Tribune Nantaise
·10 septembre 2026
HBC Nantes. Grégory Cojean « content de l’état d’esprit et du niveau » après la victoire face au Wisla Plock en Ligue des champions

In partnership with
Yahoo sportsTribune Nantaise
·10 septembre 2026

Déjà « sous pression », de son propre aveu, à la veille de la réception du Wisla Plock en Ligue des champions, Grégory Cojean a dû patienter jusqu’au buzzer… et même au-delà, pour enfin souffler, mercredi soir. Dans une H Arena en ébullition pour sa rentrée devant son public, le HBC Nantes a longuement souffert avant de s’imposer dans les ultimes secondes de la partie face à de tenaces Polonais (26-25). De quoi répondre, en partie, aux attentes fixées par le coach de 49 ans, en ouverture d’une exigeante C1 à 24 équipes .
« Comment avez-vous vécu cette entame de match difficile ? Comme l’a dit Nicolas, on a raté un ou deux shoots, on a forcé une action… Je trouve qu’on a manqué de coordination entre la base arrière sur les premières minutes. Après, c’était une première dans la H Arena, face à une défense hyper solide et agressive. Ils ont eu des réactions auxquelles on ne s’attendait pas parce qu’ils nous avaient joué différemment il y a deux semaines, donc on a été surpris. Si on avait marqué à 6 mètres, ça aurait détendu tout le monde, mais on sentait une forme de pression pour les joueurs sur le terrain pour ce premier match à domicile. En plus de ça, comme vous l’avez répété, il y avait pas mal d’enjeu ce soir, plus qu’en préparation.
« On a pris un petit bouillon, tout simplement » : Nicolas Tournat revient sur le début de match manqué du HBC Nantes face au Wisla Plock en Ligue des champions
Vous évoquez des surprises, quelles sont-elles ? On ne peut pas rentrer dans ces détails-là, ce sont des réactions défensives et des mouvement qu’ils font ou non selon les moments du match. Leur défense est rodée depuis des années et cela leur permet d’avoir des options différentes dans un même match ou d’un match à l’autre… Et là, effectivement, ils nous ont fait deux-trois petites sorties de joueurs auxquelles on ne s’attendait pas, on avait préparé autre chose donc on a été surpris dans les premières minutes. Après on s’est adaptés, mais ça reste une défense extrêmement perturbante : si vous regardez Plock depuis des années, c’est en grande partie grâce à leur défense qu’ils performent et qu’ils embêtent toutes les équipes d’Europe. Ce n’était pas un moment d’évaluation pour la qualité de notre jeu, parce que c’est une équipe qui casse le jeu adverse : il faut juste s’adapter, trouver des solutions et marquer plus de buts.
« Vous avez vu un match typique de ce que peut donner un Nantes-Plock » – Grégory Cojean, entraîneur du HBC Nantes
Le temps mort à 0-5 a été décisif… Quels ont été vos mots à ce moment-là ? Il n’y a pas eu beaucoup de mots, si ce n’est que j’ai changé l’équipe et annoncé un mouvement d’attaque. Il y a eu ce petit déclic mental de la nouvelle équipe qui rentre et qui revient dans le match. (…) Vous avez vu un match typique de ce que peut donner un Nantes-Plock : très peu de buts, du combat défensif, des arrêts de gardien et beaucoup d’intensité. C’est comme ça qu’ils jouent et qu’ils gagnent depuis des années, notamment dans le championnat polonais.
Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Tribune Nantaise (@tribunenantaise)
Vous aviez fixé cette date comme celle où l’équipe devait être prête. Vous avez la sensation d’un pari réussi ? Ce n’est pas un pari, c’est du travail. Il n’y a pas de pari, il y a de la programmation de contenu, du travail physique et tactique. Et en plus de ça, la particularité c’était que Plock a une défense très particulière. On a eu la chance de les jouer à Strasbourg pour voir un petit peu comment ils fonctionnaient, les identifier et les tâter sur l’aspect défensif. Finalement, c’était peut-être bien pour nous de les jouer il y a quinze jours pour mieux ressentir comment ils allaient défendre contre nous. C’est positif, mais il y a un match retour… et il y a aussi un match la semaine prochaine à Skopje qui va être comme le film « Voyage au bout de l’enfer » : on doit prendre trois avions pour y aller car c’est compliqué. Et une fois là-bas, j’espère qu’on va repartir avec une victoire, mais si on sort de la salle avec une victoire, ça va être chaud. Je suis content de cette première à domicile, de l’état d’esprit et du niveau, mais on ne va pas s’enflammer. »







































