Gérard Soler : “Lors de la marseillaise, je chercher à fixer quelqu’un dans la tribune pour le regarder, pour ne pas être pris par l’émotion” | OneFootball

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·14 août 2026

Gérard Soler : “Lors de la marseillaise, je chercher à fixer quelqu’un dans la tribune pour le regarder, pour ne pas être pris par l’émotion”

Image de l'article :Gérard Soler : “Lors de la marseillaise, je chercher à fixer quelqu’un dans la tribune pour le regarder, pour ne pas être pris par l’émotion”

Dans Le Podcast des Légendes, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux (1979-1982), Gérard Soler, s’est souvenu de sa première sélection en Equipe de France.

« Il y a toujours des listes qui sont envoyées au club. Je jouais en Equipe de France Espoirs déjà, j’y avais marqué pas mal de buts. Quand tu es en Espoirs, tu regardes les A… C’était en direct. Le sélectionneur donne sa liste, et dit qu’il prend un jeune, Gérard Soler… Tu ne réalises pas. Tu ne réalises que quand tu arrives là-bas, c’était au Camp des Loges. On était encore loin de Clairefontaine. Il y a un joueur que j’ai toujours adoré, et ce n’était pourtant pas un avant-centre, Georges Bereta. Quand je suis arrivé, la première personne sur qui je tombe, c’était lui. J’avais mon idole qui était en face de moi. Purée, ce n’est pas possible… Là, je rentrais dans la cour des grands. C’était le gratin avec nous ».

A at-il senti qu’il y avait un autre niveau avec l’Equipe de France ?


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« Oui. Là, tu te retrouves devant une quinzaine de journalistes au lieu d’un en club… Il fallait vraiment faire ses preuves en club d’abord pour arriver là. D’un seul coup, là, tu es dans un autre monde, tu es propulsé dans ce monde médiatique […] J’étais heureux de partager ça avec les gens que j’aime ».

Puis, il se souvint de sa première marseillaise contre la RDA.

« Je fixais quelqu’un. J’ai toujours été émotif. Quand je regarde un film qui me plait, à la fin j’ai ma petite larme qui peut arriver. Ma femme me dit qu’il n’y a que là que je peux pleurer (rires). Donc lors de la marseillaise, je chercher à fixer quelqu’un dans la tribune pour le regarder, pour ne pas être pris par l’émotion. L’émotion fait déjouer. Je l’ai fait à chaque fois, car dès que le premier couplet de la Marseillaise arrive, on est transcendés ».

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