Frédéric Garny : “Tous les deux mois, j’allais sur la tombe de Loulou lui faire un compte-rendu” | OneFootball

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·14 juin 2026

Frédéric Garny : “Tous les deux mois, j’allais sur la tombe de Loulou lui faire un compte-rendu”

Image de l'article :Frédéric Garny : “Tous les deux mois, j’allais sur la tombe de Loulou lui faire un compte-rendu”

Sur le départ du MHSC où il aura passé trois saisons en tant que joueur (1997-2000) et dix-huit en tant qu’entraîneur chez les jeunes (2008-2026), Frédéric Garny faisait un bilan chargé d’émotion et d’anecdotes de son aventure dans l’Hérault dans le programme de Bertrand Queneutte en ce début de semaine. Une longévité et un travail remarquables car improbables selon ses termes, dans le domaine de ce qui fait l’identité d’un club à part.

“Ma plus grande fierté elle est là, c’est que c’est improbable. J’arrive en 1997, je joue en Ligue 1, je reste trois ans. Une phrase de Loulou Nicollin qui me voit à la fin et qui me dit : “Fred, quand tu finis ta carrière, appelle-moi.” Et puis je bourlingue, je vais à Niort, je fais la montée en Ligue 1 avec Troyes, voilà je fais mon petit tour de France et puis j’arrive au bout… Je prends le téléphone et j’envoie un texto à Loulou. Je reviens dans la région, je finis à Sète. Il m’avait dit un jour : “Appelle-moi.”. Deux jours après, j’étais au Mas et il m’a demandé ce que je voulais faire. Je lui ai dit, moi j’ai eu deux entraîneurs qui m’ont donné beaucoup envie dans ma carrière après Montpellier, c’étaient Ángel Marcos (à Niort) et Jean-Marc Furlan qui m’ont donné vraiment la fibre. Il prend le téléphone, il appelle Serge Delmas et lui dit : “Écoute, mets Fred avec Ghis (ndlr : Ghislain Printant) et qu’il le forme pendant deux ans”. Et j’ai eu la chance encore une fois – parce qu’il faut avoir beaucoup de chance dans le football, il faut avoir de belles rencontres – et Ghislain Printant, pour apprendre ce métier-là, je ne pouvais pas mieux tomber.


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Crédits MHSC Foot

(il interpelle Benjamin Psaume)Benjamin tu connais bien Agde… On était dans la poule de National 2 à l’époque, et Agde ils jouaient le vendredi soir. Il me faisait partir le vendredi avec ma petite caméra, je devais filmer l’adversaire – parce qu’on avait les adversaires d’Agde – et je devais faire les montages au tout début. Quand vous commencez il y a vingt ans à faire des montages, vous êtes armé après. J’ai commencé comme ça et ce qui est marrant c’est que je disais toujours : moi je suis un Alsacien*, je n’ai rien à voir avec Montpellier Hérault au départ ; et je ne sais pas ce que Loulou a vu chez moi pour me dire “appelle-moi quand tu as fini ta carrière”... J’espère qu’il a vu un travailleur et ce qui va me manquer énormément, je le dis aujourd’hui parce que c’est fini, c’est que j’avais l’habitude tous les deux mois de prendre mon scooter et j’allais voir Loulou sur sa tombe. Parce que je suis à quinze minutes de la Grande-Motte. Et je lui faisais un état des lieux de mon équipe et tout, je disais “Ouais, en ce moment, euh là j’ai fait de la merde, là c’est bien… (…)”. J’espère qu’il m’entendait donc c’était marrant. Maintenant j’irai peut-être le voir pour autre chose mais c’était, comment dire, une bouffée d’oxygène tous les deux mois comme si j’avais ma réunion. Et je m’obligeais de prendre le scooter de temps en temps et de m’arrêter – j’étais à quinze minutes en scooter. C’est peut-être ce qui va me manquer le plus, lui faire un petit compte-rendu, tu vois. Voilà.”

*(Né à Mulhouse, Frédéric Garny y a également débuté et terminé sa carrière de joueur)

Twitter Bertrand Queneutte

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