« Gifle à l’histoire », « Symbole d’un mal profond », « Triste record pour la Serie A » : Como-Torino, le match de la honte du football italien ? | OneFootball

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·23 janvier 2026

« Gifle à l’histoire », « Symbole d’un mal profond », « Triste record pour la Serie A » : Como-Torino, le match de la honte du football italien ?

Image de l'article :« Gifle à l’histoire », « Symbole d’un mal profond », « Triste record pour la Serie A » : Como-Torino, le match de la honte du football italien ?

Comme le raconte La Stampa, à quelques semaines des barrages mondiaux de fin mars, le sélectionneur de l’Italie Gennaro Gattuso sillonne le pays pour observer ses joueurs et tenter de bâtir un avenir à la Nazionale. Pourtant, une affiche manquera volontairement à son agenda : Como–Torino. Non par désintérêt sportif, mais parce qu’il s’agit de la rencontre la plus « étrangère » de toute la Serie A, symbole d’un mal profond du football italien.

Como et Torino sont de véritables « équipes Babel ». Les Lombards comptent 24 joueurs étrangers dans leur effectif, les Grenats 27, avec seulement trois Italiens de chaque côté. Pire encore, ces deux clubs figurent dans le top 10 européen de ceux qui utilisent le moins de joueurs nationaux. Le Como entraîné par Cesc Fabregas affiche un chiffre hallucinant : 0 % de minutes disputées par des Italiens. En 21 matchs, seul Goldaniga est apparu… pendant une minute, en temps additionnel, un détail statistiquement insignifiant.


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Le Torino ne fait guère mieux avec 14 % de minutes italiennes, un chiffre comparable à celui de clubs anglais ou de formations comme Leverkusen et Marseille. Une véritable gifle pour l’histoire et la tradition granata, jadis fondée sur un fort noyau national. Ce Como–Toro pourrait d’ailleurs ne voir que deux Italiens sur le terrain, Paleari et Casadei, établissant un triste record pour la Serie A.

Cette situation est l’aboutissement logique de longues années de xenophilie, qui ont fait chuter la présence tricolore autour de 30 % dans le championnat. Fabregas l’a reconnu sans détour : « Entre un jeune Espagnol et un Italien, je prends toujours l’Italien… mais vous n’en avez pas. »

À Turin, la perte de Ricci, le possible départ de Biraghi et la rareté des titulaires italiens accentuent la crise identitaire. Le directeur sportif Petrachi souhaite désormais inverser la tendance, en misant sur les jeunes et en reconstruisant un noyau tricolore. Mais le chantier est immense. Avant de retrouver une âme, le Toro doit d’abord survivre à ce match délicat, miroir d’une crise qui dépasse largement les simples résultats sportifs.

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