Fulham-Chelsea : la folle histoire d'Alonso et Arbeloa, deux amis virés par le Real qui s'affrontent enfin | OneFootball

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·24 août 2026

Fulham-Chelsea : la folle histoire d'Alonso et Arbeloa, deux amis virés par le Real qui s'affrontent enfin

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Ils ont tout partagé : Liverpool, le Real, la Roja, les titres… et même un licenciement par Florentino Pérez la saison dernière. Ce lundi soir à Craven Cottage, Xabi Alonso et Álvaro Arbeloa s'affrontent pour la toute première fois de leur vie.

Il est des affiches qui dépassent le simple cadre sportif. Ce lundi soir, à Craven Cottage, le Chelsea de Xabi Alonso défie le Fulham d'Álvaro Arbeloa pour le compte de la première journée de Premier League. Derrière le duel londonien se cache l'une des amitiés les plus durables du football espagnol. Coéquipiers à Liverpool, au Real Madrid et en sélection, les deux hommes ont disputé 262 matchs ensemble et soulevé les plus grands trophées : deux Euros (2008, 2012) et la première Coupe du monde de l'histoire de l'Espagne (2010). Mieux : leurs carrières se suivent, et se ressemble presque à l'identique, depuis plus de vingt ans. Ce lundi, pour la toute première fois, ils se retrouveront dans deux camps opposés.


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Tout, dans leurs parcours, semble s'être écrit en miroir. Alonso débarque à Liverpool en août 2004, Arbeloa l'y rejoint en janvier 2007. Les deux hommes quittent Anfield pour le Real Madrid à quelques semaines d'intervalle, à l'été 2009. Une fois les crampons raccrochés en 2017, ils entament leur reconversion au même endroit et au même poste : à la tête des U13 de La Fábrica, le centre de formation madrilène. Alonso ouvre la voie, Arbeloa suit deux ans plus tard, comme un fil rouge qui ne s'est jamais rompu.

Des trajectoires qui n'en finissent plus de se croiser

La saison dernière a marqué l'apogée de cette étrange symétrie. Nommé entraîneur du Real après son doublé historique à Leverkusen, Alonso n'a tenu que jusqu'en janvier avant d'être démis par Florentino Pérez. Son remplaçant ? Álvaro Arbeloa, justement, promu depuis la Castilla. Le disciple prenait la place du maître, dans la douleur mais sans jamais rompre le lien. « Vous connaissez la relation qu'on a, tout ce que je ressens pour lui », confiait alors Arbeloa lors de sa première conférence de presse. Avant d'ajouter : « Notre amitié passe avant tout. » Un an plus tard, tous deux limogés par le Real, ils rebondissent en Premier League, Alonso à Chelsea en mai, Arbeloa à Fulham en juillet.

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Si leurs trajectoires se ressemblent, leurs personnalités, elles, s'opposent. Alonso, réservé et méthodique, dirige avec une rigueur tactique presque clinique, quitte à instaurer une distance avec ses stars. Arbeloa, lui, cultive le contact, flatte les ego et n'a jamais eu peur du conflit, au point de récolter un carton rouge dès un amical à Málaga cet été, entraînant ses joueurs au vestiaire dans la foulée. Surnommé « le Spartiate » pour son tempérament de guerrier, l'ancien latéral tranche avec la froideur de son ami. Deux écoles, deux styles, une même passion. Reste une question, presque touchante : un lien tissé pendant vingt ans, éprouvé par les remous du Bernabéu, résistera-t-il à 90 minutes de Premier League ? La poignée de main d'avant-match, à Craven Cottage, s'annonce en tout cas chaleureuse. Avant que l'amitié ne cède, le temps d'une soirée, à la rivalité.

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