu : "Rien n'est impossible, même pour un enfant venu de nulle part. En commençant, je savais que le football allait m'ouvrir les portes qui m'ont été fermées ou qui ont été fermées pour mes ancêtres. Alors un jour, quand tu chantes l'hymne national pour un match d'ouverture de la Coupe du monde face à la France..."
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